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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 4 Mars 2014

 

La crise ukrainienne éclipse les pourparlers de paix. La situation en Crimée est pour l’instant beaucoup urgente à régler pour les USA que le processus de paix.  Il faut attendre, titre aujourd’hui le Haaretz.  Cela signifie-t-il que l’administration américaine va réduire la pression sur Israël  dans les prochains mois ? s’interrogent les médias israéliens.

 

Israël en France. La visite du 1er ministre Netanyahou aux USA est toujours très peu traitée pour l’instant dans les médias français. Comme l’a déclaré France info ce matin, la crise ukrainienne a éclipsé des médias la visite du 1er ministre israélien à Washington (journal de 6h30).

A Noter. Découverte de 9 nouveaux manuscrits de la Mer morte (La Croix).

Lutte contre l’antisémitisme. 43% d’actes antisémites en Ile de France s’alarme Métro. Paris détient le triste record déplore le quotidien gratuit. 44 % de tous les actes et agressions antisémites recensés dans toute la France se sont en effet déroulés dans la capitale.

Contexte Proche et Moyen –Orient.

Le vent de guerre froide qui souffle sur l’Ukraine est aujourd’hui encore à la Une des médias israéliens. Nombreux sont les témoignages d’Israéliens d’origine ukrainienne qui, pour la plupart, expriment leur solidarité avec le peuple ukrainien.  Que peut-il se passer ? Les commentateurs israéliens semblent partagés sur la suite des opérations militaires russes en Crimée.

Vers un éclatement de l’Ukraine ? Certains commentateurs estiment que le pouvoir russe se cantonnera à l’annexion de la Crimée. D’autres prédisent que la Russie pourrait s’engager dans une plus vaste opération de contrôle, en Ukraine et ailleurs.

Vers un éclatement de l’Europe ? Les spécialistes interrogés par les médias israéliens notent, pour l’instant, la faiblesse de la diplomatie américaine et européenne pour contrer sur le terrain la politique régionale russe. C’est pourquoi, selon les estimations les plus pessimistes, les conséquences de cette annexion militaire russe pourraient, si elle se répétait sur d’anciens pays satellites de l’ex URSS, bouleverser la structure même de l’Europe.

Netanyahou à Washington. La crise ukrainienne éclipse les pourparlers de paix. La situation en Crimée est pour l’instant beaucoup plus urgente à régler pour les USA que le processus de paix.  Il faut attendre, titre aujourd’hui le Haaretz.

Cela signifie-t-il que l’administration américaine va réduire la pression sur Israël dans les prochains mois ? s’interrogent les médias israéliens. Certainement pas, estiment certains analystes. Selon les médias israéliens, les USA restent déterminés à tenter d’obtenir des concessions de la part du 1er ministre Netanyahou, tout en veillant à ne pas ouvrir d’autres fronts inutiles tant que l’affaire russe ne sera pas réglée.

Le président Obama a reçu durant deux heures le 1er ministre Netanyahou. Les deux dirigeants ayant exprimé leurs positions auparavant dans les médias, la rencontre fut moins tendue que prévue selon les médias israéliens. Si la Crimée a fait partie des discussions, le dossier nucléaire iranien et l’avancée du processus de paix ont été abordés.

Le président Obama a salué les efforts intensifs déployés par le 1er ministre Netanyahou dans les négociations et a réitéré son engagement à assurer que l’Iran ne devienne pas une puissance nucléaire. Washington s’apprête à obtenir des Israéliens et des Palestiniens qu’ils signent un accord cadre qui permettrait aux parties de poursuivre les négociations en vue d’un accord de paix du statut final

« La solution à 2 Etats-nations est encore possible » mais « la fenêtre se ferme pour un accord de paix », a déclaré le président américain.  C’est pourquoi « des décisions difficiles vont devoir être prises par les deux parties pour parvenir à un accord, a prévenu le président Obama. ».

Nous voulons tous la paix avec ferveur, a répondu le Premier ministre Netanyahou au président Obama. Mais « nous voulons une paix réelle, une paix qui repose sur la reconnaissance mutuelle de deux Etats-Nations qui se reconnaissent et se respectent, ainsi que des arrangements de sécurité solide sur le terrain.

« Si Israël a fait sa part et j’ai le regret de dire que les Palestiniens ne l’ont pas fait. »Le 1er ministre Netanyahou a souligné qu’Israël, pour sa part recherchait la paix, mais pas les Palestiniens. « Les 20 ans qui se sont écoulés depuis qu’Israël s’est engagé dans le processus de paix ont été marqués par des mesures sans précédent qu’Israël a prises pour faire progresser la paix.  Je veux rappeler que nous avons quitté les villes de Judée et de Samarie.  Nous avons quitté entièrement Gaza.  Nous avons gelé non seulement les implantations mais nous avons quitté des villages entiers.   Nous avons libéré des centaines de terroristes palestiniens, dont des dizaines ces derniers mois. Et quand vous regardez ce que nous avons eu en retour, des dizaines d’attentats-suicides, des milliers de roquettes sur nos villes tirées depuis les zones que nous avons quittées, et une incessante incitation palestinienne contre Israël.  Si Israël a fait sa part, j’ai le regret de dire que les Palestiniens ne l’ont pas fait.

Abbas menace de quitter les pourparlers et de se tourner vers des « organisations internationales ». Selon les médias israéliens, le leader de l’AP aurait prévenu que les Palestiniens accepteront uniquement une prolongation des pourparlers de paix « si B.Netanyahou déclarait un gel de la construction et une nouvelle libération de prisonniers  »

Dossier nucléaire iranien. « Monsieur le Président », si le règlement du programme militaire nucléaire iranien « peut être atteint, pacifiquement et par la diplomatie, je peux vous dire qu’aucun pays n’a plus à y gagner qu’Israël », a lancé B. Netanyahou à B. Obama.

Selon les médias israéliens et américains, le dirigeant israélien a déclaré que le plus grand défi pour le monde restait le programme nucléaire iranien et qu’il s’engageait à faire tout ce qui doit être fait pour défendre l’Etat juif. « Le plus grand défi, sans doute, est d’empêcher l’Iran d’acquérir la capacité de fabriquer des armes nucléaires.  Je pense que cet objectif peut être atteint si l’Iran était empêcher d’enrichir de l’uranium et démantelait complètement ses installations nucléaires militaires.

Kerry  à l’Aipac. Non je ne suis pas obsessionnel. John Kerry a tenu à se défendre des accusations qui lui ont été portées contre un engagement de type messianique de sa part. Le secrétaire d’Etat a tenu à rappeler qu’il n’agissait en aucun cas pour lui-même, ou pour obtenir le prix Nobel de paix,  mais pour vous, pour Israël, a-t-il lancé.

Si l’Iran ne satisfait pas les critères de l’accord de Genève, les USA ne laisseront pas tomber Israël, a réaffirmé le secrétaire d’Etat devant les membres de l’organisation pro-israélienne.

Le 1er ministre Netanyahou s’exprimera dans l’après-midi heure française devant l’Aipac. Le président Obama a refusé l’invitation de l’organisation  américaine, estimant que l’action de l’AIPAC contre la politique de l’administration Obama sur le dossier nucléaire iranien était contreproductive.

Terrorisme palestinien. Le sud d’Israël à nouveau bombardé depuis Gaza. Une roquette s’est abattue sur Ashkelon. L’aviation israélienne a procédé à des représailles sur deux terroristes palestiniens qui s’apprêtaient à lancer de nouvelles roquettes sur des villes israéliennes.

Des princes saoudien à Ramallah. Pour la première fois, des hommes d’affaires saoudiens se rendent aujourd’hui à Ramallah pour investir dans l’économie palestinienne et rencontrer les acteurs économiques et politiques en Cisjordanie.

Des touristes israéliens obligés d’atterrir en Iran. Les passagers d’un vol de la Turquish Airlines à destination de l’Inde ont été obligés d’effectuer un atterrissage forcé mardi matin en Iran, en raison d’une urgence, un passager gravement malade se trouvant à bord. Tous ont pu repartir, y compris les 20 touristes israéliens.

Agenda diplomatique. Après avoir annulé un voyage en Israël en raison des inondations sans précédent en Grande Bretagne, le Premier ministre britannique David Cameron est attendu à la Knesset le 12 mars prochain, rapportent les médias israéliens. Cette visite sera le première en Israël de M. Cameron depuis qu’il a été élu Premier ministre en 2010.

Service de Presse

 

 

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