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Archive for avril 2014

Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 30 Avril 2014

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Le Hamas met en péril l’accord de réconciliation.  Selon le ministre des Affaires étrangères du Hamas, Mahmoud Zahar, le Hamas présentera un candidat lors de prochaines élections présidentielles prévues dans 5 semaines. Le Hamas aurait aussi annoncé son intention de conserver ses liens avec son allié iranien. D’autre part, le Ministre Zahar, a répété son refus de reconnaitre Israel et d’intégrer les milices du Hamas aux forces de l’Autorité palestinienne.

Israël en France. Contrairement aux médias israéliens, la presse française considère aujourd’hui que les négociations entre Israéliens et Palestiniens ont échoué.  Il faut noter l’absence de traitement de ce sujet dans les journaux de 20h diffusés hier sur France 2, TF1 ou Arte ainsi que dans les matinales radios du jour.

« Proche – Orient la paix impossible » titre à sa Une Direct Matin. La faute à toutes les parties estime le quotidien gratuit mais surtout aux USA, qui ne sont pas parvenus à imposer leur leadership. Selon le spécialiste interrogé Fréderic Encel, il faudra attendre une nouvelle administration américaine pour relancer le processus de paix, sans craindre pour autant une 3 ème intifada compte tenu de la hausse du niveau de vie des Palestiniens en Cisjordanie.

Un constat d’échec imputé à Israel pour la plupart des quotidiens nationaux malgré l’accord conclu en pleine négociation avec une organisation terroriste qui aujourd’hui encore refuse de reconnaître l’existence d’Israel. (Cf. médias israéliens) « Les négociations échouent, la colonisation continue » titre ainsi la Croix qui met seulement en avant les déclarations palestiniennes.

Les conditions palestiniennes. Pour reprendre les négociations, M. Abbas exige un gel des implantations et des discussions immédiates sur les frontières (Metronews)

Lutte contre l’antisémitisme. Sortie aujourd’hui du film d’Alexandre Arcady « 24 jours, la vérité sur l’affaire Halimi. Un film mémorial qui fait la Une du Parisien: le Choc.

« Un fait diverse qui hante encore les consciences. Ilan Halimi, vingt-quatre jours en enfer. Selon le journaliste Alain Grasset, Alexandre Arcady livre un thriller poignant sur le drame de ce jeune juif, torture par le « gang des barbares » en 2006. 

« Dieudonné, le trublion antisémite », selon Libération. Dieudonné aurait reçu 561 000 euros de ses fans pour régler ses dettes.  « Fans qui rient, fans qui raquent » – double page d’enquête de Willy Le Devin.

Contexte Proche et Moyen –Orient.

6 ans de prison éventuelle pour Ehud Olmert, Nouvel acte de vandalisme de religieux radicauxet processus de paix se partagent respectivement l’attention des médias israéliens.

Le 29 Avril ne fait pas la Une des médias en Israël.  Le délai de 9 mois des pourparlers de paix fixé par les USA est aujourd’hui dépassé. Il faut noter que malgré l’importance de la date symbolique du 29 Avril, les pourparlers de paix ne font pas la Une des médias y compris dans des médias de gauche comme le Haaretz. Au niveau du traitement médiatique, le processus de paix se situe au 4 ème rang de la couverture de l’actualité israélienne du jour.

Pourquoi ?

Une pause dans les négociations davantage qu’un échec des pourparlers. Selon des spécialistes israéliens interrogés, les médias et les citoyens en Israel n’ont pas le sentiment d’un échec réel des négociations ou d’un abandon. Ce serait plutôt celui d’une pause qui prévaut, malgré les déclarations officielles israéliennes et palestiniennes qui s’accusent mutuellement de saboter les négociations.

Obama lui-même a convenu qu’une pause pouvait être nécessaire. « Il peut arriver un point où  il faut juste faire une pause dans le processus, afin que  les deux parties puissent se pencher sur les alternatives, »  a déclaré le président Obama en Corée du Sud.

Des contacts indirects ont toujours lieux. Selon  des médias israéliens, les USA maintiennent toujours des contacts avec les deux parties concernant les négociations. Il faut aussi rappeler que des ministres très actifs pour le réglement du processus de paix comme Yair Lapid et Tzipi Livni se sont montrés favorables à la suspension des pourparlers compte tenu de l’accord interpalestinien entre le Fatah et le Hamas.

Un accord interpalestinien renforce la légitimité de M. Abbas. La réconciliation interpalestinienne permet à Mahmoud Abbas  de renforcer sa légitimité au sein du peuple palestinien et d’impliquer la bande de Gaza dans la perspective d’un règlement définitif du conflit israélo- palestinien. Autrement dit cet accord pourrait être une tactique pour renforcer le président palestinien en vue de négocier.

Israéliens et Palestiniens ont intérêt à la paix. Bien que des médias israéliens accusent le manque de leadership ou de vision de John Kerry, nombreux sont les spécialistes qui ne sonnent pas le glas des pourparlers.   Depuis la suspension des pourparlers, certains experts, israéliens ou américains, conseillent une approche attentiste afin de surveiller le chemin pris par le Fatah et le Hamas avant de décider de l’avenir du processus de paix.

Kerry : les responsables israéliens et Palestiniens seront contraints de revenir à la table des négociations par la nécessité, à long terme, de trouver  une solution à deux Etats.

John Kerry

Que peut-il se passer ? Selon un spécialiste israélien des relations avec les pays arabes, Zvi Yehezkeli, l’orage a éclaté entre les 3 parties mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Il faut attendre.

Durant le délai de 5 semaines devant mener les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza à élire un nouveau président et une nouvelle assemblée, les spécialistes israéliens estiment possible la publication d’un accord entre Israéliens et Palestiniens intégrant les doléances de chaque partie, notamment pour les Palestiniens, la libération du 4 ème groupe de prisonniers palestiniens et un possible gel temporaire des implantations.

Mais

Le Hamas doit se plier aux 3 conditions internationales pour la paix avec Israël. Des spécialistes israéliens font remarquer que si la position israélienne est claire vis-à-vis du prochain gouvernement d’union nationale, celle des USA et de l’UE l’est peut-être un peu moins. Israel souhaite en effet que le Hamas et pas seulement les futurs membres du gouvernement reconnaissent l’existence d’Israel, les accords signés entre Israel et l’AP et renonce définitivement à la violence et au terrorisme. Ces 3 conditions sont aussi celle de la communauté internationale impliqué au Proche Orient, mais peut être seulement à l’égard des membres du prochain gouvernement palestinien.

 Le Hamas met en péril l’accord de réconciliation.  Selon le ministre des Affaires étrangères du Hamas, Mahmoud Zahar, le Hamas présentera un candidat lors de prochaines élections présidentielles prévues dans 5 semaines. Il a aussi annoncé son intention de conserver ses liens avec son allié iranien. D’autre part, le Ministre du Hamas a répété son refus de reconnaitre Israel et d’intégrer les milices du Hamas aux forces palestiniennes de l’Autorité palestinienne.

Head of the Hamas government Ismail Haniyeh (R) and Senior Fatah official Azzam Al-Ahmed (L) attend a news conference as they announce a reconciliation agreement in Gaza, April 23, 2014 (photo credit: Abed Rahim Khatib/Flash90)

Ehud Olmert risque entre 1 à 6 ans de prison ferme pour corruption. Le jugement de l’ex Premier ministre devrait être prononcé le 13 mai prochain.  C’est aujourd’hui le 1er sujet d’Une des médias israéliens.

Ehud Olmert

Un village arabe vandalisé. Les médias israéliens dénoncent vivement ce nouvel acte de racisme et de vandalisme fomenté par un groupuscule de droite ultra radical.  Les dégâts sont importants dans le village Fureidis, situé près de Césarée, au nord d’Israel, ou cohabitent fraternellement la communauté juive et arabe. Un groupe de ultra radicaux appartenant au groupe se réclamant « du prix à payer » a vandalisé mardi matin des murs et des voitures.

Une grève pour protester. Déplorant l’impuissance de la police à stopper ces groupuscules radicaux, aujourd’hui, Israéliens juifs et arabes ont décidé d’une grève dans les écoles, les entreprises et les services publics en Fureidis.

No governing today. Council building closed. (Photo: Hassan Shaalan)

« Je suis ici pour condamner ces actes, « a déclaré Herzog, le chef du parti travailliste.  Je suis ici non pas comme le chef de l’opposition mais parce que le peuple d’Israël a été choqué et scandalisé de ce mal terrible du « prix à payer. »   » C’est la terreur, a-t-il ajouté.

Syrie. Assad conservent ses capacités chimiques. Bien que 92 % de l’arsenal chimique du régime Assad ait été sorti de Syrie selon les termes de l’accord onusien, les médias israéliens font remarquer que le président Assad conserve sa capacité à fabriquer de nouvelles armes chimiques. Selon le Haaretz, les services secrets israéliens craignent aussi que le régime du Président Bashar Assad   dissimule un petit pourcentage des armes chimiques en sa possession.

La frontière du Golan aux mains des rebelles ? Les médias israéliens notent que si l’armée fidèle à Assad est parvenue à reprendre, avec l’aide du Hezbollah,  la plupart des villes à la frontière syro libanaise, la frontière israélo- syrienne serait tenue, en partie par les rebelles. Le régime Assad accuserait même Israel d’aider sur ce point les opposants au régime en place.

Des Ukrainiens soignés en Israel. Selon les médias israéliens, les organisations juives qui ont participé aux grandes manifestations de Maidan auraient, à plusieurs reprises, organisées des évacuations sanitaires de blessés ukrainiens juifs et non juifs. Le dernier en date, Guennadi Kernes, le maire de la plus grande ville de l’est de l’Ukraine été opéré mercredi matin au centre médical Rambam de Haïfa,  après avoir subi lundi une tentative d’assassinat lundi, selon les médias israéliens.

Ukrainian Mayor Gennady Kernes

Sanctions contre l’Iran sur le dossier nucléaire. Selon le New York times, le gouvernement des États-Unis  aurait mise en application, mardi, des sanctions contre l’Iran, en ajoutant huit sociétés chinoises, une société de Dubaï et deux cadres basée à Dubaï, aux listes noires des sanctions établies pour mettre fin au programme nucléaire militaire de la République islamiste

L’annonce des premières sanctions américaines contre l’Iran depuis 3 mois, avant la reprise des négociations de Genève, semble destinée, pour l’administration Obama, à dissiper  l’impression que les relations économiques avec l’Iran se dirigent vers la normalisation.

Agenda Diplomatique. Lors d’une interview accordée à un média américain, le 1er Ministre Erdogan a déclaré que compte tenu de l’indemnisation prochaine des victimes du Mavi Marmara,  le rapprochement diplomatique entre la Turquie et Israel pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan in an interview with Charlie Rose, April 28 2014. (screen capture: YouTube)

Service de Presse

 

 

 

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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 29 Avril 2014

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Kerry s’excuse auprès d’Israël. Le mot« apartheid » était un mauvais choix de mots a regretté le Secrétaire d’État américain John Kerry pour décrire le futur Etat d’Israël au cas où aucun accord ne serait conclu entre Israéliens et Palestiniens.  « Israël est une démocratie vivante et je ne crois pas, avoir jamais dit, publiquement ou en privé, qu’Israël est un Etat d’apartheid ou qu’il a l’intention d’en devenir un, » a affirmé le Sécrétaire d’Etat.

US Secretary of State John Kerry (Photo: EPA)

Israël en France. Israël figé et silencieux durant deux minutes. La journée de la Mémoire des victimes de la Shoah a fait l’objet de brefs reportages hier aux journaux de 20 h de TF1 et d’Arte journal.   Dans les écoles, les bureaux, les magasins, la vie s’est arrêtée, hier, à 10h, au son des sirènes en hommage aux 6 millions de victimes de la barbarie nazie.  Il faut noter l’absence de traitement de ce sujet aux JT de 20h de France 2 en ce début de semaine.

Fin des pourparlers de paix ? La date symbolique du 29 avril fixée par les USA pourrait annoncer la fin des négociations israélo-palestinienne. Malgré son importance, ce sujet international est particulièrement peu évoqué dans les médias français. Un seul article dans les Echos lui est consacré.

Il s’agirait d’un échec quasi personnel de John Kerry selon France Inter ( Journal de 8h).

Kerry avertit Israel : « Israël risque de devenir un Etat d’apartheid si une solution à deux Etats n’est pas trouvée » , selon le Daily Beast cité par les Echos.

« Le geste de M. Abbas sur la Shoah ne convainc pas Israël. » Reprenant les déclarations du 1er ministre Netanyahou , Nathalie Hamou fait part du  scepticisme d’Israël à l’égard des propos du leader de l’AP sur la Shoah : »M. Abbas ne peut pas qualifier la Shoah du plus odieux crime de l’histoire et dans la foulée, embrasser le Hamas, qui nie l’Holocauste.   »

Les Propos de M. Abbas sur la Shoah sont « historiques » estime pour sa part ce matin Daniel Cohn Bendit (Europe 1). Selon le chroniqueur, le président de l’Autorité nationale palestinienne a reconnu explicitement « la justification morale de l’État d’Israël ».  Il invite en retour Israël à reconnaître  la naqba palestinienne.

A Noter.  » Pourquoi le président Obama ne réussit-il pas à imposer la paix ? » Reprenant le titre de la Croix, l’émission 28 Minutes d’Elisabeth Quin  fut consacrée hier au processus de paix. En présence entre autres de Yoav Toker et Leila Shahid (Arte) .

A Noter encore. Interview du 1er ministre tunisien en visite aujourd’hui à Paris, Mehdi Jomaa sur Europe 1 – Jean Pierre Elkabbach – 8h20

Processus de paix au Proche-Orient. « Nous appuyons tout ce qui peut rapprocher les deux peuples, tout ce qui peut apaiser la situation et nous sommes adeptes depuis longtemps d’une solution négociée dans le respect de la légalité internationale. »

Il faut néanmoins rappeler que si la nouvelle constitution tunisienne a retiré les paragraphes initiaux stigmatisant le sionisme, le préambule de la nouvelle constitution contient un paragraphe qui mentionne le soutien des autorités tunisiennes au mouvement de libération palestinien.

Pèlerinage des Juifs de France à la Ghriba « . La liberté de culte est inscrite dans la constitution » a déclaré ce matin le 1er ministre tunisien pour souhaiter la bienvenue aux nombreux français qui effectuent chaque année ce pèlerinage à la célèbre synagogue de Djerba.

Pour favoriser le tourisme en Tunisie, les nouvelles autorités ont aussi décidé de faciliter l’entrée des citoyens israéliens pour pouvoir se rendre au pèlerinage de la synagogue « Ghriba » à Djerba. Alors qu’auparavant, une autorisation spéciale était nécessaire, aujourd’hui seul le passeport israélien suffit. Mais depuis la semaine dernière, une fronde menée par de nombreux parlementaires tunisiens, pour la plupart islamistes, remettent en cause cette libre circulation des touristes israéliens.

Contexte Proche et Moyen–Orient.

Le délai de 9 mois des pourparlers de paix fixé par les USA est atteint aujourd’hui, 29 avril. L’ensemble des médias israéliens rend compte des dernières positions officielles et fait un état des lieux des négociations.

Kerry s’excuse auprès d’Israël. Le mot« apartheid » était un mauvais choix de mots a regretté le Secrétaire d’État américain John Kerry pour décrire le futur Etat d’Israël au cas où aucun accord ne serait conclu entre Israéliens et Palestiniens.

« Israël est une démocratie vivante et je ne crois pas, avoir jamais dit, publiquement ou en privé, qu’Israël est un Etat d’apartheid ou qu’il a l’intention d’en devenir un, » a affirmé le Sécrétaire d’Etat. « Si je pouvais rembobiner la bande, j’aurais choisi un autre mot pour décrire ma ferme conviction que le seul moyen à long terme d’avoir un Etat juif et deux nations et deux peuples vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, le seul moyen viable de mettre fin au conflit, est une solution à deux Etats « .

L’accord du Fatah avec le Hamas, un casus beli pour Israël. L’accord d’unité conclu avec le Hamas en pleine négociations, a suscité la colère des dirigeants et des négociateurs israéliens. Le coup de grâce à la paix. Le Hamas est en effet reconnu par Israël, les USA et l’UE comme une organisation terroriste appelant à la destruction d’Israël.

Les États-Unis soutiennent le refus d’Israël de négocier avec un gouvernement palestinien composé de membres du Hamas.  Selon un article paru dans le New York Times, un officiel israélien aurait confié au quotidien que l’administration d’Obama se serait engagée à soutenir le refus de Jérusalem de négocier avec un gouvernement soutenu par le Hamas.

US President Barack Obama and Prime Minister Benjamin Netanyahu shake hands in the Oval Office of the White House in Washington, March 3, 2014 (photo credit: AP/Pablo Martinez Monsivais)

Un « engagement précis ». Le responsable israélien ne précise pas si l’engagement américain a été fait par écrit, ou s’il a été donné directement par le Président. Il aurait insisté sur le fait que l’administration américaine a soutenu la position israélienne, refusant de négocier avec un gouvernement d’Union nationale palestinien — à moins que le Hamas accepte de reconnaître le droit d’exister d’Israël, renonce à toute forme de  violence et respecte les accords déjà signés entre Jérusalem et Ramallah.

Un haut fonctionnaire du département d’Etat américain a refusé de commenter les propos du fonctionnaire israélien, disant seulement que l’administration « n’allait pas révéler les détails de conversations privées»

Le Hamas se dit prêt à démissionner. Selon le Porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, le Premier ministre du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh et son gouvernement seraient prêts à démissionner dès qu’un nouveau gouvernement d’unité palestinienne sera créé. Beaucoup en Israël et dans les territoires palestiniens ont réagi à cette  déclaration avec scepticisme, compte tenu du non-respect des deux précédents accords de réconciliation entre le Hamas et le Fatah.

(From L to R) Palestinian Fatah delegation chief Azzam al-Ahmad, Hamas prime minister in the Gaza Strip Ismail Haniyeh and Hamas deputy leader Moussa Abu Marzouk pose for a photo as they celebrate in Gaza City on April 23, 2014, after West Bank and Gaza Strip leaders agreed to form a unity government within five weeks. (photo credit: AFP/Said Khatib)

Début des sanctions israéliennes contre les Palestiniens En représailles à l’accord interpalestinien avec le Hamas,  Israël aurait décidé, selon les médias israéliens, de geler des plans pour construire des logements pour les Palestiniens situés en zone C en Cisjordanie. Israël aurait aussi élevé sa perception de taxes,  de 100 millions à 132 millions de Shekels, pour régler les dettes palestiniennes auprès de la compagnie d’électricité israélienne, qui fournit la Cisjordanie et Gaza. L’Autorité palestinienne serait comptable, entre autre, pour plus  d’un milliard de shekels de dette d’électricité à Israël.

Hausse des implantations durant les négociations. Selon l’ONG israélienne Shalom Ahchav, la paix Maintenant, durant les neuf mois de négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne, le gouvernement israélien aurait approuvé des plans et des appels d’offres pour au moins 13 851 logements dans les implantations et à Jérusalem-est. « C’est un nombre sans précédent, soit une moyenne de 50 unités de logement par jour ou 1 540 par mois », selon l’ONG israélienne.

Construction in the settlement of Ariel in January 2014. (photo credit: Flash90)

Obama rend hommage Yom Ha Shoah.  A l’occasion de la journée de commémoration de la Shoah, le président Obama a publié une déclaration. Plus jamais ça. Le président américain a tenu à rendre hommage aux « 6 millions de Juifs assassinés  de manière insensée » par les nazis pendant la seconde guerre mondiale et a promis de s’opposer à l’antisémitisme « partout où il prend racine. » En utilisant le mot hébreu Yom Ha Shoah, pour désigner l’Holocauste, le président Obama a souhaité s’adresser « aux personnes de toutes confessions, aux États-Unis, dans l’Etat d’Israël et dans le monde » pour les appeler à se souvenir des « innocents, hommes, femmes et enfants » qui ont été victimes du génocide nazi.

 

Agenda diplomatique. Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman se rendra en Azerbaïdjan mardi pour sa troisième visite en quatre ans. Il faut savoir que l’Azerbaïdjan est un pays musulman,  stratégiquement important, situé à la frontière nord de l’Iran.

Service de Presse

 

 

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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 28 Avril 2014

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Shimon Pérès met en garde : Nous ne devons pas ignorer la montée de l’extrême droite en Europe. « Nous ne devons pas ignorer toute forme de manifestation de l’antisémitisme, toute profanation d’une synagogue, d’une pierre tombale, a prévenu le président Pérès. Nous ne devons pas ignorer la montée des partis d’extrême-droite avec des tendances néonazies qui sont un danger pour chacun d’entre nous et une menace pour chaque nation. »

Israël en France. La journée de la Mémoire des victimes de la Shoah en Israël fait l’objet d’une attention particulière dans les médias français. Traité brièvement hier au journal de 20h de TF1, les matinales des radios s’intéressent particulièrement aux conditions de vie financière des rescapés et de leurs descendants ainsi qu’à leurs séquelles psychologiques. C’est ainsi que Sébastien Laugénie explique comment de nombreuses organisations humanitaires en Israël viennent en aide aux survivants de la Shoah.
« La Shoah au petit déjeuner. » Certains descendants racontent comment chez eux, la Shoah faisait partie du quotidien. Evoqué tous les jours, leurs parents leur demandaient ne de pas faire de bruit, en parlant, en jouant, comme pour ne pas éveiller l’attention de ceux qui pourraient à nouveau venir les déporter (France Info, 7h50).
Des rescapés sous le seuil de pauvreté. Europe 1 met aussi en avant une réalité qui fait scandale en Israël. La pauvreté d’un nombre important de rescapés de la Shoah qui ne peuvent bénéficier de toutes les aides et compensations qui leurs sont dûes. Les nombreux dossiers administratifs à remplir les mettraient souvent dans l’impossibilité de recevoir des compensations financières légitimes. Le gouvernement israélien vient à ce titre de débloquer 200 millions d’euros.

« L’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne. » Il faut noter que la presse écrite nationale développe la journée de la mémoire de la Shoah en Israël principalement à travers le prisme de la déclaration de Mahmoud Abbas et non à travers à la vie israélienne.

M. Abbas préfère l’unité palestinienne aux négociations israéliennes. Il faut aussi noter un changement notable de traitement éditorial des derniers évènements politiques palestiniens dans les médias français. Si la semaine dernière, la décision israélienne de suspendre les négociations avec l’Autorité palestinienne semblait justifiée aux yeux des médias français, compte tenu d’un accord avec l’organisation terroriste qui appelle à la destruction d’Israel, aujourd’hui, beaucoup créditent cette nouvelle option politique palestinienne (La Croix). Selon l’Opinion ou Libération, la situation sécuritaire relativement stable en Israël, ne « donne guère aux Israéliens de motifs de conclure un accord ». Les Echos accusent même Israël d’être intransigeant en repoussant les déclarations de M. Abbas et en concluant que l’accord interpalestinien aurait donné le coup de grâce aux négociations.

Lutte contre l’antisémitisme. « 24 heures, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi » bientôt dans les écoles. Selon l’auteur du livre, Emile Frèche, qui a inspiré le nouveau film d’Alexandre Arcady, il y aurait eu une projection privée du film « 24 heures, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi » à l’Elysée en présence du président Hollande et du 1er ministre Valls. A cette occasion, le président Hollande aurait exprimé le souhait de voir ce film projeté dans les écoles (Europe 1, dans l’émission du dimanche « Il n’y en a pas deux comme elle »)
Le 1er crime antisémite depuis 1945. Selon Alexandre Arcady interrogé par Arlette Chabot, quelques mois après les grandes émeutes de Banlieue de 2005, l’enquête de police aurait mis du temps à réaliser que la piste de l’enlèvement pour des raisons antisémites était à privilégier sur la piste crapuleuse (Europe 1).

Contexte Proche et Moyen–Orient.
Yom Ha Shoah. La journée du souvenir des victimes de la déportation nazie est à la Une des médias israéliens. Aujourd’hui, à 10h, les sirènes ont retenti partout en Israël en hommage aux 6 millions de victimes de la Shoah. Chaque année, durant 2 minutes, la vie s’arrête en Israël. Dans les écoles, les bureaux, dans la rue, les Israéliens cessent toute activité, les voitures et les bus s’arrêtent de circuler. Israël demeure silencieux pour se souvenir des 6 millions de victimes de la barbarie nazie.

Shimon Pérès met en garde : Nous ne devons pas ignorer la montée de l’extrême droite en Europe. « Nous ne devons pas ignorer toute forme de manifestation de l’antisémitisme, toute profanation d’une synagogue, d’une pierre tombale, a prévenu le président Pérès. Nous ne devons pas ignorer la montée des partis d’extrême-droite avec des tendances néonazies qui sont un danger pour chacun d’entre nous et une menace pour chaque nation. »
« Comment l’Europe cultivée a-t-elle pu se transformer en une jungle ? » Une question résonne encore dans notre tête, qui n’a pas de réponse, « où sont ces tueurs nés, s’interroge Shimon Pérès. Où et par qui ont-ils été éduqués ? Comment l’Europe cultivée a-t-elle pu se transformer en une jungle où régnaient des bêtes sauvages ?

Israël cherche la paix. « Entre les personnes et entre les nations, a poursuivi le président Pérès dont le discours est fortement relayé dans les médias israéliens. La Paix avec les pays proches et lointains. Nous poursuivons la paix parce que nous poursuivons la justice pour tous sans distinction d’origine, quelle que soit sa foi.
Le droit à la paix est le droit à la vie. Je le dis en toute confiance – nous sommes assez forts pour repousser les dangers, nous n’avons pas peur des menaces. « Israël est une arme de dissuasion contre toute tentative d’un autre Holocauste » a déclaré le président Pérès à l’occasion des cérémonies de commémoration. En tant que membre du peuple juif, je ne peux pas et je ne veux pas oublier les horreurs de l’Holocauste. En tant que citoyen d’Israël, je ferai tout en mon pouvoir pour veiller à ce que les Nazis ne ressuscitent pas. Comme être humain, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ramener la paix entre les peuples. Entre les races. Entre les religions. Entre les nations. »

L’Europe est encore aveugle, estime le 1er ministre Netanyahou, lors de son discours sur le mont Herzl. « Le monde a-t-il tiré la leçon des erreurs du passé ? « L’Iran en tête de liste de ceux qui en veulent nos vies », a déclaré le 1er ministre israélien. « Il a déclaré son intention de nous détruire. En plus de ses efforts pour se doter d’armes nucléaires, l’Iran arme, finance et entraîne le Hamas et d’autres organisations terroristes à nos frontières. Le Hamas nie l’Holocauste, même s’il tente de créer un autre holocauste en appelant à détruire l’Etat d’Israël.
Israel est aujourd’hui un Etat souverain et fort. « La principale différence entre l’impuissance des Juifs pendant l’Holocauste et la situation des Juifs aujourd’hui, c’est que nous avons aujourd’hui un État souverain, fort, avec une armée forte, qui peut nous défendre contre ceux qui en veulent à nos vies. »

Abbas reconnait la tragédie unique de la Shoah. Pour la première fois, en arabe, le président de l’Autorité Palestinienne a publiquement condamné le crime odieux de la Shoah.
Une opération de communication à la Rohani ? Les médias israéliens s’interrogent sur la sincérité de la déclaration du président palestinien qui semble davantage répondre à des intérêts politiques. Certains médias israéliens rappellent ainsi que lors de ses études en Russie, à l’Université Mombassa de Moscou, Mahmoud Abbas a développé une thèse négationniste vis-à-vis de la Shoah.
Netanyahou : Abbas ne peut pas qualifier la Shoah du plus odieux crime de l’histoire et dans la foulée, embrasser le Hamas, qui nie l’Holocauste. « Je pense que M. Abbas essaie de limiter les dégâts, » a déclaré Benyamin Netanyahou. « Ce que le Président Abbas tente de faire est d’apaiser l’opinion publique occidentale qui comprend qu’il a livré un coup terrible au processus de paix en adoptant ces terroristes du Hamas. » Nous espérons qu’il désavouera cette alliance avec le Hamas et retrouvera le chemin de la vraie paix.

Yad Vashem salue les propos du président Abbas sur la Shoah. Les déclarations de M. Abbas pourraient signaler un changement dans la façon dont le sujet est traité dans le monde arabe et parmi la population palestinienne» a déclaré le mémorial de Yad Vashem dans un communiqué
« Le révisionnisme et le négationnisme sont malheureusement répandus dans le monde arabe, y compris parmi les Palestiniens, ». Nous attendons de voir ce changement se concrétiser sur les sites Web, dans les programmes et les discours de l’Autorité palestinienne. Reconnaitre les crimes de l’Holocauste est fondamental pour toute personne désireuse de se confronter à l’histoire avec honnêteté. Yad Vashem encourage tous ceux qui veulent en savoir plus sur cet événement majeur à visiter nos sites Web et les chaînes YouTube en arabe et dans d’autres langues. »

Une grave escalade dans l’atmosphère antisémite a été notée en 2013. Selon l’université de Tel-Aviv et le centre Kantor, l’antisémitisme a continué à s’infiltrer dans le courant dominant à la marge de gauche et de la droite extrême, et ses manifestations sont devenues un phénomène presque quotidien. La conclusion principale de la recherche menée par l’équipe du centre de Kantor et appuyé par les rapports de la communauté et des enquêtes indépendantes par des sources non juives, est que l’anxiété ressentie par les Juifs serait d’une intensité croissante compte tenu de la hausse des insultes, des menaces et du harcèlement et non d’une augmentation du nombre d’incidents violents.

La conclusion d’un accord de réconciliation entre l’OLP et le Hamas embarrasse Israël. Dans son discours prononcé dimanche, Mahmoud Abbas affirme que le gouvernement d’Union nationale agira en reconnaissant de 3 principes : la reconnaissance d’Israël et des accords signés ainsi que la renonciation à la violence. Le gouvernement israélien a fait savoir qu’il souhaitait que toutes les entités palestiniennes reconnaissent ces principes et pas seulement les membres futurs du gouvernement. Selon les spécialistes israéliens, l’Europe et les USA pourraient ne pas avoir les mêmes exigences vis-à-vis des Palestiniens.
Le Hamas silencieux pour l’instant. Les spécialistes israéliens font remarquer que pour l’instant, le Hamas n’a fait aucun commentaire face aux dernières déclarations de l’AP.
Il pourrait s’agir d’une première victoire politique de Mahmoud Abbas contre le Hamas, qui se trouve actuellement dans une situation politique et financière exsangue. Il faut rappeler néanmoins que l’accord de réconciliation entre les deux entités palestiniennes antagonistes n’aborde aucun sujet de tensions : la fusion des forces de sécurité entre Fatah et Hamas, la reconnaissance de l’existence d’Israël par le Hamas ou même la libération des prisonniers du Fatah détenus par le Hamas.

Processus de paix en berne. Nombreux sont les médias israéliens qui ont rendu compte des déclarations pessimistes du président Obama prononcées en Indonésie en fin de semaine dernière. C’est aux deux protagonistes d’agir, a-t-il déclaré, estimant qu’il ne voyait aucune nouvelle opportunité avant l’échéance du 29 avril et même dans 6 mois.
Kerry furieux contre les Palestiniens. Selon les médias israéliens, le Secrétaire d’Etat américain aurait été particulièrement désappointé par le refus palestinien du plan Marshall proposé par les USA. Selon les médias israéliens, l’Administration Obama se préparerait à diminuer l’aide financière accordée aux Palestiniens dans le sillage de l’accord signé entre le Hamas et OLP, principale composante politique du Fatah.
Les USA préviennent Israël. Lors d’une réunion à huit clos, le Sécrétaire d’Etat John Kerry aurait blâmé avec vigueur les deux parties de l’impasse des négociations. Il aurait aussi ajouté qu’en cas d’échec des négociations, il y aurait en Israël un Etat d’apartheid, avec des citoyens de seconde zone.
Ces propos privés ont été confirmés ce matin par la porte-parole du département d’Etat américain, Jen Psaki, qui s’est appuyé sur les déclarations d’Ehud Barak, Ehud Olmert ou de Tzipi Livni qui auraient déjà, selon les USA, employé ce terme.

Service de Presse

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ABOU-MAZEN : L’OBJECTEUR DE CONSCIENCE A LA PAIX/ EN ATTENDANT LE GODOT PALESTINIEN

Haaretz

 

Ari Shavit – Haaretz – 24 Avril 2014

Il y a des moments qu’un journaliste ne peut oublier. Ainsi début 1997, Yossi Beilin m’accordant toute sa confiance, décida de me montrer un document démontrant que la paix se trouvait juste à portée de main. Ce même Yossi Beilin, considéré alors comme l’homme fort du parti travailliste, tant par sa vision que par son intelligence, ouvrit devant moi son coffre-fort et en sortit une pile de documents imprimés qu’il posa sur son bureau comme un joueur de poker étale un carré d’as.

Les rumeurs faisant allusion à un possible accord Beilin-Abou Mazen allaient bon train à cette époque, mais peu avaient eu le privilège d’avoir les documents confirmant ces rumeurs, entre les mains ou sous les yeux. Je compte parmi ces happy- few qui eurent l’insigne honneur de les voir …. Ebahi, je prenais connaissance de cette proposition de paix exhaustive et détaillée, rédigée un an et demi plus tôt par cet homme politique brillant qu’était Beilin et ce dirigeant influent nommé Abou Mazen. Ce document m’emplit de joie ; aucun doute, nous touchions au but ; Mahmoud Abbas était fin prêt à signer un accord de paix permanent.

L’ancien réfugié de Safed avait su surmonter ses démons du passé et ses idées préconçues et rigides d’un autre temps et était enfin prêt à aller de l’avant et à construire de concert avec Israël, un avenir basé sur une coexistence pacifique entre les deux peuples. Nous nous prenions à espérer que soit mis fin à la férule du Likoud (qui constituait alors le principal obstacle à la paix) et à celle de Netanyahu. La voie serait alors libre pour s’acheminer main dans la main, avec Abou-Mazen, vers la solution de deux Etats pour deux peuples. Nous le considérions à cette époque, comme un partenaire sérieux, pour faire la paix et paver ensemble la voie menant vers la réconciliation historique.

Nous avions bien compris le message, l’avions intégré et avions pris les dispositions nécessaires dans cette optique. En 1999, nous étions enfin débarrassés et du Likoud et de Netanyahu et en 2000 nous voilà en route vers le grand sommet de la paix à Camp-David et là, oups, énorme surprise ! Abbas n’avait amené avec lui ni la proposition de paix rédigée par Beilin et lui-même , ni d’ailleurs aucune autre ébauche de proposition … Il avait depuis, complètement retourné sa veste, et comptait à présent parmi les plus farouches opposants à cette proposition, exigeant l’inclusion de la loi au retour (pour les Palestiniens), bloquant ainsi toute avancée vers la paix.

Mais ne croyez pas que nous nous soyons pour autant déclarés forfait. En automne 2003, lors de l’élaboration de l’initiative de paix de Genève, il était évident qu’à présent, rien ne pouvait plus faire obstacle à la signature par Abbas, du nouvel accord de paix et aucun prétexte ne pouvait être invoqué cette fois, pour en repousser les principes. Mais là encore, oups, surprise ! Abou Mazen ne prit même pas la peine de quitter son confortable bureau à Ramallah et envoya à sa place son émissaire Yasser Abed Rabbo (ancien ministre de l’Autorité Palestinienne). Cette fois encore … aucun accord, aucune signature et une fois de plus, nous nous retrouvions Gros-Jean comme devant….

Nous qui étions de fervents adeptes d’une solution négociée, nous ne pouvions nous résoudre à abandonner nos rêves de paix, ce qui explique pourquoi, en 2008, nous nous sommes hâtés d’ apporter notre plus total soutien a Ehud Olmert, qui venait de se lancer dans un marathon de négociations avec Abbas. Durant ces pourparlers, Olmert alla jusqu’à soumettre aux Palestiniens, d’alléchantes offres, offres auxquelles il était difficile de dire non. Mais, oups, surprise encore ….. Cette fois, Abou Mazen ne prit même pas la peine de refuser, il disparut tout simplement … Il ne dit ni oui ni non, il se volatilisa sans laisser de traces.

Avons-nous alors compris que nous avions affaire a un irréductible de la trempe de Itzhak Shamir ? Je n’ai pas honte de l’avouer, la réponse est non, définitivement non. L’été 2009, nous avons été jusqu’à offrir notre soutien à Netanyahu qui, dans son discours de Bar-Ilan, tendait la main à Abbas, lui proposant même un gel des constructions. Mais une fois encore, oups, surprise ! L’homme du refus récidiviste nous balançait, avec aplomb et sans sourciller, qu’il lui serait impossible de fumer le calumet de la paix avec le chef de l’aile droite israélienne.

Avons-nous alors enfin ouvert les yeux ? Jamais de la vie ! Une fois de plus le Likoud avait été mis sur le banc des accusés et Netanyahu tenu responsable de cet échec cuisant. Et de nouveau en 2014, nous nous sommes repris à croire que cette fois serait la bonne, que jamais Abou-Mazen n’oserait opposer une fin de non-recevoir à John Kerry. Mais là, oups, à notre plus grande surprise, Mahmoud Abbas remettait ça et déclinait poliment, habilement mais fermement, toutes les propositions de paix faites par Kerry et Obama. La ligne suivie avec opiniâtreté et constance par le Président de l’Autorité Palestinienne, se dessinait alors clairement, le mot d’ordre étant : ne consentir aucune concession palestinienne. Les règles du jeu consistaient à soutirer toujours et toujours plus de concessions de la part des Israéliens, sans pour autant, ne concéder aucune véritable contrepartie.

Il faut se rendre à l’évidence; ces 20 dernières années de négociations se sont avérées, jusqu’à ce jour, totalement infructueuses voire stériles; pas le moindre document, pas la moindre concession de la part des Palestiniens. Il n’y a eu aucun accord et il n’y en aura sans doute jamais.

17 années se sont écoulées depuis ce fameux et inoubliable jour où il m’a été donné de consulter cet extraordinaire document extrait du coffre-fort de Beilin. Depuis, ce dernier a divorcé, s’est remarié et a eu des petits-enfants. Moi aussi j’ai eu le temps de divorcer de me remarier et d’avoir encore des enfants. Ainsi va la vie…Le temps qui passe, nous a, à Beilin comme à moi, permis de comprendre pas mal de choses. Mais de très nombreux autres, eux, n’ont rien appris durant ces 17 années et n’ont encore rien compris : ils se sont laissés berner par Abbas, et se laisseront encore duper. Ils attendent et attendront encore longtemps un Godot palestinien qui jamais ne viendra …

Traduit de l’Hébreu : Betty HAREL

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Podcast : L’actualité israélienne, à travers le prisme de l’économie

kikar

http://kikarhabusiness.podomatic.com/entry/2014-04-27T14_03_47-07_00

Kikar Habusiness est un podcast qui propose un traitement différent de l’information sur Israël. Un concept original avec un choix de sujets sur la vie économique israélienne, qui vont de la Haute-Technologie aux problématiques sociales, en passant par l’industrie et les débats de société.

Au sommaire cette semaine :

QUELS SECTEURS ÉCONOMIQUES PROFITENT DE PESSAH? La période des fêtes est propice aux dépenses. Certains secteurs connaissent un pic d’activité. Ils voient leurs chiffres d’affaire augmenter considérablement.

LA PART DES EXPORTATIONS VERS L’ASIE CONTINUENT DE PROGRESSER. L’Europe reste la première destination des produits israéliens. L’Asie devrait rapidement remplacer les États-Unis à la deuxième place. Le gouvernement négocie un accord de libre-échange avec l’Inde et le Chine.

IBM LANCE SON PREMIER INCUBATEUR DE START-UP EN ISRAËL. Tous les géants de la High-Tech ont déjà leur incubateur en Israël. IBM est présent dans le pays depuis 1949. Il souhaite profiter de l’esprit entrepreneurial de la Nation Start-Up.

Retrouvez le développement de ces titres en cliquant sur le lien pour écouter l’émission du Abonnez au podcast kikar habusiness et télécharger automatiquement l’émission sur votre ordinateur, votre smartphone ou votre tablette.

Journée de la Shoah: Israël se fige pendant deux minutes

28 avril 2014 (AFP)

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La vie s’est figée en Israël dans les rues, au travail, dans les écoles, pendant deux minutes lundi à 10H00 (07H00 GMT), au son lugubre des sirènes, en mémoire des six millions de victimes juives du nazisme lors de la journée de la Shoah.

Les automobilistes, le tramway à Jérusalem, les autobus, les piétons se sont arrêtés dans les rues pour se recueillir.

Toutes les chaînes de radio et de télévision israéliennes diffusaient depuis dimanche soir des témoignages, des documentaires et des films sur le génocide nazi.

Cette année, les cérémonies sont principalement consacrées au souvenir de plus de 400.000 juifs de Hongrie massacrés en 1944.

Quelque 190.000 rescapés de la Shoah vivent en Israël, selon des chiffres des organisations de survivants des camps de la mort. Sur ce total, 50.000 d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, selon les statistiques officielles. Le gouvernement a annoncé ces derniers jours avoir débloqué un milliard de shekels (285 millions de dollars) en faveur des survivants les plus démunis.

En ouvrant les cérémonies dimanche soir au mémorial de la Shoah, Yad Vachem, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois mis en garde contre un Iran doté de l’arme nucléaire.

« L’Iran appelle à notre destruction, construit des bunkers sous-terrains pour enrichir l’uranium, produit de l’eau lourde pour le plutonium, se dote de missiles intercontinentaux susceptibles d’être armés de têtes nucléaires, ce qui menace le monde entier », a affirmé M. Netanyahu dans son discours.

Il a prévenu, qu’un accord entre les grandes puissances et l’Iran qui permettrait à ce pays « de rester au seuil nucléaire mènerait le monde entier au bord du gouffre » tout en exprimant l’espoir que le monde ne « cèdera pas une nouvelle fois au désir d’éviter une confrontation à tout prix », avec Téhéran.

Bien que l’Iran assure que son programme nucléaire n’a que des visées civiles, les pays occidentaux et Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, soupçonnent Téhéran de dissimuler un volet militaire.

Au cours de la cérémonie, le président Shimon Peres a pour sa part lancé une mise en garde contre les partis d’extrême-droite en Europe: « Nous ne pouvons pas ignorer la montée des partis d’extrême-droite avec des tendances néo-nazies qui constituent un danger pour chacun d »entre nous, ainsi qu’une menace pour chaque nation ».

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Israël et Moyen-Orient Revue des Médias français et israéliens 25 Avril 2014

 

Tzipi Livni a voté en faveur de la suspension des pourparlers. « C’est une bonne décision« .   Dans une interview de la chaine 2 israélienne, la négociatrice en chef d’Israël et ministre de la Justice Tzipi Livni, a déclaré que la décision du cabinet de sécurité était « la bonne. ».

Israël en France.  Seule la presse nationale quotidienne rend compte aujourd’hui des derniers événements concernant le processus de paix. Il faut noter l’absence de traitement médiatique dans les matinales d’informations radios ainsi que lors des journaux de 20h des télévisions généralistes

Israël suspend les négociations. Une décision justifiée selon Direct Matin par la signature entre le mouvement terroriste du Hamas qui appelle à la destruction d’Israël et le Fatah. Après 7 heures de discussions jeudi soir, le cabinet de sécurité israélien a en effet décidé de suspendre les pourparlers en cours. (Libération).

« Au lieu de choisir la paix, Abou Mazen a fait alliance avec une organisation terroriste meurtrière qui appelle à la destruction d’Israël a déclaré le 1er ministre Netanyahou (La Croix).

L’accord interpalestinien n’aborde aucun sujet de discorde. Selon le journaliste Serge Dumont de Libération, côté israélien mais aussi palestinien, « personne ne croit sérieusement que l’accord entre le Fatah et le Hamas tiendra la route « . Car il n’aborde aucun des sujets fondamentaux de la discorde entre les deux camps palestiniens : la fusion des forces de sécurité entre Fatah et Hamas, la reconnaissance de l’existence d’Israël par le Hamas ou même la libération des prisonniers du Fatah détenus par le Hamas.

reconciliation agreement

Une reprise éventuelle des négociations sous conditions. Le 1er ministre israélien a laissé entendre que celles–ci pourraient reprendre si le président palestinien renonçait à ce rapprochement. Selon un chroniqueur israélien, Samir Segal,  interrogé par Libération, lorsque les USA décideront de « siffler la fin de la récréation », les négociations reprendront entre les deux parties.

Contexte Proche et Moyen–Orient.

Après une réunion de près de 7 heures, rendent comptent les médias israéliens, les 7 membres du cabinet de sécurité israélien ont décidé, à l’unanimité, de suspendre les pourparlers en cours avec les Palestiniens.Le cabinet de sécurité a également décidé qu’il prendrait des sanctions économiques contre l’Autorité palestinienne, sans les préciser.

Tzipi Livni a voté en faveur de la suspension des pourparlers. « C’est une bonne décision« .   Dans une interview de la chaine 2 israélienne, la négociatrice en chef d’Israël et ministre de la Justice Tzipi Livni, a déclaré que la décision du cabinet de sécurité était « la bonne. ». Elle a ajouté que bien qu’il y avait ceux qui, au sein du cabinet de sécurité souhaitaient interrompre complètement les pourparlers, en allusion apparemment à son rival de Bayit Yehudi, Naftali Bennett, il était sage de laisser la porte ouverte si Abbas se ravisait. » C’est aussi la position défendue par le leader du 3ème parti israélien Yesh Atid, Yair lapid.

« L’accord avec le Hamas tue la paix, » adéclaré le Premier ministre Benyamin Netanyahou lors d’une interview à la chaîne américaine NBC. « Nous n’allons pas nous asseoir et négocier avec un gouvernement palestinien qui est soutenu par le Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction d’Israël. Pas plus que les USA seraient disposés à négocier avec un gouvernement soutenu par Al-Qaïda ? Qui appelle à la destruction de l’Amérique et  qui a assassiné des Américains? »

Un grand revers pour la paix. « Si cet accord va de l’avant cela signifie que la paix va reculer. Comme l’a confié hier le département d’Etat américain, la balle est dans le camp palestinien. J’espère qu’ils retourneront dans la bonne direction. Actuellement, ils marchent en reculant. »

Livni : Abbas « prend les mauvaises décisions pour le processus de paix » estime Tzipi Livni sur la Chaine 2. Mais le vrai test, selon elle, « est encore devant nous. ».

Haaretz : Abbas évite la paix. Même le Haaretz et Ari Shavit considèrent que Mahmoud Abbas n’a de cesse  d’éviter de faire la paix. L’éditorial du Haaretz invite néanmoins Israël à continuer à négocier à défaut de se retrouver dans un état binational.

Israël reste disposé à négocier. Le 1er ministre Netanyahou a souligné qu’il renouvellerait les négociations si M. Abbas inversait le cours de l’accord. « Je serai là à l’avenir si nous avons un partenaire qui s’engage vers la paix. Mais aujourd’hui, nous avons un partenaire qui a rejoint un autre partenaire, qui lui s’est engagé à notre destruction. »

Israël va multiplier les contacts internationaux. Le Premier ministre Netanyahou a déclaré s’entretenir prochainement avec les principaux dirigeants du monde entier, « en particulier les pays qui ont officiellement désigné le Hamas comme une organisation terroriste. »,  pour tenter d’amener M. Abbas à revenir sur sa décision.  Si tel n’est pas le cas, Israël appellera les gouvernements concernés à réviser leurs relations avec l’autorité palestinienne »

Déception américaine. Alors que les murmures d’un tel un accord avaient été entendus depuis des semaines, l’administration américaine a été prise par surprise par la rapidité de la conclusion de l’accord interpalestinien, ont confié plusieurs responsables américains au  Jerusalem Post.

L’administration Obama s’est indignée en privé sur le moment et la manière avec laquelle M. Abbas a choisi de se réconcilier avec le Hamas, rapportent les médias israéliens.

Kerry : nous « n’abandonnerons jamais notre espoir et notre engagement pour parvenir à la paix».  « Il est important de se rappeler qu’ils ont fait des annonces similaires dans le passé, », a rappelé la porte-parole du département d’Etat. Jen Psaki qualifie ainsi la tentative palestinienne de réconciliation  « juste comme une lettre de motivation. » 

Sans transitions.

Pas de hausse de l’antisémitisme en Ukraine. Le ministre des Affaires étrangères A. Lieberman a dénoncé la campagne visant à faire croire à une hausse des actes antisémites en Ukraine, avant et depuis le début de la crise avec la Russie.

A Noter. Le journaliste américano-israélien Simon Ostrovsky qui avait été arrêté lundi par les insurgés pro-russe, a été libéré.

Service de Presse

 

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