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ISRAEL ELIT SES MAIRES – ELECTIONS MUNICIPALES 2013

 

Ecrit  Par : BETTY HAREL 

 

Le mardi 22 octobre 2013   , près de 5.5 millions d’Israéliens âgés de plus de 18 ans étaient appelés à se rendre aux urnes, dans les 191 villes d’Israël, pour élire leur maire, dans le cadre du premier tour des élections municipales. Les électeurs étaient tenus de glisser deux enveloppes dans l’urne ; l’une jaune pour désigner le maire de leur choix (parmi les  767 candidats en lice cette année), l’autre blanche pour choisir leur conseil municipal (parmi les 1912 listes en présence).  Rappelons que les israéliens votent pour un maire et séparément pour une liste d’adjoints. Un maire peut être élu avec l’opposition par exemple – ou même sans aucun conseiller municipal de sa propre liste.

Ces élections ont lieu tous les 5 ans et contrairement aux législatives, le jour des municipales n’est pas un jour férié en Israël.

.Le deuxième tour aura lieu mardi 5 novembre 2013

.Il est à noter que la plupart des plus importantes villes ont vu la réélection de leur maire sortant, dès le premier tour

Je vous invite à présent à   faire ensemble  un petit tour d’horizon des différentes principales villes d’Israël que  je me propose de vous présenter brièvement, et de  dresser le bref portrait de  leurs maires respectifs qui impriment  tous à leur manière,  leur marque sur la ville qu’ils dirigent.   Voyageons  donc ensemble à Jérusalem, Tel-Aviv, Haïfa, Netanya, Beer-Shev’a  et Nazareth

JERUSALEM

.Appelée « Ville d’affaires » ou « Ville Sainte« , ou  » Cité de David« 

Population : Près de 750.000 habitants

Berceau du judaïsme et du christianisme et très importante pour l’Islam, Jérusalem est considérée comme  une ville historique.  Le maire sortant et d’ores et déjà réélu,  Nir Barkat  s’est employé avec succès à dépoussiérer et modifier l’image traditionnelle de la ville et à en faire une ville dynamique en perpétuelle mutation. Jérusalem ces dernières années, s’est transformée en un centre d’affaires aux infrastructures des plus modernes avec des parcs high-tech, de nombreuses zones industrielles, regorgeant de musées et  de centres commerciaux,  abritant une multitude de cafés et de restaurants très tendance. Y fonctionne  aussi  le premier tramway d’Israël

Portrait du maire réélu: Né en 1959 à Jérusalem, Nir Barkat est un homme d’affaires et  un entrepreneur qui a fait fortune dans la haute technologie. Ancien membre du Likoud (droite)  et de Kadima (centre-droite), il a été élu maire de Jérusalem en novembre 2008.  Réélu sous l’étiquette  » indépendant » au premier tour avec 51% de voix, il bénéficiât du soutien discret du Premier ministre Netanyahu.   Son adversaire Moshe Léon, était quant à lui,  soutenu par les religieux ultraorthodoxes,  par le parti ultranationaliste « Israël Beyteinu » et son chef de file Avigdor Liberman, pour qui cette défaite  revêt un air d’échec personnel.  . L’enjeu de ces élections  était de taille, puisque il y allait du futurcaractère de la ville, Nir Barkan  ayant pour projet de  continuer à promouvoir le caractère moderne et laïc de la ville

TEL-AVIV- JAFFA

.Surnommée   « Ville Blanche », ou « ville qui ne dort jamais« , ou  » ville de la fête éternelle » ou encore  « ville sans interruption« 

Population :   près    de 405.000 habitants

Tel-Aviv, en dépit de son grand âge – 104 ans,  déborde d’énergie  et de vitalité.  Fondée   au début du siècle dernier, Tel-Aviv est le plus grand musée à ciel ouvert du style architectural Bauhaus. Cette ville a vu sous l’impulsion de son maire actuel, pousser une  multitude de gratte-ciel, qui  ont complètement redessiné  le paysage urbain de la ville. En outre cette métropole cosmopolite   est devenue la capitale financière et économique d’Israël. Jouissant de nombreux atouts, comme sa magnifique  plage de sable fin,   Tel-Aviv est devenue  un must en matière de vie culturelle, de vie nocturne et  de tourisme

Portrait du maire réélu : Agé de 69 ans, Ron Houldai,   est un ancien pilote de chasse ayant servi plus de 26 ans dans l’armée de l’air. Diplômé d’histoire, membre du parti travailliste,  Houldai a été  élu maire de Tel-Aviv en 1998.  Il est à la tête de la ville blanche depuis plus de  15 ans, il  dirige en main de maître cette ville dont  le  bilan  est extrêmement   favorable.  Opposé à Nitzan Horowitz du parti de gauche Meretz,   Houldai  a  été  réélu avec 53 % de voix. Il rempile donc pour un 4ème  mandat

HAIFA

Population : près de 280.000 habitants

Capitale du nord d’Israël. Haïfa est connue pour son  important  port, et son industrie chimique,  pour sa célèbre université « le Technion« ,  et pour abriter  le centre mondial de la foi Bahaï et ses somptueux jardins.  De nos jours elle est actuellement présentée comme une cité multiculturelle et multiconfessionnelle dans laquelle cohabitent  harmonieusement  Juifs, musulmans, druzes et chrétiens.  La ville se décline en quelques  atouts majeurs;  la beauté de son site, son dynamisme scientifique et économique  et son pluralisme réussi.

Portrait du maire réélu: Né en 1944  à Haïfa, Yona Yahav  est un avocat et  un homme politique de longue date. Il a remporté  48,9 %  des suffrages  et rempile  donc pour  un 3ème  mandat.

NETANYA

Population : Près de 180.000 habitants

Elue en 2007  l’une des villes les plus fleuries du pays, capitale de la plaine du Sharon,  (centre d’Israël) Netanya connait un essor sans précédent ces dernières années;  construction de nouveaux quartiers,  de nouvelles routes, de nouvelles écoles, de belles promenades le long des plages et création de centres de jeunesse, clubs sportifs et centres pour troisième âge.   Cette ville est  très appréciée  des Français qui s’y sont installés  en grand nombre. Netanya a  également accueilli un grand flux  d’immigrés russes vers les années 1990.  Son superbe bord de mer  et sa plage  attirent  beaucoup de  touristes notamment français et nombre de retraités.  En outre grâce à son institut Wingate du Sport (qui forme aux métiers du sport),    ses nombreuses pistes cyclables,  ses complexes sportifs et ses douze terrains de tennis,  Netanya est devenue la capitale du sport.

Portrait du maire réélu : Miriam Fieberg-Ikar est née en 1951  – Elue en  1998 elle fut la première femme à occuper le poste de maire de la ville. Femme énergique, et gestionnaire hors pair, elle  a su donner à Netanya  l’essor et le dynamisme qu’on lui connait.  Elle a été réélue avec 72 % des voix.  Elle entame donc son 4ème  mandat.

BEER-SHEV’A

Population : 200.000 habitants

Capitale du Néguev (dans le sud),  et plateforme des transports interurbains, Beer-Shev’a s’est considérablement développée ces dernières années, accueillant de très nombreux  immigrants  d’Ethiopie et de l’ex Union-Soviétique.  L’Université Ben-Gourion de grande renommée et  son  campus  très dynamique font de Beer-Shev’a une ville où il fait bon étudier.  En outre la ville  s’est dotée ces dernières années  d’équipements sportifs de plus en plus nombreux, de parcs  et d’infrastructures culturelles.

Portrait du maire actuel réélu : Né  en 1971  à Beer-Shev’a,  Rubik Danilovich  a fait son apprentissage alors qu’il officiait en tant que maire  adjoint du célèbre Yaakov Turner.  Maire  depuis 2008, il a   été réélu avec  un score record de 92,2 %.  Score qui en dit long sur la   popularité et l’estime   dont il jouit auprès de sa population qui lui voue une infinie gratitude pour avoir su   faire de cette ville une métropole importante et moderne pourvoyeuse de nombreux emplois.

NAZARETH

Population : Près de 80.000 habitants

Plus grande ville arabo-israélienne du pays, (dont une  majorité – 70 %- de la population est musulmane et 30% est chrétienne,  les deux populations  entretenant   des relations cordiales), Nazareth est située en Basse Galilée (dans le nord d’Israël).  Berceau du christianisme, Nazareth abrite bon nombre de lieux saints  chrétiens (notamment des églises) parmi les plus importants au monde  qui font d’elle un  haut lieu  du christianisme,   de la foi et de la spiritualité.  Très riche en sites historiques et archéologiques, Nazareth a su conjuguer  culture  ancienne et  moderne avec charme oriental.  A Noël Nazareth se pare de ses plus beaux atours et  accueille près de 2 millions de touristes chaque année,  auxquels elle offre  pour l’occasion de belles  cérémonies religieuses riches en couleurs.

Portrait du maire réélu : maire indéboulonnable depuis 1994,  Ramiz Jaraisy arbore l’étiquette du parti communiste « CHADASH« . Il  très apprécié de ses électeurs en raison du   développement  qu’il a impulsé pour créer  des    services sociaux de qualité et  accessibles à tous et un excellent système éducatif ; grâce à ses efforts Nazareth ne connait pas de tensions religieuses en dépit de son caractère multiconfessionnel. Il été réélu à ces dernières élections avec 43% des suffrages. Il était opposé notamment à Hanan Zouabi, la députée antisioniste qui n’a remporté que 5% de voix. 

Conclusions

Même si l’élection générale nationale est dissociée de l’élection municipale, celle-ci est un des baromètres  les plus efficaces pour témoigner du climat politique et de la société israélienne. Tous les partis et tous les politiciens le savent. La bataille pour Jérusalem fut celle dont l’enjeu était le  plus crucial et celle pour  Nazareth  celle qui suscita un regain d’intérêt.

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Déclaration de Benjamin NETANYAHU à John KERRY

Lors de leur rencontre à Rome

23 octobre 2013

 "נמשיך בסנקציות". קרי ונתניהו

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré le mercredi 23 octobre 2013 le secrétaire d’Etat américain John Kerry à Rome.

Voici la déclaration de Benjamin NETANYAHU

«Le principal problème sécuritaire auquel nous sommes confrontés, comme vous l’avez déclaré, est la recherche d’armes nucléaires par l’Iran. L’empêcher est un objectif que je partage avec vous et le président Obama , et vous l’avez dit, et je le pense avec sagesse,  l’Iran ne doit pas disposer d’une capacité militaire nucléaire, ce qui signifie qu’il ne doit ni avoir de centrifugeuses ni pouvoir enrichir l’uranium.

Il ne devrait pas avoir d’ usine d’eau lourde de plutonium, qui n’est utilisée que pour les armes nucléaires. Il doit se débarrasser des matières fissiles avancées, et il ne devrait pas avoir d’ installations nucléaires souterraines, enterrées pour s’en servir à des fins militaires.

Je pense que vous avez raison. Je pense que pas d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord. Je pense qu’un accord partiel qui laisserait l’Iran doté de ces capacités est un mauvais accord.

Avec sagesse, vous avez insisté pour qu’il n’y ait pas d’accord partiel avec la Syrie. Vous aviez raison. Si Assad vous avait dit, vous savez, «  Je suis prêt à démanteler 90%, 50% ou 80% de ma capacité d’armes chimiques », vous auriez refusé à juste titre.

Je pense que dans le cas de l’Iran, il est essentiel qu’il soit à la hauteur des résolutions du Conseil de sécurité exigeant la fin de l’enrichissement et de la capacité d’enrichissement, la fin de la capacité plutonigène d’eau lourde destinées à être transformées en matières fissiles pour des armes nucléaires .

Je pense que nous sommes très proches et je suis d’accord avec vous sur le fait que l’objectif est de l’obtenir pacifiquement, pacifiquement. La meilleure façon de le faire pacifiquement est de maintenir la pression sur l’Iran.

C’est ce qui l’ a amené à revenir vers les négociations. Le leadership des États-Unis et le président l’ont prouvé sur la question des sanctions, dont je pense qu’elle a été d’une importance centrale. Je pense que ce serait une erreur tragique d’arrêter juste avant que cet objectif soit atteint. Et je suis impatient de discuter de cette question avec vous.

La deuxième chose dont nous parlons tout le temps, et je ne révèle pas de secrets d’État si je vous dis cela, le secrétaire d’Etat et moi-même parlons plus ou moins tous les quelques jours au sujet de ces deux objectifs  – celui dont nous venons de parler et faire progresser la paix avec les Palestiniens. La paix est fondée sur la reconnaissance mutuelle de deux Etats pour deux peuples : de l’Etat palestinien pour le peuple palestinien au même titre que  l’Etat juif pour le peuple juif.

Je pense que c’est fondamental pour n’importe quelle paix, mais aussi, cela doit être une paix , comme l’a déclaré le président Obama, qu’Israël peut défendre par lui-même, pour lui-même, contre toute menace envisageable.

Je pense que ce sont les deux piliers de la paix, et je suis impatient d’en discuter pour savoir comment nous pouvons avancer vers ces deux objectifs lors de nos discussions, aussi bien aujourd’hui, que, sans aucun doute, lors de nos discussions de demain ».

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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 22 octobre 2013

5ème tremblement de terre en 1 semaine en Israël. Le nord d’Israël a connu mercredi à 8h50 un nouveau tremblement de terre d’une magnitude de 3,3 sur l’échelle de Richter. Le séisme a été ressenti à Tibériade et  Nazareth ainsi que sur le plateau du Golan.

Israël en France.  Jour d’élections municipales en Israël. La bataille de Jérusalem : laïcs contre orthodoxes. Si les médias israéliens perçoivent les élections comme des primaires au sein des principaux partis, notamment à Jérusalem, les médias français insistent davantage sur la bataille que livrent les ultra-orthodoxes pour remporter les élections à Jérusalem (Libération).

La bataille de Nazareth. Communiste contre ultranationalisme arabe. Les médias français soulignent depuis le début de la semaine la participation de la députée arabe israélienne de la Knesset Hanan Zoabi à la Marie de Nazareth. Critiquant très vivement les autorités israéliennes et malgré l’attention médiatique dont elle fait l’objet en France, les sondages en Israël semblent exprimer une défiance des électeurs de Nazareth à son encontre face à ses méthodes politiques extrêmes et combattantes (France Info).

L’Alyah des indiens vers Israël. Près de 900 indiens seront accueillis en Israël à partir du 1er décembre prochain. Issus de la tribu Bnei Menashe, l’une des tribus perdue d’Israël, raconte aujourd’hui Direct matin, 899 Juifs indiens sont attendus en Israël. Plus de 9000 Juifs indiens vivent actuellement entre l’Inde et la Birmanie.

Contexte Proche et Moyen-Orient.

5ème tremblement de terre en 1 semaine en Israël. Le nord d’Israël a connu mercredi à 8h50 un nouveau tremblement de terre d’une magnitude de 3,3 sur l’échelle de Richter. L’Institut de géophysique d’Israël a déclaré que l’épicentre du séisme se situait au nord-ouest du lac de Tibériade.

J’ai vu soudain la télévision trembler. Selon Ynet, le séisme a été ressenti à Tibériade et  Nazareth ainsi que sur le plateau du Golan. « J’étais dans le salon quand soudain j’ai vu la table et la télévision trembler » confie un résidant proche du  lac de Tibériade

Aucun dégâts matériels et corporels. Si pour l’instant, le niveau atteint par les tremblements de terre est faible, leur répétition ainsi que la présence d’une faille sismique d’envergure pourraient faire craindre une catastrophe majeure. C’est pourquoi les autorités israéliennes procèdent aujourd’hui à des exercices d’évacuations d’urgence.

300 morts en 1927. Le séisme le plus grave s’est produit en 1927 dans la région de Kinnereth, atteignant une magnitude  6,2  et fait près de 300 victimes.

Elections municipales en Israël. Un appel au vote lancé par tous les médias israéliens.

Les chiffres. 5 469 041 Israéliens âgés de plus de 17 ans sont appelés à voter pour élire un gouvernement local dans 191 municipalités d’Israël.

l. 689 candidats ont postulé cette année pour devenir Maire, dont 70 % sont en course pour leur réélection. Plus de 248 000 personnes voteront pour la première fois. En outre, il y aura 8 771 urnes, soit 2 221 de plus qu’en 2008.

Photo: Moti Kimchi

Bataille intéressante prévue à Jérusalem entre le maire Barkat et Moshe Leon.

Jérusalem, enjeu national. Nombreux sont les médias israéliens qui scrutent avec attention la bataille politique que semble se livrer, à Jérusalem, le 1er ministre israélien et A. Lieberman par élections municipales interposées.

Dissensions entre Netanyahou et Lieberman. Selon les commentateurs politiques, les multiples formes de soutien apportées par l’ancien ministre des Affaires étrangères au challenger Moshe Lion, seraient le signe d’une tension politique entre les deux « anciens alliés » du Likoud et d’Israël Beiteinou. Bien que le maire sortant Nir Barkat ne soit pas membre du Likoud, les médias israéliens s’accordent à noter le soutien implicite du 1er ministre Netanyahou au maire actuel, et à sa politique à Jerusalem.

L’avenir politique de Lieberman en question. L’avenir politique du leader d’Israël Beiteinou reste suspendu à la décision judiciaire du 6 novembre prochain. Selon les médias israéliens, A. Liebermann souhaiterait pour cette raison que le futur maire de Jerusalem soit proche de lui.

Impopularité d’Hanan Zoabi à Nazareth. Contrairement aux médias français, la presse israélienne mentionne peu la candidature de la députée arabe israélienne Hanan Zoabi à Nazareth. Son manque de popularité auprès des électeurs de toutes confessions à Nazareth lui laisserait en effet peu de chance d’être élue.

Les grandes banques d’Israël dirigées par des femmes.  Après la nomination de Karnit Flug à la banque centrale d’Israël, les médias israéliens se sont rendu compte avec fierté que la majorité des institutions financières en Israël, publiques et privées, étaient tenues par des femmes.

Qui est Karnit Flug ?  Diplômée en économie aux USA, ancienne membre du FMI, numéro 2 de la banque centrale d’Israël depuis 2011, docteur en économie, Karnit Flug est née en Pologne avant de faire son Alyah en Israël.

« Nous avons été impressionnés par sa compétence au sein de la banque centrale depuis juin et sommes persuadés qu’elle conduira Israël vers de nouveaux succès mondiaux, lui a confié le ministre des Finances Yair Lapid.

Recommandée par Stanley Fisher dont c’était la candidate préférée, sa confirmation relèverait d’une conversation entre Stanley Fisher et le 1er ministre Netanyahou.

Karnit Flug s’est prononcée en faveur du relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes. En Israël, l’âge de départ en retraite est actuellement de 67 ans pour les hommes contre 64 ans pour les femmes.

Intensifications des pourparlers de paix. 13 rencontres depuis le mois de septembre. Les médias israéliens se font aujourd’hui largement l’écho des propos tenus par le Secrétaire d’Etat américain sur l’avancée des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens. John Kerry a ainsi révélé que 13 rencontres avaient déjà eu lieu entre les négociateurs, dont 3, ces derniers jours.

Toutes les questions sont sur la table. Un signal qui, selon les médias israéliens,  marque une intensification des pourparlers, perçue comme une avancée positive des négociations. « Toutes les questions de base sont sur la table, aurait confié John Kerry

Agiter le drapeau israélien à la Mosquée al Aqsa est un crime. Au cours de la réunion, les représentants de la Ligue arabe se sont plaints de la présentation d’un drapeau israélien par des Juifs religieux radicaux à la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem. Selon le représentant qatarien de la Ligue arabe, il s’agit « d’un crime que nous ne pouvons pas accepter, ni dans le monde arabe, ni dans le monde musulman ».

John Kerry doit rencontrer mercredi le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Rome pour discuter des pourparlers de paix

Kerry with negotiators Livni and Erekat (Archive photo: AFP)

Le Qatar accorde une aide de 150 millions de dollars à l’Autorité palestinienne. Après avoir soutenu politiquement et financièrement le Hamas dans la bande de Gaza, après l’arrivée au pouvoir de l’ex président islamiste Mohammed Morsi, le Qatar vient cette fois d’octroyer à l’Autorité palestinienne, une aide économique pour un montant de 150 millions de dollars afin d’alléger la dette palestinienne.

Terrorisme palestinien. Selon les médias israéliens, Tsahal aurait mené en Cisjordanie une opération militaire contre l’une des responsables et commanditaire d’un attentat dans un bus à Tel- Aviv commis en 2012.

Bus in Tel Aviv after bombing (Archive photo: Reuters)

Les USA annulent la livraison de 10 drones à la Turquie.  Selon le quotidien turc Taraf, le Congrès américain a annulé la livraison à la Turquie de 10 prédateurs, des avions sans pilote, suite à la divulgation par le chef du renseignement turc, Hakan Fidan,  de l’identité des 10 Iraniens qui auraient travaillé pour le Mossad.

Erdogan, Natanyahu (Photo: AP, Kobi Gideon, GPO)

Israël embarqué sur le projet Galileo.  Lors d’une soirée de gala lundi soir à Jérusalem,  le ministre  de la Science et des technologies Yaakov Peri et le chef de l’Agence spatiale d’Israël, Menachem Kidron, ont signé un accord avec les responsables de l’Union européenne pour permettre aux  chercheurs et aux entreprises israéliennes d’accéder aux projets liés au programme européen de satellite Galileo.

Artist's rendition of a Galileo satellite (Photo credit: Courtesy)

Une admiration mutuelle entre l’UE et Israël. « Cet accord est une étape importante dans les relations entre Israël et l’UE, a déclaré le ministre Peri,  et montre notre admiration mutuelle, pour nos capacités de recherche et de développement. Les capacités GPS sont devenues une partie importante de notre vie, et cet accord stratégique aboutira à plus de coopération économique entre Israël et l’UE,  dans les années à venir, a tenu à ajouter Yaakov Peri.

Les entreprises israéliennes seront désormais en mesure de participer aux appels d’offres pour fournir des logiciels et du matériel aux entreprises impliquées dans le projet, et les universitaires et les scientifiques israéliens seront aussi en mesure d’initier et de participer à des études et des expériences qui feront partie du programme Galileo.

Service de Presse

Programme nucléaire iranien : La Communauté internationale doit obtenir un démantèlement complet du programme militaire nucléaire- Communiqué du Cabinet de sécurité israélien

Jérusalem, 16 octobre 2013

L’Iran s’emploie activement, depuis près de 20 ans, à se donner les capacités nécessaires pour la production d’armes nucléaires et ce, en dépit de son engagement et de ses déclarations selon lesquelles Téhéran ne cherche à se doter d’énergie nucléaire qu’à des fins civiles.

Tout au long de cette période, l’Iran a, à maintes reprises, berné la communauté internationale sur son programme nucléaire, s’employant notamment à dissimuler l’existence des installations d’enrichissement de Natanz et Qom. L’Iran a en outre systématiquement défié les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, l’appelant à mettre fin à l’enrichissement d’uranium.

Violant effrontément ces résolutions, l’Iran a décuplé le nombre de ses centrifugeuses, le faisant passer de 164 en 2006  à 18.000 aujourd’hui, et, tout en poursuivant  les  négociations avec la Communauté internationale, il a réussi à amasser  plusieurs tonnes d’uranium enrichi.

Un Iran possédant des capacités nucléaires militaires constitue une lourde  menace sur la stabilité, la sécurité voire la paix des pays du Moyen-Orient,  et notamment d’Israël qui, à maintes reprises, a été nommément menacé par l’Iran d’être rayé de la carte.

LIran continue à développer activement des missiles de portées diverses, notamment des missiles balistiques intercontinentaux destinés à être équipés dogives nucléaires.

Ces missiles constituent une très grave menace pour le Moyen-Orient mais aussi pour l’Europe, les Etats-Unis, et bien d’autres pays encore.

Suite à ces agissements de la part de l’Iran, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une série de résolutions. La plus récente d’entre elles, la résolution 1929, datant de juin 2010, enjoint l’Iran à se conformer aux mesures suivantes :

1.         La suspension totale et illimitée  de tout enrichissement, retraitement  et activité liée à l’eau lourde.

2.         La suspension de toute activité liée au développement de missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires.

Dans cette résolution, le Conseil de Sécurité spécifie clairement que l’Iran a déjà  violé par le passé, des résolutions du Conseil de sécurité.

Au fil des années la Communauté internationale a mis en œuvre des sanctions à l’encontre de l’Iran, destinées à  amener Téhéran à mettre fin à son programme nucléaire militaire.

L’Iran continue néanmoins de violer de manière flagrante les résolutions du Conseil de Sécurité, faisant progresser son programme militaire nucléaire tout en  négociant avec le P 5 + 1.

Ces négociations débutent à un moment où le régime iranien se trouve soumis à une très forte pression causée par le poids que font peser les sanctions sur lui. Téhéran  tente donc désespérément d’obtenir la levée de ces sanctions qu’il ne faut, en aucun cas assouplir, étant si près du but.

C’est au contraire le moment opportun pour s’acheminer vers  une véritable solution diplomatique, qui pourrait déboucher sur une issue pacifique du programme nucléaire militaire iranien. Cette solution n’est toutefois réalisable que si la Communauté internationale maintient sa pression sur l’Iran et ne lève pas prématurément l’étau  qui l’étrangle, en  allégeant les sanctions. Ce serait une erreur historique que de relâcher la pression que constituent les sanctions avant de s’assurer du  démantèlement total  par l’Iran, de son programme nucléaire.

Israël accepterait une véritable solution diplomatique qui entraînerait le démantèlement du programme d’armement nucléaire de l’Iran. Une telle solution exigerait de l’Iran qu’il se conforme aux résolutions du Conseil de Sécurité et à d’autres mesures qui font appel à elles pour :

Cesser tout enrichissement nucléaire.

Transférer hors de son territoire tous les stocks d’uranium enrichi.

Démanteler les installations souterraines près de Qom et Natanz, y compris les centrifugeuses présentes à l’intérieur.

Arrêtez tous les travaux sur le réacteur plutonigène à Arak.

Malheureusement, nous n’avons vu aucune preuve  démontrant que l’Iran est prêt à accepter une telle solution.

Au contraire, l’Iran continue d’enrichir de l’uranium sans relâche. Il insiste sur le fait qu’il a le « droit d’enrichir. »

Mais comme le président Rohani l’a révélé dans son livre en 2011:

«Un pays qui peut enrichir de l’uranium à 3,5 % aura aussi la capacité de l’enrichir à 90% … Avoir la capacité de fait du cycle du combustible signifie qu’un pays qui possède cette capacité est en mesure de produire des armes nucléaires ».

L’objectif de Rohani est clair.

En outre, le « guide suprême » Khamenei est le véritable décideur en ce qui concerne le programme nucléaire iranien. Khamenei n’a pas donné la moindre indication qu’il a changé son objectif qui est de posséder l’arme nucléaire.

L’Iran prétend qu’il a apparemment le «droit d’enrichir ».  Mais un pays qui trompe régulièrement la Communauté internationale, qui viole les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, qui participe au massacre de civils en Syrie et qui favorise la terreur dans le monde entier, n’a pas ce droit.

Israël ne s’oppose pas à ce que l’Iran ait un programme d’énergie nucléaire pacifique. Mais, comme cela a été démontré dans de nombreux pays, du Canada à lIndonésie, les programmes pacifiques nont pas besoin denrichir de luranium ou de produire du plutonium. Le programme d’armement nucléaire de l’Iran le fait.

 

Israël fait appel à la Communauté internationale pour qu’aucun accord partiel ne soit conclu avant d’obtenir le démantèlement complet du programme nucléaire militaire iranien, et qui en même temps, pourrait conduire à l’effondrement du régime des sanctions.

L’Iran pense qu’il pourrait s’en sortir en faisant des concessions superficielles qui ne gêneraient pas de manière significative le développement d’armes nucléaires,, concessions qui pourraient s’inverser dans les semaines à venir. En échange, l’Iran exige un allègement des sanctions dont il a fallu des années avant qu’elles ne soient mises en place.

La Communauté internationale doit rejeter les tentatives de l’Iran d’obtenir un accord qui lui laisse la possibilité de développer des armes nucléaires.

La Communauté internationale doit insister pour obtenir un accord véritable et durable.

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Israël demande à l’UE l’abrogation de la résolution contre la circoncision

4 octobre 2013

 

 

Israël demande au Conseil de l’Europe d’abroger immédiatement la résolution contre la circoncision votée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

La circoncision des garçons est une ancienne tradition religieuse des deux grandes religions, le Judaïsme et l’Islam, et courante dans certains milieux chrétiens. Toute comparaison de cette tradition à la pratique condamnable et barbare des mutilations génitales féminines est au mieux le signe d’une ignorance consternante, ou au pire, de la diffamation et de la haine antireligieuse.

Les allégations selon lesquelles la circoncision nuit à la santé et le corps de jeunes garçons sont fausses et ne s’appuient sur ​​aucune preuve scientifique. C’est plutôt le contraire qui est vrai.

Pour exemple, une étude officielle publiée par l’American Academy of Pediatrics en Août 2012 démontre les bienfaits de la circoncision néonatale.

La résolution de l’APCE constitue par conséquent une atteinte intolérable à la fois contre une tradition religieuse respectable et ancienne, à la base de la culture européenne, et contre la médecine moderne et ses découvertes.

Cette résolution jette une tache morale sur le Conseil de l’Europe, et encourage la haine et les tendances racistes en Europe.

Israël appelle le Conseil de l’Europe à agir sans délai afin de l’annuler.

 

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Extraits du discours du PM NETANYAHU à l’Assemblée Générale de l’ONU- 1er octobre 2013

L’odyssée du peuple juif à travers le temps nous a appris deux choses: Ne jamais perdre espoir. Toujours rester vigilant. L’espoir trace le futur. La vigilance le protège.

Aujourd’hui, notre espoir pour l’avenir est menacé par un Iran doté de l’arme nucléaire qui cherche à nous détruire. Mais je veux que vous sachiez: cela n’a pas toujours été le cas. Il y a quelque 2500 ans, le grand roi perse Cyrus mis fin à l’exil babylonien du peuple juif. Il publia un édit célèbre dans lequel il proclamait le droit des Juifs à retourner sur la terre d’Israël et reconstruire le Temple juif à Jérusalem. C’est un décret Persan, et ainsi commença une amitié historique entre les Juifs et les Perses qui dura jusqu’à l’époque moderne.

Mais en 1979, un régime radical à Téhéran a tenté de détruire cette amitié. En même temps qu’il était occupé à écraser les espoirs du peuple iranien pour la démocratie, il a également initié des slogans sauvages de «Mort aux Juifs! »

Maintenant, depuis cette époque, les présidents de l’Iran vont et viennent. Certains présidents ont été considérés comme modérés, d’autres extrémistes.

Cependant ils ont tous formulé le même credo impitoyable, ce même credo qui est  adopté et appliqué par le réel pouvoir en Iran c’est à dire par le dictateur connu en Iran comme le chef suprême, d’abord l’Ayatollah Khomeiny et aujourd’hui l’ayatollah Khamenei.

Le président Rohani, comme les présidents qui l’ont précédé est un fidèle serviteur du régime. Il était l’un des six candidats du régime autorisé à se présenter aux élections. Alors que près de 700 autres candidats ont été rejetés.

(…)

Comme tout un chacun, je voudrais que nous puissions croire les paroles de Rohani. Mais nous devons nous concentrer sur les actes de l’Iran. (…)

Rohani se tenait à cette même tribune la semaine dernière et il a salué la démocratie iranienne. La démocratie iranienne, a-t-il dit. Mais le régime qu’il représente exécute les dissidents politiques par centaines et en emprisonne par milliers.

Rohani a parlé de «la tragédie humaine » en Syrie.

Pourtant, l’Iran participe directement au meurtre et au massacre de dizaines de milliers d’innocents par Assad, des hommes, des femmes et des enfants en Syrie, et ce régime soutient un régime syrien qui vient juste d’utiliser des armes chimiques contre son propre peuple.

Rohani a condamné le « fléau du terrorisme violent. » Pourtant, au cours des ces trois dernières années, l’Iran a ordonné, planifié ou perpétré des attaques terroristes dans 25 villes sur les cinq continents.

Rohani dénonce « les tentatives de modifier l’équilibre régional par procuration. » Cependant, l’Iran déstabilise activement le Liban, le Yémen, le Bahreïn, et de nombreux autres pays du Moyen-Orient. (…)

Je souhaiterais croire Rohani, mais je ne le fais pas parce que les faits sont têtus. L’ensemble des actions du régime iranien contredisent totalement le discours en berceuse .

Vendredi dernier, Rohani nous a assuré que dans la poursuite de son programme nucléaire, l’Iran n’a « jamais choisi la tromperie et le secret. » Jamais choisi la tromperie et le secret ?

Eh bien, en 2002, l’Iran a été pris en flagrant délit de construction secrète d’une installation de centrifugeuse souterraine pour installer des centrifugeuses à Natanz.

Puis, en 2009, l’Iran a de nouveau été pris en flagrant délit de construction secrète d’une immense installation nucléaire souterraine d’enrichissement d’uranium sous une montagne près de Qom. (…)

Pourquoi un pays qui prétend vouloir se doter seulement de l’énergie nucléaire civile, construirait-il secrètement des installations d’enrichissement souterraines ?

Pourquoi un pays aux vastes réserves énergétiques naturelles investirait-il des milliards dans le développement de l’énergie nucléaire ?

Pourquoi un pays qui a seulement l’intention de construire des programmes nucléaires civils continuerait-il à défier les nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité et supporterait ainsi le coût exorbitant des sanctions qui paralysent son économie ?

Et pourquoi un pays avec un programme nucléaire pacifique développerait-il des missiles balistiques intercontinentaux (IBCM) dont le seul but est d’être armés d’ogives nucléaires?

Vous ne construisez pas des missiles à longues portée pour envoyer du TNT à des milliers de kilomètres de chez vous. Vous les construisez dans un seul but : transporter des ogives nucléaires.

L’année passée, quand j’ai parlé ici à l’ONU, j’ai dessiné une ligne rouge. L’Iran a veillé avec attention à ne pas franchir cette ligne. Mais l’Iran se positionne sur cette ligne et la franchira au moment de son choix.

L’Iran veut se trouver en position de pouvoir accélérer la construction des bombes nucléaires avant que la Communauté internationale ne puisse le détecter et encore moins l’en empêcher.

Cependant, l’Iran fait face à un gros problème, et ce problème se résume en un seul mot : Sanctions.

Grâce aux efforts déployés par de nombreux pays, dont beaucoup sont représentés aujourd’hui ici, et sous la houlette des États-Unis, ces lourdes sanctions ont produit un fort impact sur l’économie iranienne; Les revenus du pétrole ont chuté, la monnaie locale s’est effondrée, les banques se sont heurtées à d’énormes problèmes de transferts d’argent.

Par conséquent, le régime s’est retrouvé soumis à la forte pression exercée par le peuple iranien, avide de voir ces sanctions levées. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles Rohani a pu être élu. C’est ce qui explique aussi son offensive de charme.

Voici maintenant, sa stratégie pour y parvenir:

Primo, sourire encore et toujours. Sourire n’a jamais fait de mal à personne.

Secundo, parler de paix, de démocratie et de tolérance mais du bout des lèvres.

Tertio, faire d’insignifiantes concessions en échange de la levée des sanctions.

Et quatrièmement, et c’est là le plus important: s’assurer que l’Iran conserve suffisamment de matériau nucléaire et d’infrastructures nucléaires pour fabriquer la bombe au moment voulu.

Et savez-vous pourquoi Rouhani pense qu’il pourra s’en tirer ainsi ? Je veux dire, qu’il s’agit-là d’une ruse, d’un stratagème.

Pourquoi Rouhani pense qu’il peut user de cette ruse ?

Parce qu’il l’a déjà fait par le passé. Parce que sa stratégie de parler beaucoup et faire peu a déjà fonctionné dans le passé. Il s’en est même vanté. Voici ce qu’il écrivait en 2011 dans son livre, lors de la période durant laquelle  il faisait fonction de négociateur en chef du nucléaire iranien : « Pendant que nous parlions aux Européens à Téhéran, nous équipions notre installation à Isfahan …»

Il a dupé le monde une fois. Aujourd’hui, il pense qu’il peut le tromper à nouveau. Vous voyez, Rohani pense qu’il peut avoir son gâteau jaune et le manger également.

Et il a une autre raison de croire qu’il peut s’en tirer comme ça, et cette raison s’appelle la Corée du Nord.

A l’instar de  l’Iran, la Corée du Nord avait également déclaré que son programme nucléaire n’avait que des fins pacifiques. Comme l’Iran, la Corée du Nord avait  également fait des concessions minimes en échange de l’allégement des sanctions. En 2005, la Corée du Nord avait  accepté un accord qui avait  été applaudi dans le monde entier par de nombreuses personnes bien intentionnées.

Un an plus tard, la Corée du Nord faisait exploser son premier engin nucléaire militaire.

Bien que le degré  de dangerosité d’une Corée du Nord possédant l’arme nucléaire  soit énorme, celui-ci   serait  minime  par rapport au degré de dangerosité  que représenterait l’Iran  ayant entre ses mains l’arme nucléaire.

Un Iran doté d’armes nucléaires pourrait paralyser les principales sources d’énergie du monde. Il pourrait déclencher une prolifération nucléaire au Moyen-Orient, faisant de la partie la plus instable de la planète, une poudrière nucléaire. Et pour la première fois dans l’histoire, apparaitrait le spectre du terrorisme nucléaire, avec tous les dangers que cela implique.

Je sais que certains membres de la Communauté internationale pensent que je surestime cette menace. Bien sûr, ils savent que le régime iranien clame «Mort à l’Amérique!  Mort à Israël ! » et que Téhéran s’est   engagé  à  rayer Israël de la carte. Mais ils pensent que cette rhétorique violente n’est qu’une  fanfaronnade destinée  à contenter  le peuple.

Ces gens n’ont-ils donc rien appris de l’histoire?

Le siècle dernier nous a appris que quand un régime radical ayant  des ambitions hégémoniques possède une puissance militaire considérable, tôt ou tard, son appétit de  violence et de conquête  ne connaît plus  aucune limite.

C’est la principale la leçon du 20ème siècle. Que nous ne pouvons en aucun cas oublier.

Le monde a peut-être oublié cette leçon. Le peuple juif  lui, ne l’a pas  oublié !

Le fanatisme de l’Iran n’est pas qu’une  de fanfaronnade de façade. Il est réel. Ce régime fanatique ne devrait  jamais être autorisé à se doter d’armes nucléaires.

Je sais,  le monde est fatigué de la guerre. Nous en Israël, nous savons tous trop bien le prix de la guerre. Mais l’histoire nous a enseigné que pour éviter la guerre demain, nous nous devons rester  fermes et vigilants aujourd’hui.

Voici ce que la communauté internationale se doit de faire.

Tout d’abord, maintenir les sanctions. Si l’Iran continue de faire progresser son programme d’armement nucléaire au cours des négociations, alors renforcer encore les sanctions.

Deuxièmement, ne pas accepter d’accord partiel.  Un accord partiel permettrait la levée  des sanctions internationales qui ont nécessité de longues années pour être mises en place et ce en échange de concessions de façade qui ne prendraient  à Téhéran  que  quelques semaines seulement  à rattraper.

Troisièmement, ne lever les sanctions que lorsque l’Iran aura entièrement démantelé son programme nucléaire militaire.

Si Israël se trouve dans l’obligation de rester seul, Israël restera  seul. Pourtant, même seul, Israël sait  qu’il en défendra beaucoup, beaucoup d’autres.

Les dangers d’un Iran nucléaire et l’émergence d’autres menaces dans notre région ont conduit  beaucoup de nos voisins arabes à enfin reconnaître qu’Israël n’était pas leur ennemi. Cela nous a donné l’opportunité  de surmonter des vieilles  rancœurs, des rancœurs historiques,  de construire de nouvelles relations, de bâtir  de nouvelles amitiés, de créer de nouveaux espoirs.  Israël se félicite de cet engagement  avec un monde arabe élargi.

Nous espérons que nos intérêts communs et les défis que nous avons à relever conjointement nous  aiderons à forger un avenir plus pacifique.

Voici donc ce que doit faire la communauté internationale.  Tout d’abord, maintenir les sanctions. Si l’Iran poursuit son programme d’armement nucléaire au cours des négociations, il faut  renforcer les sanctions.  « 

Deuxièmement, ne pas accepter d’accord partiel.  Un accord partiel qui aboutirait à la levée des sanctions internationales qui ont nécessité de longues années pour être  mise en place, en échange de concessions superficielles, permettrait à l’Iran de rattraper son programme nucléaire en quelques semaines seulement.

En troisième lieu, ne lever les sanctions que lorsque l’Iran aura totalement démantelé, et de façon vérifiable, son programme de fabrication d’armes nucléaires.

Nous voulons tous donner à la diplomatie avec l’Iran une chance de réussir. Mais quand il s’agit de l’Iran, il faut savoir que plus les pressions seront fortes, plus les chances de succès le seront aussi. Il y a 30 ans, le Président Ronald Reagan avait donné ce conseil : Faites confiance, mais vérifiez toujours. Quand il s’agit de programme d’armement nucléaire de l’Iran, voici mon conseil : méfiance, démantèlement et vérification.

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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 2 octobre 2013

 

« Les dangers d’une arme nucléaire iranienne et l’émergence d’autres menaces dans notre région ont conduit beaucoup de nos voisins arabes, à reconnaître enfin qu’Israël n’est pas leur ennemi. » Déclaration du 1er Ministre Netanyahou, ONU, 1 oct. 2013.  

 

 

Israël en France.  « Israël ne laissera pas l’Iran accéder à l’arme nucléaire. Si Israël est obligé d’agir seul, il agira seul ». La déclaration du Premier ministre Netanyahou à la Tribune de l’ONU est brièvement mais régulièrement reprise dans la presse nationale française.

Moyen- OrientSyrie. L’arrivée mardi des 19 inspecteurs de l’ONU en Syrie fait l’objet d’une attention relative des médias français. Chargés de recenser dans un premier temps les stocks d’armes chimiques listés par le régime de Bashar El Assad,   les spécialistes s’accordent sur la difficulté d’agir durant un conflit armé. Ils feront des cibles parfaites dans cette guerre civile, note Dina Esfandiary de l’ISIS de Londres (20 Minutes).

Un démantèlement coûteux et même exorbitant selon Bérénice Dubuc du quotidien gratuit.  Le seul coût de destruction est estimé à  200 000 euros / tonnes avec l’hypothèse que l’arsenal chimique syrien ne soit que de 1000 tonnes.

« Ce sont nos armes chimiques », confie l’un des combattants anti-Assad sur France Inter, ajoutant, nous ne voulons pas qu’elles soient détruites (journal de 8h).

150 000 morts par armes conventionnelles. Un autre témoignage sur France info d’un combattant rebelle constate que les armes chimiques ont « seulement » fait 1500 morts tandis que les armes conventionnelles sont responsables de la mort de

150 000 personnes en Syrie.

Contexte Proche et Moyen-Orient.

Le discours du Premier ministre Netanyahou prononcé mardi à l’ONU est à la Une des médias israéliens comme le sont aussi les commentaires cinglants du New York Times à son égard.

Les  commentaires sont partagés en Israël et bien qu’il existe un consensus réel au sein de la société israélienne, convaincue du danger réel de la volonté hégémonique et nucléaire du régime actuel en Iran, la perception du discours onusien du Premier ministre varie nettement en fonction des tendances politiques de chacun.

Contrairement aux médias français, qui n’ont retenu pour l’instant qu’une seule phrase sortie de son contexte, de nombreux médias israéliens relèvent aussi la vision d’un nouveau monde arabe en paix avec Israël, portée par le discours de Benyamin Netanyahou.

Nos voisins reconnaissent enfin aujourd’hui qu’Israël n’est pas leur ennemi.  « Les dangers d’une arme nucléaire iranienne et l’émergence d’autres menaces dans notre région ont conduit beaucoup de nos voisins arabes, à reconnaître enfin qu’Israël n’est pas leur ennemi. Cela nous permet de surmonter des animosités historiques et de bâtir de nouvelles relations, de nouvelles amitiés, de nouveaux espoirs. Israël se félicite de l’engagement du monde arabe. Nous espérons que nos intérêts et défis communs nous aideront à forger un avenir plus pacifique. »

 

 

Le Premier ministre Netanyahou est resté ferme et déterminé à empêcher l’Iran d’accéder à la bombe atomique :

« Israël ne laissera jamais des armes nucléaires entre les mains d’un régime voyou qui a promis à plusieurs reprises de nous rayer de la carte. Contre une telle menace, Israël n’aura d’autre choix que de se défendre lui-même. Je veux qu’il y n’ait aucune confusion sur ce point : Israël ne permettra pas à l’Iran de se doter  d’armes nucléaires. Si Israël est obligé d’agir seul,  Israël agira seul. Pour l’instant nous sommes seuls, mais en défendant Israël, nous savons que nous défendons beaucoup,  beaucoup d’autres pays. 

Les médias israéliens se font largement l’écho de la feuille de route énoncée par Israël afin de s’assurer d’un arrêt complet et définitif du programme nucléaire iranien ainsi que son démantèlement.

Les Iraniens doivent commencer par « cesser tout enrichissement de leur uranium » et transférer en dehors d’Iran les stocks d’uranium enrichi, a déclaré le Premier ministre Netanyahou à la Tribune de l’Onu, dont il était le dernier intervenant

Voici donc ce que doit faire la communauté internationale.  

Tout d’abord, maintenir les sanctions. « Si l’Iran poursuit son programme d’armement nucléaire au cours des négociations, il faut  renforcer les sanctions.   »

Deuxièmement, ne pas accepter d’accord partiel.  Le 1er Ministre israélien a rejeté fermement l’idée d’un accord partiel relâchant l’étau sur l’Iran en échange de concessions superficielles du régime islamique. « Un accord partiel qui aboutirait à la   levée des sanctions internationales qui ont nécessité de longues années de  mise  en place, en échange de concessions cosmétiques, permettrait à l’Iran de rattraper  en  quelques semaines  seulement  son programme nucléaire.

Un démantèlement complet. « En troisième lieu, ne « lever les sanctions que lorsque l’Iran aura totalement démantelé, et de façon vérifiable, son programme de fabrication d’armes nucléaires ».

Le Premier ministre Netanyahou a exprimé son souhait de voir les objectifs de la communauté internationale aboutir avec l’Iran.

« Nous voulons tous donner à la diplomatie avec l’Iran une chance de réussir. Mais quand il s’agit de l’Iran, il faut savoir que plus les pressions seront fortes, plus les chances de succès le seront aussi.  Il y a 30 ans, le Président Ronald Reagan avait donné ce conseil : Faites confiance, mais vérifiez toujours. Quand il s’agit de programme d’armement nucléaire de l’Iran, voici mon conseil : méfiance, démantèlement et vérification. « 

« J’aimerais croire M. Rohani mais je ne le peux pas« . Il faut « se concentrer sur les actions de l’Iran ».

 L’Iran n’a pas encore franchi la ligne rouge, mais il « veut être en position de pouvoir accélérer et construire des bombes atomiques » quand il le voudra « avant que la communauté internationale ne puisse le détecter et l’empêcher ».

Netanyahou torpille les efforts d’Obama sur l’Iran. L’éditorial cinglant du New York times est particulièrement commenté en Israël. Selon le célèbre quotidien américain, la politique du premier ministre Netanyahou empêcherait l’avancée des efforts diplomatiques déployés par le  président Obama.

Une réponse du NY à B. Netanyahou. Selon certains spécialistes cités par les médias, cette tribune du New York Times serait de fait une réponse au passage du discours de Benyamin Netanyahou impliquant le quotidien.

Les médias ont l’enthousiasme facile. Lors de son allocution mardi à l’ONU, le Premier ministre israélien a tenu à mettre en garde les médias contre la facilité à accueillir comme argent comptant les bonnes paroles portées par les représentants de dictatures religieuses ou communistes. Evoquant la Corée du Nord qui avait aussi en son temps, comme l’Iran, fait mine d’accepter le dialogue et les conditions d’un démantèlement de son programme nucléaire, le Premier Ministre a tenu à rappeler combien le monde entier s’était enthousiasmé, pour seulement des mots,  et  un an plus tard, la Corée du Nord effectuait son premier  essai nucléaire.

Le premier Ministre a aussi rappelé l’engagement d’Israël à parvenir à un compromis historique et une paix définitive entre Israéliens et Palestiniens.

« Israël continue de rechercher une paix historique avec ses voisins palestiniens, qui mette fin au conflit,  une fois pour toutes.  »

« Nous voulons une paix fondée sur la sécurité et la reconnaissance mutuelle dans laquelle un Etat palestinien démilitarisé reconnaisse  l’Etat juif d’Israël.  »

« Je reste déterminé à parvenir à une conciliation historique et bâtir un meilleur avenir pour les Israéliens et les Palestiniens.  Maintenant, je n’ai aucune illusion, ce sera difficile à atteindre. »

« Le processus de paix entre Israël et les Palestiniens a débuté il y a vingt ans. Six premiers ministres israéliens, y compris moi-même,  n’ont guère  réussi à réaliser la paix avec les Palestiniens. Mes prédécesseurs ont été prêts à faire des concessions douloureuses. Moi aussi. »

« Mais jusqu’à présent, les dirigeants palestiniens eux,  n’ont pas été prêts aux concessions douloureuses qu’ils doivent aussi faire pour mettre fin au conflit. Pour  parvenir à la paix, les Palestiniens doivent reconnaître l’Etat juif, et les besoins de sécurité d’Israël doivent être respectés. »

« Je suis prêt à faire un compromis historique pour une paix réelle et durable. Mais je ne cèderai jamais sur la sécurité de mon peuple et de mon pays, qui est le seul et unique Etat juif. »

Service de Presse

 

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