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Ministre LIBERMAN: L’INTEGRITÉ DU PEUPLE EST PLUS IMPORTANTE QUE L’INTEGRITÉ TERRITORIALE

Traduction de l’Hébreu : Betty HAREL 

 

 

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liberman  a prononcé   le 7 février 2014 à  Tel-Aviv, un discours  devant  l’Association israélienne du Commerce et de l’Industrie.  Nous vous présentons ici  l’essentiel  de cette allocution  qui englobe   plusieurs sujets   dont  voici quelques extraits :

1)    Accord de paix avec les Palestiniens

« Je suis en faveur  d’un accord avec les Palestiniens,  mais je ne suis pas d’accord pour jouer le pigeon, nous avons par le passé   été trop longtemps les dindons de la farce …. comme lors du désengagement. Je ne veux en aucun cas  d’un accord plein de trous comme le  gruyère.  Nous avons là des opportunités comme jamais nous n’en avons eu par le passé et nous nous devons  de les mettre à profit.  L’intégrité du peuple  est plus importante que l’intégrité territoriale. Mais pas à n’importe quel  prix !  Si nous le voulons,  ça ne sera  pas qu’une légende (reprenant la célèbre phrase de Herzl)   et nous pourrons  procéder à un échange de territoires  et de populations.  Même lors de l’initiative de paix de Genève, avait été évoqué le refus d’accorder la citoyenneté  israélienne aux Arabes de Jérusalem-Est.  En 2004  j’avais déjà écrit qu’entre l’unité du peuple et celle des territoires,  je choisirais celle  du peuple. Je n’ai pas changé depuis… »

2)    A propos du secrétaire d’Etat Américain, Kerry

« Kerry est un vrai ami d’Israël et je  ne vois pas l’intérêt de faire de nos  amis des ennemis. »

« Kerry conduit  ces négociations correctement.   Les pourparlers sont menés par les Américains, et les Palestiniens négocient face aux Américains. Pour l’heure nous ne parlons que de principes afin que le moment venu nous puissions négocier de manière directe avec les Palestiniens  sans intermédiaires.

3)    A propos de l’actuel gouvernement israélien

« Je n’entrevois pas  de danger à  la stabilité du gouvernement. Chacun prend un malin plaisir à l’idée d’un  changement  de  coalition mais cette option n’est pas  à l’ordre du jour.  Je ne vois aucune raison de remplacer cette coalition. Je constate que  le ministre Naftali Benett  court devant tous les microphones mais  je ne le  vois point courir dans l’opposition.  Je ne vois pas qui que ce soit quitter cette coalition de sitôt.   Ceux  qui en parlent  doivent savoir que nous  n’apporterons pas notre concours  à un  changement de coalition».

4)    Les changements dans le monde arabe.

« Le monde arabe modéré réalise aujourd’hui  que le danger pour lui  ce ne sont pas les Juifs, ni Israël, ni  encore le sionisme, mais Al-Qaïda,  l’Iran et les organisations djihadistes.  Il y a des intérêts  communs et nous entendons fréquemment dire, de la part des Arabes du Golfe Persique  et de l’Arabie Saoudite, que se présente actuellement une opportunité qu’il serait regrettable de laisser passer.  Les bouleversements qui se sont  produits dans le monde arabe ont créé de nombreuses  opportunités,  bien plus qu’il n’y en a  jamais eu auparavant  pour Israël.  Je ne me rappelle point d’une  telle  disposition du  monde arabe modéré  à coopérer avec Israël ».

5)    Le boycott  d’Israël

« A ce sujet,  il n’y a rien de bien nouveau.  Le problème du boycott  est familier à Israël depuis des décennies. En 1921 déjà,  un boycott avait   été décrété contre les marchands de Jaffa. En 1959, le constructeur automobile Renault,  sous la pression arabe, décidait de boycotter   Israël.  Nous prenons des mesures pour  endiguer   ces boycotts mais en en parlant, nous jetons de l’huile sur le feu et  nous faisons  le  jeu  de ceux qui veulent nous nuire et nous provoquer.  Il ne faut pas  sous-estimer ces boycotts  mais pour autant il ne faut pas non plus   tomber dans l’hystérie ou  la panique ».

6)    Le problème de l’assimilation dans le monde

Cette tendance est inquiétante. Il nous faut  créer les conditions adéquates pour réussir à  regrouper la majeure partie du  peuple juif  en terre d’Israël. Cela était le but premier du sionisme.  Pourtant une grande partie du peuple juif vit encore en exil. Près de 6,1 millions de Juifs vivent ici en Israël,  alors qu’environ 6,5 millions de Juifs – selon des estimations prudentes, vivent encore en dehors d’Israël.  Il faudrait donc faire venir en Israël près de 3,5 millions de Juifs pour atteindre la masse critique des 10 millions de Juifs. C’est ce qui pourra garantir la pérennité du peuple juif.

 

 

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