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Israël et Moyen-Orient dans les Médias français Analyse quotidienne 23 Decembre 2011

Contexte général et International. L’actualité en France est dominée par les préparatifs du réveillon de Noël, les conflits sociaux dans les aéroports, mais aussi par la crise diplomatique qui oppose la France et la Turquie. Une crise bilatérale majeure soulevée après l’adoption hier à l’Assemblée nationale d’un projet de loi condamnant entre autres le génocide arménien, dont les autorités turques contestent l’existence.

Israël en France. La couverture de l’actualité israélienne en France est trop faible aujourd’hui pour être représentative et traitée d’un point de vue global.

Moyen-Orient. Répressions sanglantes en Syrie. Les médias français soulignent les horreurs de la répression syrienne, malgré l’arrivée d’observateurs de la Ligue arabe, dont il faut rappeler qu’il leur est interdit de se rendre dans les zones de conflits.

Crise entre la Turquie et la France. Adoption hier du projet de loi condamnant la négation de génocides. La Turquie accuse la France de vouloir instrumentaliser le génocide arménien à des fins électorales. Les autorités turques accusent aussi le pouvoir français de mener une politique « raciste », « xénophobe » Vers une crise diplomatique majeure ? La Turquie met ses menaces à exécution en annonçant un gel immédiat des relations commerciales, diplomatiques et militaires entre les deux pays. « Nicolas Sarkozy est l’ennemi numéro 1 de la Turquie », selon les médias turcs (France 2).

Que va t-il se passer ? Au niveau parlementaire, pas d’adoption de la loi avant février, selon le Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Au niveau économique, la France peut-elle se permettre ce « point de rupture avec la Turquie » ? Non, selon les économistes et les industriels français qui mettent en avant l’importance des relations économiques entre la France et le Turquie, à coups répétés de chiffres très médiatisés : 1000 entreprises françaises, 12 milliards d’euros d’échange. Des montants dont l’impact, en temps de crise, sonnent comme un avertissement. Autre avertissement, la Turquie évoque clairement l’éventualité d’un boycott des produits français qui inquiète ses industriels qui connaissent la force du nationalisme de la population turque. Oui, selon les analystes politiques qui rappellent que ce n’est pas la Turquie qui vote les lois en France (France Inter). Il n’est pas non plus, selon eux, dans l’intérêt politique turc de s’opposer trop longtemps à la reconnaissance d’un génocide reconnu par tous les historiens, l’ONU et les nations du monde entier (RTL). Il faut savoir que les précédentes crises franco- turques, de 2001 et 2006 n’avaient duré que quelques mois. Au niveau politique, des voix dissonantes se font entendre. Celle du ministre des Affaires étrangères

צילום: AFP

français, Alain Juppé, qui aurait vainement tenté de faire changer le Président Sarkozy, « turcophobe » selon le chef du service politique de France Inter, François Achilli. L’appel du ministre Alain Juppé à la Turquie « de ne pas surréagir », n’a pas été entendu. Il faudrait pourtant selon lui, au contraire, accroitre le rôle et l’importance de la Turquie afin de stabiliser le Moyen-Orient. Un avis que ne partagent pas les médias israéliens très inquiets du rapprochement entre la Turquie et le régime iranien d’Ahmadinejad.

Le débat mémoriel. Deux paroles très écoutées s’affrontent de façon représentative. Celle de Robert Badinter pour qui, ce n’est pas au parlement français ni aux hommes politiques de juger l’histoire. Au contraire d’Elie Wiesel, qui considère que tolérer le négationnisme, c’est assassiner une nouvelle fois les victimes.

À noter. Pour l’instant, les médias traitent peu, de l’éventuelle justesse de garantir par la justice, la négation de génocides, au niveau des personnes comme des Etats. Mis à part les propos très médiatisés de Patrick Devedjian : « La Turquie menace tout le monde, Israël, Chypre, la Grèce et maintenant la France. C’est un pays qui a une vision singulière des relations internationales ». Le négationnisme n’a pas sa place en France ».

A Noter aussi. Une campagne de lobbying intensive de la Turquie. En seulement deux jours, les interviews, les publirédactionnels se sont multipliés dans les médias français. Associés à des manifestations hostiles au projet de loi français ainsi qu’à une campagne de presse insistant sur le poids économique majeur de la Turquie sur la France, ces moyens de communication massifs ont d’un seul coup, en France, fait connaitre le point de vue turc des événements.

Les sujets non traités dans les médias français Contexte Proche et Moyen-Orient.

Comme chaque jour les médias israéliens scrutent avec attention les derniers développements du printemps arabe, commentant aujourd’hui deux explosions à Damas, au sein même des services de sécurité du pouvoir syrien.המכונית הממולכדת שהתפוצצה הבוקר בדמשק - צילום:אי-פי, מתוך הטלוויזיה הסורית

Politique intérieure. La lutte pour les droits des femmes met en avant les personnalités féminines parmi les plus influentes d’Israël, les leaders de Kadima et du Parti Travailliste, Tzipi Livni et Shelly Acimovitch, qui multiplient les meetings pour combattre les idées sexistes et discriminatoires face aux attaques de certains leaders religieux radicaux.

La Turquie et l’Iran. Les médias israéliens comme les médias français, font leur Une sur la crise diplomatique qui vient d’éclater entre la France et la Turquie. La presse israélienne se fait largement l’écho de l’initiative parlementaire d’un député du parti de gauche Meretz qui, suivant l’exemple français, veut présenter à la Knesset, un projet de loi visant à reconnaitre le génocide arménien. Mais les médias israéliens s’inquiètent surtout de cette nouvelle rupture de la Turquie avec l’alliance dite occidentale, qui renforce d’autres alliances notamment celle de l’Iran avec la Turquie. C’est pourquoi les analystes israéliens soulignent avec force, la décision majeure, du gouvernement israélien, d’annuler un très important contrat d’armement avec la Turquie. Le ministère de la Défense vient en effet de décider, pour la première fois, de ne pas livrer à l’aviation turque un important système de radars, annulant ainsi un contrat d’un montant de 114 millions de dollars. Selon les médias israéliens, le rapprochement entre les pouvoirs turc et iranien fait craindre un transfert d’armement et de technologie militaire de la Turquie à l’armée iranienne, dont les autorités ne cessent de vouloir acquérir la bombe atomique en affirmant vouloir rayer Israël de la carte.

Une décision historique du Hamas ? Les médias israéliens s’interrogent encore sur l’accord, peut être historique, que pourrait signer le Hamas avec l’OLP. L’adhésion du Hamas et du Jihad islamique à l’OLP, dont le Fatah est la représentation dominante, serait une décision, dont tous s’accordent à en mesurer la portée historique. L’OLP étant signataire de tous les accords avec Israël, une adhésion du Hamas à l’OLP, sans conditions, insistent les médias israéliens, pourrait représenter pour le Hamas, une façon de reconnaitre pour la première fois l’Etat d’ Israël de manière indirecte et de s’engager à respecter tous les accords signés entre l’Autorité palestinienne et Israël.

Service de Presse

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