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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 2 octobre 2013

 

« Les dangers d’une arme nucléaire iranienne et l’émergence d’autres menaces dans notre région ont conduit beaucoup de nos voisins arabes, à reconnaître enfin qu’Israël n’est pas leur ennemi. » Déclaration du 1er Ministre Netanyahou, ONU, 1 oct. 2013.  

 

 

Israël en France.  « Israël ne laissera pas l’Iran accéder à l’arme nucléaire. Si Israël est obligé d’agir seul, il agira seul ». La déclaration du Premier ministre Netanyahou à la Tribune de l’ONU est brièvement mais régulièrement reprise dans la presse nationale française.

Moyen- OrientSyrie. L’arrivée mardi des 19 inspecteurs de l’ONU en Syrie fait l’objet d’une attention relative des médias français. Chargés de recenser dans un premier temps les stocks d’armes chimiques listés par le régime de Bashar El Assad,   les spécialistes s’accordent sur la difficulté d’agir durant un conflit armé. Ils feront des cibles parfaites dans cette guerre civile, note Dina Esfandiary de l’ISIS de Londres (20 Minutes).

Un démantèlement coûteux et même exorbitant selon Bérénice Dubuc du quotidien gratuit.  Le seul coût de destruction est estimé à  200 000 euros / tonnes avec l’hypothèse que l’arsenal chimique syrien ne soit que de 1000 tonnes.

« Ce sont nos armes chimiques », confie l’un des combattants anti-Assad sur France Inter, ajoutant, nous ne voulons pas qu’elles soient détruites (journal de 8h).

150 000 morts par armes conventionnelles. Un autre témoignage sur France info d’un combattant rebelle constate que les armes chimiques ont « seulement » fait 1500 morts tandis que les armes conventionnelles sont responsables de la mort de

150 000 personnes en Syrie.

Contexte Proche et Moyen-Orient.

Le discours du Premier ministre Netanyahou prononcé mardi à l’ONU est à la Une des médias israéliens comme le sont aussi les commentaires cinglants du New York Times à son égard.

Les  commentaires sont partagés en Israël et bien qu’il existe un consensus réel au sein de la société israélienne, convaincue du danger réel de la volonté hégémonique et nucléaire du régime actuel en Iran, la perception du discours onusien du Premier ministre varie nettement en fonction des tendances politiques de chacun.

Contrairement aux médias français, qui n’ont retenu pour l’instant qu’une seule phrase sortie de son contexte, de nombreux médias israéliens relèvent aussi la vision d’un nouveau monde arabe en paix avec Israël, portée par le discours de Benyamin Netanyahou.

Nos voisins reconnaissent enfin aujourd’hui qu’Israël n’est pas leur ennemi.  « Les dangers d’une arme nucléaire iranienne et l’émergence d’autres menaces dans notre région ont conduit beaucoup de nos voisins arabes, à reconnaître enfin qu’Israël n’est pas leur ennemi. Cela nous permet de surmonter des animosités historiques et de bâtir de nouvelles relations, de nouvelles amitiés, de nouveaux espoirs. Israël se félicite de l’engagement du monde arabe. Nous espérons que nos intérêts et défis communs nous aideront à forger un avenir plus pacifique. »

 

 

Le Premier ministre Netanyahou est resté ferme et déterminé à empêcher l’Iran d’accéder à la bombe atomique :

« Israël ne laissera jamais des armes nucléaires entre les mains d’un régime voyou qui a promis à plusieurs reprises de nous rayer de la carte. Contre une telle menace, Israël n’aura d’autre choix que de se défendre lui-même. Je veux qu’il y n’ait aucune confusion sur ce point : Israël ne permettra pas à l’Iran de se doter  d’armes nucléaires. Si Israël est obligé d’agir seul,  Israël agira seul. Pour l’instant nous sommes seuls, mais en défendant Israël, nous savons que nous défendons beaucoup,  beaucoup d’autres pays. 

Les médias israéliens se font largement l’écho de la feuille de route énoncée par Israël afin de s’assurer d’un arrêt complet et définitif du programme nucléaire iranien ainsi que son démantèlement.

Les Iraniens doivent commencer par « cesser tout enrichissement de leur uranium » et transférer en dehors d’Iran les stocks d’uranium enrichi, a déclaré le Premier ministre Netanyahou à la Tribune de l’Onu, dont il était le dernier intervenant

Voici donc ce que doit faire la communauté internationale.  

Tout d’abord, maintenir les sanctions. « Si l’Iran poursuit son programme d’armement nucléaire au cours des négociations, il faut  renforcer les sanctions.   »

Deuxièmement, ne pas accepter d’accord partiel.  Le 1er Ministre israélien a rejeté fermement l’idée d’un accord partiel relâchant l’étau sur l’Iran en échange de concessions superficielles du régime islamique. « Un accord partiel qui aboutirait à la   levée des sanctions internationales qui ont nécessité de longues années de  mise  en place, en échange de concessions cosmétiques, permettrait à l’Iran de rattraper  en  quelques semaines  seulement  son programme nucléaire.

Un démantèlement complet. « En troisième lieu, ne « lever les sanctions que lorsque l’Iran aura totalement démantelé, et de façon vérifiable, son programme de fabrication d’armes nucléaires ».

Le Premier ministre Netanyahou a exprimé son souhait de voir les objectifs de la communauté internationale aboutir avec l’Iran.

« Nous voulons tous donner à la diplomatie avec l’Iran une chance de réussir. Mais quand il s’agit de l’Iran, il faut savoir que plus les pressions seront fortes, plus les chances de succès le seront aussi.  Il y a 30 ans, le Président Ronald Reagan avait donné ce conseil : Faites confiance, mais vérifiez toujours. Quand il s’agit de programme d’armement nucléaire de l’Iran, voici mon conseil : méfiance, démantèlement et vérification. « 

« J’aimerais croire M. Rohani mais je ne le peux pas« . Il faut « se concentrer sur les actions de l’Iran ».

 L’Iran n’a pas encore franchi la ligne rouge, mais il « veut être en position de pouvoir accélérer et construire des bombes atomiques » quand il le voudra « avant que la communauté internationale ne puisse le détecter et l’empêcher ».

Netanyahou torpille les efforts d’Obama sur l’Iran. L’éditorial cinglant du New York times est particulièrement commenté en Israël. Selon le célèbre quotidien américain, la politique du premier ministre Netanyahou empêcherait l’avancée des efforts diplomatiques déployés par le  président Obama.

Une réponse du NY à B. Netanyahou. Selon certains spécialistes cités par les médias, cette tribune du New York Times serait de fait une réponse au passage du discours de Benyamin Netanyahou impliquant le quotidien.

Les médias ont l’enthousiasme facile. Lors de son allocution mardi à l’ONU, le Premier ministre israélien a tenu à mettre en garde les médias contre la facilité à accueillir comme argent comptant les bonnes paroles portées par les représentants de dictatures religieuses ou communistes. Evoquant la Corée du Nord qui avait aussi en son temps, comme l’Iran, fait mine d’accepter le dialogue et les conditions d’un démantèlement de son programme nucléaire, le Premier Ministre a tenu à rappeler combien le monde entier s’était enthousiasmé, pour seulement des mots,  et  un an plus tard, la Corée du Nord effectuait son premier  essai nucléaire.

Le premier Ministre a aussi rappelé l’engagement d’Israël à parvenir à un compromis historique et une paix définitive entre Israéliens et Palestiniens.

« Israël continue de rechercher une paix historique avec ses voisins palestiniens, qui mette fin au conflit,  une fois pour toutes.  »

« Nous voulons une paix fondée sur la sécurité et la reconnaissance mutuelle dans laquelle un Etat palestinien démilitarisé reconnaisse  l’Etat juif d’Israël.  »

« Je reste déterminé à parvenir à une conciliation historique et bâtir un meilleur avenir pour les Israéliens et les Palestiniens.  Maintenant, je n’ai aucune illusion, ce sera difficile à atteindre. »

« Le processus de paix entre Israël et les Palestiniens a débuté il y a vingt ans. Six premiers ministres israéliens, y compris moi-même,  n’ont guère  réussi à réaliser la paix avec les Palestiniens. Mes prédécesseurs ont été prêts à faire des concessions douloureuses. Moi aussi. »

« Mais jusqu’à présent, les dirigeants palestiniens eux,  n’ont pas été prêts aux concessions douloureuses qu’ils doivent aussi faire pour mettre fin au conflit. Pour  parvenir à la paix, les Palestiniens doivent reconnaître l’Etat juif, et les besoins de sécurité d’Israël doivent être respectés. »

« Je suis prêt à faire un compromis historique pour une paix réelle et durable. Mais je ne cèderai jamais sur la sécurité de mon peuple et de mon pays, qui est le seul et unique Etat juif. »

Service de Presse

 

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