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Archive for janvier 2014

Israël et Moyen-Orient Revue des Médias français et israéliens 10 Janvier 2014

79 % des Arabes israéliens satisfaits de leur vie en Israël. Selon une enquête effectuée sur la majorité arabe du Wadi Ara, 79 % des Arabes israéliens se déclarent satisfaits de leur vie en Israël contre seulement 19 %, qui ne le seraient pas.   Interrogés sur la proposition Libermann, en cas de changement de frontières et le placement de villes israéliennes en territoire palestinien, 65 % des arabes israéliens interrogés refusent de devenir Palestiniens.

Lutte contre l’antisémitisme. Faurisson, Carlos, Fofana, Ahmadinejad, Dieudonné. Une lignée d’antisémites notoires dont Dieudonné Mbala Mbala revendique l’amitié et le soutien. 71 % des Français désavoue Dieudonné (Metro), depuis l’interdiction jeudi soir par le Conseil d’Etat de la production sur scène de l’individu, c’est Rideau sur la Haine titre Libération. Fini de rire, Dieudonné Mbala Mbala le Parisien.

« La parole antisémite, raciste, est là, s’est développée et se déverse sur internet », a déclaré le ministre de l’Intérieur vendredi matin sur France Inter. « Nous ne pouvons laisser se diffuser cette parole « Là où il y a une parole raciste, antisémite qui se diffuse, la justice doit pouvoir agir », a prévenu Manuel Valls, confiant que sur le plan juridique les choses ne sont pas simples et qu’il y a toujours une part de risques.

Contexte Proche et Moyen –Orient.

La proposition Liberman est toujours à la Une des médias israéliens. Depuis son discours prononcé lors de la conférence annuelle des Ambassadeurs et ses propositions sur le processus de paix, les médias israéliens ne cessent d’interroger les habitants de ce petit triangle de terres, situé au Sud Haïfa.

President Shimon Peres and Avigdor Lieberman in a diplomats' meeting (Photo: Mark Neiman, GPO)

79 % des Arabes israéliens satisfaits de leur vie en Israël. Selon une enquête effectuée sur la majorité arabes du Wadi Ara, 79 % des Arabes israéliens se déclarent satisfaits de leur vie en Israël contre seulement 19 %, qui ne le seraient pas.

An elderly Israeli Arab man, right, casts his ballot in a polling station in the northern Israeli city of Nazareth, February 10, 2009 (photo credit: AP/Muhammed Muheisen, File)

65 % des Arabes israéliens interrogés refusent de devenir Palestiniens. Interrogés sur la proposition Libermann, en cas de changement de frontières et le placement de villes israéliennes en territoire palestinien, 65 % des Arabes israéliens interrogés refusent de devenir Palestiniens.

Mais pour la première fois, de plus en plus d’arabophones israéliens se déclarent favorables à passer sous citoyenneté palestinienne. Selon ce même sondage du Haaretz, 31 % des personnes interrogées préféreraient faire partie du futur État palestinien, dès qu’il sera établi.  Chez les jeunes, le pourcentage est encore plus élevé, avec 36 % des répondants âgés de 18 à 24 ans.

Plus de droits pour les Arabes israéliens. Selon les médias israéliens, l’accord cadre qui devrait être à nouveau en discussion lors du prochain séjour de John Kerry dans la région, devrait comprendre des propositions concernant les droits des Arabes israéliens.

Selon des médias israéliens qui citent le quotidien Al-Quds Al-Arabi, le secrétaire d’État américain John Kerry aurait rencontré des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe dimanche à Paris. Selon eux, la reconnaissance d’Israël comme Etat juif impliquerait un engagement pour préserver les droits des Arabes israéliens en Israël, selon la norme internationale. Le ministre des Affaires étrangères palestinien aurait quant à lui refusé la demande américaine aux Palestiniens de reconnaitre Israël comme un État juif.

80 % des Israéliens estiment que les négociations n’aboutiront pas à un accord final. Selon le Maariv, 73%  des Israéliens refuseraient de renoncer à une présence de l’armée israélienne dans la vallée du Jourdain.

ג'ון קרי ואבו מאזן

Netanyahou : pas question d’intégrer Jérusalem dans l’accord-cadre. Selon les médias israéliens, le 1er ministre Netanyahou aurait fait savoir à ses ministres du Likoud qu’il refuserait tout accord cadre américain intégrant des discussions sur Jérusalem, au point de quitter les négociations au cas où.  Selon un haut fonctionnaire israélien cité par le Haaretz, le 1er ministre Netanyahou estime que des formulations plus vagues seraient acceptables pour les deux parties, telle que « la création d’une capitale palestinienne dans le grand Jérusalem. »

Mais selon le Haaretz, le 1er ministre aurait présenté une position moins intransigeante à John Kerry.

Les tensions de la paix au sein du gouvernement israélien.  En réaction aux propos positifs tenus par le ministre des Affaires étrangères A. Lieberman à l’égard des propositions de paix américaines,  Zeev Elkin, son Vice-ministre des Affaires étrangères, rejette la proposition américaine, qu’il estime très mauvaise  pour Israël et ses citoyens.

Malgré un accueil parfois négatif de la part de la gauche, qui  critique davantage la forme que le fond de la proposition Lieberman, une grande partie de la classe politique israélienne estime que la proposition Lieberman est légitime, dans le but des discussions pour la recherche de  la meilleure solution possible pour conduire  à un accord de paix viable, stable et final.

Pressions américaines sur les Palestiniens. Les USA menacent financièrement l’AP.  Selon les médias israéliens, les USA auraient menacé l’Autorité palestinienne d’interrompre l’aide financière américaine aux Palestiniens en cas d’échec des négociations.

Agenda diplomatique. L’ambassadeur néerlandais en Israël, Casper Veldkamp  convoqué une nouvelle fois par le ministère des Affaires étrangères à propos de l’annonce du boycott des banques israéliennes par une société financière néerlandaise. Selon le Directeur général pour l’Europe Rafi Schutz, « Cette décision de boycotter Israël est inacceptable. Israël attend du gouvernement néerlandais qu’il prenne une position significative contre les boycotts. »

Affaire Dieudonné. Les médias israéliens suivent quotidiennement et avec beaucoup d’attention la façon dont les pouvoirs publics français luttent contre l’antisémitisme et l’antisionisme en France, et notamment à l’encontre de Dieudonné Mbala Mbala et de ses soutiens en France à l’extrême droite et en Iran.

Ariel Sharon dans un état critique. L’ancien Premier ministre Ariel Sharon se trouve dans un état critique selon les derniers bulletins de santé qui rendent compte d’une détérioration dramatique de son état. D’après des sources proches de la famille citées par les médias israéliens, ses fils, Omri et Gilad, comprennent que c’est la fin et que leur père vit ses dernières heures.

Sharon with Abbas (2003) (Photo: Reuters)

Service de Presse

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LIEBERMAN : SIGNER DE FUTURS ACCORDS DE PAIX AVEC DES PEUPLES ET DES ETATS, ET NON AVEC DES DIRIGEANTS

 

Traduction de l’Hébreu : Betty HAREL

Nous vous présentons  les principaux  extraits du discours de Avigdor Lieberman – ministre israélien des Affaires étrangères, tenu  lors de la conférence annuelle des ambassadeurs à Jérusalem, le dimanche 5 janvier 2014 :

1)    Les relations avec les Etats-Unis 

Sans nul doute,  notre coopération  avec les Américains  constitue le fondement  sur lequel se construit  toute la  politique étrangère  d’Israël.  Il n’est guère nécessaire de détailler, les choses sont claires. Il faut comprendre que les Etats-Unis doivent aujourd’hui faire face à de trop  nombreux défis : la Corée du Nord, le triangle Chine-Japon -Corée du Sud, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Lybie, l’Egypte. Par ailleurs (les Etats-Unis sont confrontés à leurs propres)  problèmes intérieurs : le budget, la loi sur la santé, l’immigration etc… Il faut penser non seulement  comment  se faire aider par les Etats-Unis mais aussi comment un petit pays,  Israël, peut aussi aider les Etats-Unis. Comment pourrions-nous développer de nouvelles orientations,  non à la place des Américains mais en complémentarité avec eux…

2)    Les nouveaux vecteurs de la politique étrangère d’Israël et plus particulièrement en Afrique, mais pas uniquement.

Actuellement  nous sommes  malheureusement trop souvent assimilés à la guerre, au  terrorisme, au  problème palestinien, à l’Iran.  Des sujets  pesants, graves et pas très optimistes.  A ma grande joie, le nom d’Israël  est, ces dernières  années, aussi  associé  au nom de « Nation Start-Up ».  Mais cela n’est guère suffisant. Nous devons mener  davantage de projets environnementaux, faire valoir  nos capacités et  apporter notre contribution   à la communauté internationale, plus spécialement aux  pays précaires,   aux prises avec les  problèmes de pauvreté, de faim,  de pénurie d’eau etc…. Je pense que nous devrions  faire en 2014, ce que nous avons déjà fait dans les années 60,  c’est-à-dire envoyer nos meilleurs émissaires en Afrique et tenter d’être les premiers à résoudre les  problèmes et non plus à les  créer. 

3)    Le dossier du nucléaire iranien

Ces deux problèmes qui, de tradition, nous préoccupent  depuis de longues années et  nous préoccuperont malheureusement  cette année encore  mais aussi  les années à venir.

En ce qui concerne l’Iran, les choses sont claires et connues mais il est important de préciser  certains points.  A l’heure où  nous tenons cette conférence, les centrifugeuses continuent de tourner et d’ enrichir l’uranium et il est même prévu de remplacer les vielles centrifugeuses par de nouvelles, plus modernes,  capables de  produire 5 fois plus d’uranium  que les anciennes. La plupart des pays qui produisent de l’énergie nucléaire civile n’ont guère besoin d’uranium enrichi. Par exemple  en Iran même la centrale nucléaire de Bushehr fonctionne grâce au combustible nucléaire fourni  par les Russes.  Le réacteur de recherche de Téhéran – TRR  (Téhéran Research Reactor)   fonctionnant  à l’uranium enrichi  à 20 %, lequel   leur avait été   fourni  par l’Argentine dans les années 90.  Buenos-Aires leur avait alors livré115 kg d’uranium enrichi.    Jusqu’à ce jour  l’Iran  a réussi à enrichir par lui-même plus de 200 kg d’uranium,   quantité  qui  pourrait leur suffire à  faire fonctionner le TRR jusqu’en 2050.  Par conséquent on ne peut que tomber d’accord avec l’expert  américain Bob Einhorn qui a déclaré que l’exigence des  Iraniens d’enrichir une telle quantité d’uranium à un taux  de   20 % pour produire  de l’électricité, pourrait s’apparenter au recours  d’un  couteau de commando ayant une lame de  30 cm pour étaler de la confiture sur une tranche de pain.   Par ailleurs, la construction du réacteur  plutonigène  d’Arak ne nécessitant pas   d’uranium enrichi, les Iraniens ont prétexté avoir besoin de produire et stocker de grandes quantités d’uranium enrichi pour les   nombreuses futures centrales   nucléaires    qu’ils   comptaient  construire à l’ avenir. Cette affirmation   s’apparente  à  invoquer le prétexte stupide  de vouloir  construire, près de chez soi, une station d’essence pour  un    véhicule  qu’on  acquerrait éventuellement d’ici  une vingtaine d’années.

L’implication de l’Iran dans le terrorisme, l’aide active qu’il fournit  au Hezbollah et  à la Syrie,  nous indiquent  clairement la nature  du régime (auquel nous avons  affaire).  L’Iran est resté le même pour tout ce qui  a trait aux  droits de l’Homme  – L’Iran occupe la  2ème  place   mondiale pour ce qui est des  exécutions, et ce,  en chiffres absolus  et la première  si l’on parle en termes d’exécutions par  tête .  En 2013 par exemple, l’Iran a exécuté  plus de 600 personnes dont 367  depuis l’élection de Rohani en juin dernier.

Parmi ces exécutés,  on dénombre des jeunes d’à peine 18 ans, condamnés à mort pour des délits commis alors qu’ils étaient mineurs –  l’Iran ayant  attendu qu’ils atteignent l’âge de 18 ans pour les exécuter.   Bref, avec ou sans sourire l’Iran reste l’Iran.   Nous suivrons donc avec attention,  la mise en application de l’accord de Genève conclu avec les Iraniens.  Mais en fin de compte la sécurité  des citoyens et l’avenir  d’Israël    ne relève que   du gouvernement israélien. Et nous n’hésiterons pas à prendre les décisions qui s’imposent  en fonction des  développements  et des résultats  constatés.

4) Le dossier palestinien

En ce qui concerne les Palestiniens,  je me garderai de revenir sur les clichés habituels. Tout ce qui s’est passe à Camp David avec  Ehud Barak, Bill Clinton et Yasser Arafat, le désengagement, Annapolis etc…  Je m’exprime comme quelqu’un  ayant déjà  dit  clairement,  avant même  les élections  de 2009, que je suis pleinement en faveur d’un règlement politique global, réel et durable.  Et ce,  même en dépit des   doutes qui m’assaillent quant aux intentions  réelles du côté  palestinien ;  je pense que le dialogue entre nous est essentiel. Même si nous ne sommes pas d’accord, même si nous ne  nous faisons pas trop  confiance les uns les autres,  continuer à  dialoguer et  vivre  ensemble de manière supportable sont d’une importance capitale.  C’est pourquoi je tiens à  saluer sincèrement les  efforts  déployés par le secrétaire d’Etat John Kerry qui,  nuit et jour,  s’investit et se dépense sans compter   pour  tenter de mettre un terme au conflit israélo-palestinien.  Il n’est donc guère possible de dédaigner  les efforts mêmes  de Kerry ; on ne peut fermer les yeux sur les questions essentielles pour nous,  telles qu’elles sont rapportés dans  les medias, comme les arrangements sécuritaires, la reconnaissance d’Israël  en tant qu’Etat du peuple juif.  Je suis parfaitement conscient que ceux sur la scène  internationale  nous ayant  déjà  proposé des solutions alternatives, n’ont jamais  présenté de telles   positions claires et courageuses pour résoudre ces deux questions cruciales. C’est pourquoi je tiens une fois de plus  à souligner  que Kerry  mérite notre plus profonde estime.

Je ne vous cache pas que j’ai  eu et ai encore quelques contacts et discussions avec  diverses personnes de l’autre bord, notamment avec des Fellahs  (fermiers/agriculteurs)  habitant non loin de mon village Nokdim et  y travaillant. J’ai notamment  discuté avec des gens proches de Abou Mazen mais aussi avec certains de  ses détracteurs.  Je tiens  à signaler que nul ne se fait d’illusions. Le chemin sera long et difficile et nous ne sommes malheureusement pas encore  près du but.

5)    Accord avec les Palestiniens – le jour d’après …

Il est important de penser non seulement à la signature d’un accord mais aussi au jour d’après  cet accord.  Comment influera  l’  Etat palestinien  indépendant sur les Arabes d’Israël qui se définissent eux-mêmes comme palestiniens ? Comment sera-t-il  possible de faire face  aux pressions intérieures   comme extérieures ?  La signature d’un accord avec les Palestiniens mettra-t-elle  fin aux pressions exercées par la communauté internationale sur Israël ? Ou, sous le prétexte de ce qu’ils appellent les  «colonies » et « l’occupation », continuerons-nous à faire l’objet d’attaques  incessantes sur des questions telles que le règlement de l’implantation des Bédouins dans le Néguev,  ou le renforcement de l’implantation juive en  Galilée ?  On sait déjà les personnes et organismes qui s’y préparent. Ces mêmes organismes et personnes  qui précisément  nous attaquent  aujourd’hui sur les questions d’implantations juives en Judée-Samarie et en Galilée, préparent déjà  le terrain  en vue de soulever  les sujets qui fâchent et que je viens de mentionner.  Ils n’ont nullement l’intention de nous accorder un moment de répit et de nous faire confiance sur un règlement avec les Palestiniens,  mais ils comptent continuer à nous harceler et faire pression sur nous sur d’autres questions.

Selon moi, les conditions d’un accord global avec les Palestiniens doivent aussi inclure le règlement du problème des Arabes d’Israël. Je  sais que ce n’est ni politiquement correct ni de bon ton mais sans   échanges de territoires et de populations, mon parti  « Israël Beytenu »  n’acceptera   aucun règlement.  Quand on parle d’échanges de territoires, il convient d’ajouter  aussi échanges de populations.  Il ne s’agit en aucun cas de transfert, comme par exemple l’implantation  de populations juives à  Goush  Katif. Nul ne sera expulsé   de sa maison ni spolié de ses biens, il s’agit tout simplement de déplacer la frontière.  Si quiconque pense que je fais allusion au triangle et à  Wadi Ara,   en effet je fais  bien allusion  au  triangle de Wadi Ara.  Il n’y aucune raison que les Arabes israéliens ne  rejoignent pas  leurs frères palestiniens pour être sous pleine souveraineté palestinienne et qu’ils  ne deviennent pas citoyens à part entière du futur Etat palestinien auquel ils aspirent tant.

Je n’accepterai aucune revendication du  droit de retour en terre d’Israël, pas même pour une seule personne. Le seul maintien de cette option, même en théorie ou de manière restreinte,  risque de constituer un point de pression.  Je ne suis pas sûr que les prochains gouvernements puissent résister aux pressions extérieures.  Il faut comprendre que depuis la signature des accords d’Oslo (en septembre 1993),  plus de 10.000  Palestiniens sont revenus vivre en Israël  sur la base de la réunification des familles et plus de 100.000  sont arrivés en Judée-Samarie en provenance de Jordanie  et d’autres pays arabes dont près de  50.000  se sont vus accorder des cartes d’identité palestiniennes, concrétisant ainsi leur droit de retour en Judée-Samarie. Les  50.000 autres se sont retrouvés  dans cette région  sans avoir eu l’accord  des autorités pour  recevoir des cartes d’identités palestiniennes.  J’ai bien vérifié toutes ces données avec l’appareil de sécurité  et c’est ainsi que se présente la situation.

Quand je parle du jour d’après …. , imaginez-vous un Etat palestinien indépendant qui ne doive plus nous demander l’autorisation d’accueillir  des réfugiés palestiniens sur son  territoire et libre de délivrer autant  de cartes d’identité palestinienne  que bon lui semble … Que risque-t-il de se passer ?

A ce jour, près de 2,4 million de Palestiniens vivent en Judée-Samarie. En Jordanie on compte près de 2, 034,641de  Palestiniens,  au Liban 440,543 et en Syrie 449, 189. Ce qui signifie qu’hors Judée-Samarie et Gaza,  vivent plus de 3 millions de Palestiniens qui, dès la création d’un Etat palestinien voudront revenir en Judée-Samarie.  Ne reviendront certainement pas  les Palestiniens ayant réussi à se faire une situation  en Arabie-Saoudite ou dans les Emirats.  Par contre, ceux qui voudront revenir à savoir les Palestiniens vivant au Liban, en Syrie,  risquent d’être rejetés par  les autorités de ces deux pays qui  n’attendent que de voir la création d’un Etat palestinien   et  ne s’en cachent guère. Ils ne laisseront pas aux Palestiniens qui vivent dans leurs frontières, d’autre choix ou alternative que de les renvoyer  chez eux par le premier avion.

Anticipons encore  … Comment l’économie de la Judée-Samarie    qui ne ressemble en rien à celle de la Suisse ou de la Norvège,   pourrait-elle absorber 3 millions de Palestiniens supplémentaires ?  Où habiteraient- ils ?  Où travailleraient- ils ?  Comment mangeraient- ils ?  Quelles en seraient les conséquences sur Israël ?

J’en conclus, compte tenu de tous les évènements se déroulant dans notre région,  y compris en Lybie et en Irak,  qu’il vaut mieux toujours  penser au jour d’après.

6)    Relations avec les pays voisins d’Israël

Je voudrais à présent évoquer  trois autres sujets méritant aussi   d’être abordés :

La région proche de nous ou en d’autres termes  les pays voisins – quand je parle des pays voisins  je fais allusion à la Turquie, l’Irak, la Lybie, le Soudan. Dans ce contexte, il m’est  impossible  de ne pas évoquer les contrebandes  d’armes venant de Lybie ou du Soudan vers la bande de Gaza, mais aussi celle  venant de pays limitrophes  et de pays avec lesquels nous avons des contacts  plus ou moins proches  – A ce propos  nous devons aussi tirer les enseignements du  passé. La principale erreur que nous ayons commise dans le passé lorsque nous concluions des accords avec certains pays de la région est   d’avoir  signé ces accords uniquement   avec des dirigeants et non avec des  peuples ou des Etats. C’est ainsi qu’une  situation  étrange  est apparue : d’un côté,  nous entretenions  des relations diplomatiques avec ces pays et d’un autre,  nous retrouvions  la même haine unanime  et la même incitation à la haine à l’encontre  d’Israël,  émanant de nombreuses couches de la population , qu’elles fussent    libérales ou religieuses radicales. On nous dit chaque fois qu’il faut prendre en considération la réalité et ne pas tenir compte  de la haine et de l’incitation à la haine dans ces pays, ni  des positions anti-israéliennes que ces pays véhiculent dans tous les forums internationaux.  L’essentiel nous dit-on encore,  est d’avoir une coopération  convenable  en matière de sécurité avec ces pays  et qu’il faut tenir compte de leurs  difficultés intérieures – mais cela, je le dis haut et fort, c’est  pour moi inacceptable. On  ne doit en aucun cas accepter le statut de « maitresse » pour reprendre la formule de Meir Dagan (ancien chef du Mossad) qui comparait Israël  à une maitresse dont  tous les pays de la région   jouissaient  mais avec laquelle   aucun d’entre eux ne voulait reconnaitre avoir des relations.

Nous devons exiger des contreparties sur le plan politique et pas seulement sur le plan sécuritaire.  Quand nous signons un   accord de paix, nous devons nous assurer que nous le faisons avec un Etat. Ce doit être des traités de paix  entre peuples et non  avec des dirigeants.  Les accords de paix signés uniquement avec des dirigeants ne sont ni stables ni durables. Leurs dirigeants ne voient guère la nécessité de les expliquer au peuple ni ne sont  désireux d’affronter leur  hostilité. Les dirigeants tentent, à contrario,  de cacher  leurs  relations avec Israël et de les réduire au strict minimum.

Nous devons par conséquent revoir  si c’est bien cela  que nous voulons aujourd’hui et si c’est bien la bonne  méthode.

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Informations sur les migrants illégaux en Israël- Porte-parole du Ministère israélien des Affaires étrangères

Jérusalem, 7 janvier 2014

 

Au cours des dernières années, l’État d’Israël comme de nombreux autres pays développés, a connu un afflux de personnes qui sont entrées illégalement en Israël par la frontière israélo-égyptienne. Le nombre total de ces individus entrés en Israël depuis 2006 est estimé à plus de 64.000. Certains sont, depuis, retournés volontairement dans leur pays d’origine, portant le nombre actuel de ces personnes à 53 600. L’ensemble des questions soulevées et leur nombre considérable présentent un défi important pour les services économiques et sociaux d’Israël – dont la population totale s’élève à 8 millions d’habitants.

La situation en Israël est beaucoup plus complexe que celle des autres pays développés. Israël est le seul pays développé ayant une frontière terrestre avec l’Afrique, ce qui le rend relativement plus accessible pour ceux qui veulent y entrer. En outre, en raison de la situation géostratégique unique d’Israël et de l’instabilité politique actuelle autour de ses frontières, il est pratiquement impossible de développer des solutions de coopération régionale avec les pays d’origine et de transit, comme cela se fait dans d’autres pays développés, tels que les pays européens et les États-Unis.

Israël tente de mettre en équilibre la nécessité de contrôler ses frontières avec celle de protéger les droits de l’homme de ceux qui y entrent. En raison de son adhésion au droit international, Israël a accordé la protection à environ 60.000 personnes sans qu’elles n’aient eu besoin de donner, de prime abord,  un motif individuel pour rester en Israël. Ces personnes représentent environ 95 % de tous les individus qui sont entrés illégalement en Israël par la frontière sud.

L’Autorité chargée de la Population et de l’Immigration, à travers son département de RSD (Détermination du statut de réfugié), a examiné des centaines de demandes d’asile, en coordination avec le HCR, ce qui a permis de former également le personnel du département du RSD. Toutes les demandes sont traitées sérieusement et de façon complète, avec une priorité donnée à celles présentées par les migrants séjournant sur les sites aménagés de Saharonim et Holot. L’examen des demandes est effectué conformément aux obligations juridiques internationales d’Israël, sur la base de la Convention des Nations Unies sur les réfugiés (1951). La loi s’applique en vertu du droit israélien et en conformité avec les décisions de la Cour Suprême.

Les déclarations sur les questions des migrants qui ne prennent pas en compte tous les éléments mentionnés ci-dessus ne sont pas utiles et ne contribuent pas à clarifier ce sujet complexe que le gouvernement d’Israël traite avec le sérieux et la responsabilité que cette situation exige.

 

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Les Palestiniens, 1ers acheteurs du gaz israélien

i24news.tv, le 6 Janvier 2014

Une compagnie d’électricité palestinienne signe un contrat de 800 millions d’euros avec un groupe israélien

Le 1er acheteur de gaz naturel du plus grand champ de gaz d’Israël sera la Palestine Power Generation Company (PPGC), qui va acheter à hauteur de 1,2 milliards de dollars (environ 800 millions d’euros) de gaz sur 20 ans, a annoncé l’un des principaux partenaires dimanche.

Le groupe israélien Léviathan vendra 4,75 milliards de mètres cubes de gaz à la PPGC, qui alimente les zones palestiniennes en Cisjordanie. Léviathan devrait commencer à produire en 2016 ou 2017, a déclaré le groupe Delek (groupe qui détient 45,3% du champ, ndlr) dans un communiqué.

La société palestinienne vise à construire une centrale de 300 millions de dollars (environ 220 millions d’euros) dans la ville de Jénine en Cisjordanie pour produire de l’électricité à partir du gaz, a rapporté Reuters.

« La coopération économique illustrée par l’accord signé aujourd’hui va conduire à la prospérité et à la croissance et contribuera à la promotion du respect mutuel et de confiance entre Israéliens et Palestiniens et jeter les bases de la paix », a déclaré Yitzhak Techouva, actionnaire majoritaire du Groupe Delek.

« Nous continuerons à travailler au développement du gisement Léviathan dès que possible », a de son côté indiqué le vice-président de Noble Energy, qui détient 39,66% du champ, selon l’agence Reuters. Il a ajouté que le groupe espérait signer plusieurs accords d’exportation dans un avenir proche.

Dimanche soir, la 2ème chaîne de télévision israélienne a signalé que le ministre de l’Energie et de l’Eau, Silvan Shalom, s’est récemment rendu en Jordanie pour promouvoir un accord sur le gaz avec le Royaume hachémite. D’autre part, le groupe Delek a indiqué prévoir d’exporter une partie du gaz naturel vers l’Europe via des pipelines vers la Jordanie, la Turquie et l’Egypte, ainsi que l’Autorité palestinienne.

En octobre dernier, la Haute Cour de Justice d’Israël a confirmé une décision du gouvernement d’exporter 40 % des découvertes de gaz du pays à l’étranger.

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Les forces de sécurité israéliennes arrêtent les terroristes auteurs de l’attaque à Bat Yam

January 3, 2013

 

הפיגוע בבת ים

 

L’Agence de Sécurité israélienne, en coopération avec Tsahal et la police israélienne, a arrêté les terroristes qui ont planifié l’explosion d’un bus à Bat Yam qui a eu lieu le 22 décembre 2013 au cours de laquelle une personne a été blessée. Ils étaient membres de la cellule terroriste du Jihad islamique Palestinien de Bethléem. Au cours de l’enquête, les suspects ont avoué avoir mené cette attaque terroriste.

 

Les principaux arrêtés sont
– Shada Mahmad Sha’ada Ta’amri – né en 1989 et qui a été arrêté par le passé pour son implication dans le mouvement du Jihad islamique palestinien.

-Hamdi Mahmad Sha’ada Ta’amri – né en 1992, un ancien détenu pour son implication dans le mouvement du Jihad islamique palestinien. Son frère est un policier palestinien.

– Sami Ovar Sami Harimi – né en 1992, il y a seulement quelques mois, il travaillait illégalement dans un restaurant à Jaffo – Tel Aviv.

– Yusef Nasser Yusef Slama – né en 1991

 

Les charges explosives utilisées pour cette attaque ont été préparées par les frères Ta’amri. Ils ont utilisé deux kilos de matériel explosifs de fabrication artisanale dont des clous, des vis et un système d’activation via un téléphone pour faire exploser la bombe à distance.

L’engin explosif a été remis à Harimi qui l’a caché dans son sac qu’il a amené le matin du 22 décembre 2013 dans une zone au sud du Mont Hébron. Il s’est ensuite infilitré en Israël avec d’autre Palestiniens à travers une brèche dans la barrière de sécurité.

Un bédouin israélien l’a ensuite conduit dans la zone de Jaffo. Après avoir prié dans une mosquée, Harimi a pris le bus numéro 240 de la compagnie de bus “Dan”, il a déposé l’explosif au centre du bus avant de descendre du bus. Quelques minutes plus tard, il a fait détonner la charge explosive via son téléphone.

Harimi, qui a été arrêté à Bethléem le 26 décembre 2013 a admis au cours de l’enquête que la cellule terroriste avait plannifé une autre attaque dans la zone de Jaffo-Tel Aviv dans les jours suivant le premier attentat. L’arrestation de cette cellule a empêché d’autres attaques d’avoir lieu.

 

Au cours de l’enquête de Hamdi, des forces de sécurité ont découvert une vingatine de kilos d’explosifs près de sa maison.

Une enquête est en cours, d’autres arrestations sont à prévoir.
Le lieutenant colonel Peter Lerner, porte-parole de Tsahal pour la presse internationale, a déclaré : “cette mission accomplie par les efforts conjoints des Renseignements et des forces opérationelles a permis de sauver des vies israéliennes. La réalité de ces attaques, quasi quotidiennes, dans nos centres de shopping, nos bus et nos cafés éveille de mauvais souvenirs de notre mémoire collective. Ceux qui ont perpétré ces actes de terreur doivent savoir qu’il y a un prix à payer. Tsahal s’est engagé à maintenir la sécurité dans la région et continuera de neutraliser ceux qui souhaitent perturber nos modes de vies.

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