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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 17 Juillet 2013

 

 

LUE n’a pas à définir les frontières d’Israel. Les médias israéliens font part des vives réactions qui animent les médias et la classe politique israélienne.  Depuis les révélations du Haaretz, la prochaine application d’une directive européenne imposant des limites territoriales aux échanges entre l’UE et Israel est à la Une des médias et des commentaires en Israel.

Les faits. Selon la porte-parole du service diplomatique de l’UE, Maja Kocijancic, une nouvelle réglementation imposerait que tous les accords entre Israël et l’UE « indiquent sans ambiguïté et explicitement qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967 ». Pour l’UE, cette décision exclut de facto d’Israel, les implantations et Jérusalem Est, ainsi que le plateau du Golan ou la bande de Gaza.   Elle serait applicable à tous les prêts et instruments financiers financés par l’Union européenne à partir de 2014.

L’UE n’est pas neutre. « Nous n’accepterons pas de diktats de l’extérieur sur nos frontières », a répondu le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Cette question ne sera tranchée que dans le cadre de négociations directes avec les Palestiniens. En tant que premier ministre d’Israël, je ne permettrai pas aux centaines de milliers d’Israéliens qui vivent en Judée et Samarie, sur les hauteurs du Golan et à Jérusalem, notre capitale unie et éternelle,  d’être lésés.

Nombreux sont les médias israéliens qui partagent l’analyse du 1er ministre Netanyahou : Cette réglementation européenne « est une tentative de tracer les frontières d’Israël de force à travers une pression économique, plutôt que par les négociations »

Israël perd confiance dans la neutralité de l’Europe.  « J’aurais pensé que ceux qui s’inquiètent pour la paix et la stabilité dans la région, a commenté le 1er Ministre, n’évoqueraient une telle question qu’après avoir réglé des problèmes légèrement plus urgents, comme la guerre civile en Syrie et la course de l’Iran pour se doter d’armes nucléaires », s’est étonné Benyamin Netanyahu.

Pourquoi l’UE agit maintenant ? Les efforts du secrétaire d’Etat américain, John Kerry pour relancer le processus de paix ne semblent pas inclure l’UE comme celle-ci le souhaiterait. Selon les médias israéliens, cette décision européenne sans précédent serait autant un moyen de pression sur Israël qu’une manière d’imposer l’UE dans d’éventuelles négociations. Selon d’autres spécialistes, il pourrait aussi s’agir d’une action concertée entre l’UE et les USA afin de faire pression sur les parties concernées.

אבו מאזן וקרי ברמאללה (צילום: רויטרס)

Kerry pourrait tenter de geler l’initiative européenne. En visite depuis mardi en Jordanie, le secrétaire d’Etat américain doit rencontrer le roi Abdallah II, M. Abbas et des représentants de la ligue Arabe. Si des avancées dans la relance des négociations se précisaient, John Kerry se rendra en Israel. Selon les médias israéliens, Israel aurait demandé au secrétaire d’Etat américain de geler l’application de la nouvelle directive européenne, afin qu’elle n’entame pas l’atmosphère favorable et nécessaire à la reprise des négociations

Vers une annonce vendredi ?  Selon  un haut fonctionnaire palestinien cité par la presse israélienne, John Kerry pourrait annoncer la relance des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens dès vendredi. Des progrès auraient été constatés après la réunion entre le Secrétaire d’État américain John Kerry et le président Abbas, sur la base de l’initiative américaine pour relancer les négociations.  Il faut rappeler que l’initiative européenne devrait entrer en vigueur en fin de semaine

"האירופים מחבלים במאמצי קרי", מאשימים בירושלים (צילום: AP)

Israel tente de calmer le jeu. Selon les médias, les autorités israéliennes auraient été surprises par la mise en application de cette menace européenne longtemps restée en suspens.  Le ministre israélien aux Relations internationales, Youval Steinitz, a appelé à ne « pas exagérer les retombées de cette directive administrative énervante » s’appliquant seulement « aux futurs accords et pas à ceux déjà signés ». « Une majorité de ministres européens des Finances et des Affaires étrangères s’opposent à des sanctions ou un boycottage d’Israël », a assuré M. Steinitz.

Israel, au cœur de l’agenda européen depuis 6 mois.  Selon les médias israéliens, la chef de la diplomatie européenne, C. Ashton, aurait prévenu il y a 3 semaines le Premier ministre Netanyahou de la prochaine application d’une clause territoriale à l’égard d’Israel. Cette directive européenne aurait été initiée par les 27 Ministres des Affaires étrangères lors d’un conseil européen en Décembre 2012. Selon des indiscrétions de la presse israélienne il semblerait que le prochain sommet européen des Affaires étrangères évoque aussi la question palestinienne et la politique d’Israel de constructions.

Les réactions du centre et de la gauche israélienne

Ce n’est pas une bonne décision. A part le parti de gauche du Meretz, les partis politiques israéliens critiquent parfois très vivement la décision unilatérale européenne d’imposer  des frontières aux échanges avec Israel.

 Une décision inquiétante. Selon la Ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, également négociateur en chef avec les Palestiniens. « C’est triste qu’on en soit arrivé là mais maintenant tout le monde comprend que les négociations sont le seul moyen de protéger nos intérêts diplomatiques »

Une mauvaise décision. Selon la chef de l’opposition,   Shelly Yachimovich, « c’est dommage qu’au lieu de soutenir les efforts des Américains de reprendre les négociations entre Israël et les Palestiniens, l’Union européenne mette l’accent sur les sanctions et le boycott, » a déclaré la chef du parti travailliste.

Cela ne nous aide pas à parvenir à un accord, déplore le député travailliste Hilik Bar.

Rohani persiste et signe contre Israel.  Bien que la forme politique et rhétorique des discours du nouveau président iranien soit plus élaborée, les propos du Président Rohani sont clairement hostiles à Israel. « Qui sont les sionistes pour nous menacer? ». « Lorsque certains pays – Etats-Unis et Israël –  disent que toutes les options sont sur la table et qu’un pays misérable de la région dit des choses, cela vous fait rire », a déclaré M. Rohani devant un parterre d’anciens combattants de la guerre Iran-Irak (1980-88).

Iran's newly elected president Hasan Rouhani places his hand on his heart, as a sign of respect, after speaking at a press conference, in Tehran, Monday, June 17, 2013. (photo credit: AP/Ebrahim Noroozi)

Rohani soutient le Hezbollah et le Hamas. Dans un autre message adressé au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, M. Rohani a affirmé que l’Iran soutenait les Palestiniens et la « nation libanaise ».

Rohani soutient Assad. M. Rohani s’est dit « certain qu’avec les efforts de forces bénévoles et pacifiques, la grande nation syrienne qui résiste sera à même de surmonter complètement la situation actuelle »;

Un double discours. Les  spécialistes israéliens notent que si le président Rohani maintient sa rhétorique radicale sur le plan international, sur le plan intérieur, son discours de mardi est apparu beaucoup plus ouvert, notamment sur les libertés d’informations et d’opinions et l’accès des Iraniens à Internet, aux réseaux sociaux, satellitaire et internet .

La branche militaire du Hezbollah bientôt sur la liste des organisations terroristes de l’UE ?  La Grande-Bretagne a demandé que le sujet soit débattu à la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 22 juillet prochain  à Bruxelles

Bulgaria bus bomb.

Attentat rebelle contre le Hezbollah. Depuis l’entrée en guerre officielle du Hezbollah en Syrie aux côtés du régime Assad, les rebelles syriens poursuivent leurs attaques contre le Hezbollah au Liban. Le convoi d’un haut responsable du Hezbollah a été l’objet de l’explosion d’une mine sur la route qui le conduisait à la frontière libano-syrienne.

הלוויית לוחם חיזבאללה שנהרג בסוריה (צילום: AP)

25 obus syriens sur le Golan. Les échauffourées se multiplient sur le plateau du Golan. Dans la journée de mardi 25 obus du régime Assad se sont abattus sur les hauteurs du Golan. Dans la nuit, des rebelles syriens se sont infiltrés dans la zone israélienne pour échapper au régime Assad. Réfugiés dans un poste militaire inoccupé, ils ont été la cible des tirs de l’armée syrienne. La patrouille israélienne a aussitôt répliquée puis entamée une opération de ratissage. Les rebelles ont rapidement rejoint le territoire syrien.

עשן נפילות בצד הסורי, היום (צילום: AFP)

Terrorisme à Jerusalem. Un juif religieux a été poignardé par deux jeunes palestiniens dans la vieille ville de Jerusalem pour des motifs nationalistes, rapportent les médias israéliens.

שוטרי מג"ב ליד שער שכם (צילום: גיל יוחנן)

 

Service de Presse

 

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