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Posts Tagged ‘les Palestiniens’

Nous exhortons tous les écrivains dans le monde à nous rejoindre…

Paru dans Libération, le 7 octobre 2012 

 Par DAVID GROSSMAN ET BOUALEM SANSAL Ecrivains israélien et algérien

 

 

Le XXe siècle a vu les puissances du Vieux Continent, rendues enragées par les nationalismes et l’avidité coloniale, plonger le monde par deux fois dans les plus monstrueuses des guerres. Avec la Shoah, qui restera à jamais douloureuse et indélébile dans nos mémoires, l’humanité a atteint la limite extrême de la barbarie.

De Yalta en 1945 jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989, le monde s’est trouvé piégé dans une guerre froide entre l’Est et l’Ouest qui a fait vivre l’humanité sous la menace constante d’un holocauste nucléaire. A Cuba, en 1962, les missiles avaient été armés et le compte à rebours lancé.

Ce siècle, qui a connu tous les malheurs et la pire des menaces, a enfin pu commencer un long chemin vers la paix. La réconciliation franco-allemande en a été une étape essentielle, elle a ouvert la voie à la construction européenne et, par là, au renforcement d’un processus de paix mondial. Dans cette démarche, les écrivains ont été parmi les premiers et les plus engagés.

Mais ce projet de paix ne concernait que l’Occident. On avait oublié le reste du monde, des dizaines de pays massés à la périphérie, qui comptaient plus des 4/5e de la population mondiale, livrés au sous-développement et aux dictatures. Parce que la paix n’était pas pour tous, elle ne pouvait être durable. Et nous voilà à nouveau face aux dangers. La pollution et le réchauffement pourraient anéantir autant et aussi vite que le promettait la tempête nucléaire dans l’ancien schéma de la terreur. La pauvreté, les maladies, la délinquance endémiques feront le reste. Le terrorisme, une nouveauté bouleversante à cette échelle, avance à une vitesse effrayante, et les idéologies qui le nourrissent connaissent des voies nouvelles.

L’évolution de certains pays fait craindre le pire. Le fondamentalisme barbare, ancré dans l’Afghanistan des talibans, n’a cessé de s’étendre et de provoquer en contrecoup des états de quasi-guerre dans le reste du monde. Les points de tension se multiplient, en Afrique notamment, et les poches d’islamisme radical qui se développent dans maints pays arabes et musulmans, et jusque dans les pays démocratiques les plus éloignés de l’épicentre, menacent de s’étendre. L’ambition du gouvernement iranien de se doter de l’arme nucléaire et de lanceurs idoines ne fait doute pour personne et il n’est pas loin que les pays arabes de la région s’y lancent à leur tour. Face à cela, la communauté internationale reste incroyablement inefficace. L’Amérique et l’Europe tergiversent, la Russie et la Chine pratiquent le blocage, le monde arabe musulman joue l’attentisme ou le pourrissement.

Le «printemps arabe» a créé des espoirs et des opportunités, notamment pour ce qui concerne la démocratisation, mais il a aussi libéré des tensions internes énormes dans les pays arabes et musulmans, qui vont s’aggravant et poussent aux surenchères. L’émergence de partis islamistes très organisés, disposant de milices puissamment armées, et leur arrivée au pouvoir dans ces pays sont le signe d’une marche vers le fascisme. Dans le chaos qui se profile, l’Iran se pose en maître du jeu et accélère son programme nucléaire pour réaliser ses prétentions hégémoniques au plan politique, militaire et religieux.

Dans ce contexte, Israël est plus directement menacé que jamais. Face à une situation complexe et dangereuse, il pourrait être tenté d’agir seul. La décision de frapper l’Iran est sur la table, même si Israël pourrait se trouver par là même sur le point d’être menacé dans son existence. Les pays arabes approuveront tacitement mais appelleront aussitôt au jihad contre lui pour avoir frappé un pays musulman frère. Encore une fois, les Palestiniens et les Israéliens épris de paix feront les frais de jeux d’intérêts qui leur sont étrangers.

Il est urgent que la communauté internationale intervienne pour mettre sous contrôle le programme nucléaire iranien et s’engage dans le règlement du conflit israélo-palestinien, en poussant les parties à ouvrir un vrai dialogue direct, devant aboutir au plus tôt à la création d’un Etat palestinien, à côté de l’Etat d’Israël, les deux dans des frontières sûres, sur la base de compromis douloureux pour les deux parties mais nécessaires à la paix, tel l’abandon des colonies ou leur échange contre des terres, l’abandon du droit au retour des réfugiés de 1948, le partage de Jérusalem. C’est une solution possible et, des deux côtés, il existe des personnes capables de la réaliser. Aidons-les à le faire.

En Syrie, le «printemps arabe» a débouché sur une crise d’une gravité exceptionnelle, qui menace ce pays et son peuple dans leur existence même. Le régime d’Al-Assad massacre méthodiquement son peuple et cherche par tous les moyens à installer le Proche-Orient dans un état de guerre ouverte permanent. Seize mois après le début de la révolution syrienne, il poursuit ses crimes en toute tranquillité, encouragé en cela par l’Iran, la Russie et la Chine, et par les tergiversations et les atermoiements de la communauté internationale. La conscience humaine gardera en mémoire les séquelles de cette tragédie.

Forts de cette analyse, nous, écrivains, signons notre engagement pour la paix et déclarons ce qui suit :

- La paix est un bien commun irremplaçable et sa défense est une obligation commune. En en faisant l’affaire de tous, nous éviterons que la paix globale recherchée ne soit à la fin la paix pour l’un au détriment de l’autre.

- Les écrivains ont leur part dans ce combat et nous exprimons ici notre détermination à l’assumer avec fermeté et objectivité. Nous exhortons tous les écrivains dans le monde à nous rejoindre. Ensemble, nous pouvons influencer les décideurs et l’opinion publique et ainsi peser sur le cours des choses, afin que les valeurs de la paix soient renforcées partout dans le monde. Nos moyens dans ce combat sont la littérature, le débat, la vigilance. Peut-être est-ce peu, mais c’est notre façon de préserver notre dignité dans un monde empreint de violence et de cynisme.

- Le rassemblement mondial des écrivains pour la paix n’est pas un parti politique et n’a pas vocation à intervenir dans les questions de politique intérieure de tel ou tel pays. Cela est l’affaire de chacun selon ses convictions et ses engagements. Le rassemblement s’exprime sur la paix et les valeurs qui la sous-tendent : les droits humains universels, la démocratie et la culture.

- Le rassemblement travaille en réseau. Il se dotera d’un secrétariat pour optimiser la circulation de l’information et l’organisation de ses actions. Tous les deux ans, il désignera par consensus un «Primus inter pares» pour le représenter et piloter ses activités.

- Le rassemblement constituera des groupes de travail pour formuler des propositions et développer des actions pour le règlement des situations les plus urgentes (conflit israélo-palestinien, guerre civile en Syrie et au Mali,

- Le rassemblement cherchera toutes les synergies possibles avec les organisations nationales et internationales dont paix et culture sont les missions.

http://www.coe.int/t/dg4/nscentre/default_FR.asp?

La rébellion ou le régime, l’impossible choix des réfugiés palestiniens de Syrie

LE MONDE 29.09.2012

Par Laure Stephan 

 
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Ali se tient debout, devant le petit logement qu’il occupe dans le camp palestinien de Jalil, à l’entrée de Baalbek, dans la Bekaa. Sa femme le supplie de ne pas parler de politique. Cet étudiant de 27 ans, originaire de Yarmouk (le plus grand camp de réfugiés palestiniens de Syrie), dans le sud de Damas, parle avec hésitation, joue nerveusement avec ses lunettes. Pourtant, à Yarmouk, le jeune homme n’est pas resté inactif. Aux nombreux déplacés venus de la capitale depuis les violents combats de juillet, ou plus tôt, d’autres régions harcelées par le régime et dévastées par les affrontements, Ali a distribué de l’aide et ouvert les écoles comme abris. Un acte politique ? "Un geste de bienfaisance, un devoir. Je suis neutre", se défend Ali, sous le regard des chats qui ont colonisé les rues de Jalil.

Comme Ali, plus de 1 000 Palestiniens de Syrie, pour la plupart originaires de Yarmouk, ont gagné le camp de Jalil – 7 000 habitants – depuis juillet. Les nouveaux venus ont fui les violences qui ont ensanglanté Yarmouk au cours de l’été. L’endroit, où vivent quelque 150 000 Palestiniens mais aussi des dizaines de milliers de Syriens, est entouré par des quartiers rebelles, théâtres de combats entre insurgés et militaires. Il a plusieurs fois été bombardé par l’armée, notamment en septembre. "Le danger est incessant, la vie s’est arrêtée, les enfants sont perturbés", raconte Ali, qui vit à la lisière de Tadamoune, l’un des fiefs rebelles.

De nombreux habitants de Yarmouk se sont montrés solidaires "des Syriens qui souffrent du régime", selon les mots d’Ali. C’est le cas de Yassine, 42 ans. Portant une fine moustache, ce commercial dans l’industrie pharmaceutique raconte, dans un salon aux murs dénudés, avoir accueilli des civils, mais aussi des combattants ou des manifestants blessés dans les quartiers voisins. L’un de ses proches amis, médecin palestinien, vient d’être relâché ; il a été torturé pour avoir soigné clandestinement des blessés dans le camp.

"DU CÔTÉ DE LA RÉVOLTE MAIS EN SILENCE"

Pour Yassine, tout a basculé avec la révolte syrienne. "Jusqu’alors, j’avais vécu dans cet idéal d’un régime syrien défenseur de la cause palestinienne. Avec la répression de la révolte, ce credo s’est effondré, sans que je rejoigne l’opposition. Mais je me disais, comment soutenir un régime qui s’affiche pro-palestinien mais tue son peuple ? Au fond, quelles opérations de résistance contre Israël a-t-il jamais lancé ?", explique Yassine. Il estime que "pour la majorité des Palestiniens, le masque des Assad est tombé. Les réfugiés sont du côté de la révolte, mais en silence, car ils ont peur pour leur avenir". Selon lui, seule une poignée de Palestiniens ont pris part aux manifestations qui ont eu lieu avant l’été à Yarmouk."Ce n’est qu’en juillet, avec les bombardements, que les Palestiniens sont vraiment descendus dans la rue. Mais l’ampleur reste limitée", ajoute-t-il.

Dans le petit labyrinthe des ruelles pauvres de Jalil, où l’intimité est un luxe, Yassine est l’un des rares à s’exprimer aussi directement. Peut-être encore plus que d’autres en Syrie, les réfugiés palestiniens redoutent de prendre parti, et de perdre ce qu’ils ont pu construire. "Personne ne peut dire qui l’emportera en Syrie. Le sang qui coule nous fait horreur. Mais par le passé, les Palestiniens ont toujours perdu, quand ils se sont impliqués sur la scène nationale de leurs pays hôtes, comme au Liban", croit Amal, l’épouse de Yassine. Le mot d’ordre, répété par les factions politiques, est la prudence. "Les Palestiniens ont besoin d’amis, pas d’ennemis. La neutralité est notre meilleure protection", affirme un responsable du Fatah à Jalil, selon qui personne ne veut, à Yarmouk, de la présence de l’armée ou des rebelles, afin de préserver le camp.

"QUELLES GARANTIES NOUS OFFRE L’OPPOSITION ?"

Le sort peu enviable des Palestiniens du Liban, soumis à de sévères restrictions (sur l’accès à l’emploi, la propriété…) n’est pas pour encourager les nouveaux arrivants à risquer d’être chassés de Syrie. "Nous y sommes parfaitement intégrés, les réfugiés ont mieux vécu que dans d’autres pays d’accueil arabes", reprend Amal l’ingénieur.

Pourtant, les craintes des Palestiniens de Syrie renvoient à un statut peut-être moins favorable. "Nous sommes égaux avec les Syriens, même si, par exemple, nous n’avons pas le droit de vote. Mais nous restons à la merci des dirigeants. Chaque partie, opposition ou régime, instrumentalise la cause palestinienne et réclame notre soutien, juge Sleimane, 19 ans, lycéen, un bandeau de poignet à la main droite sur lequel est écrit "I love Palestine". "Moi, j’ai participé aux manifestations palestiniennes près du Golan occupé en 2011, et j’ai perdu trois amis, le régime s’est joué de nous. Même s’il nous a donné beaucoup de droits par le passé, dit Sleimane, devant un parterre d’enfants qui font claquer des pétards. Quelles garanties nous offre l’opposition ? Les Palestiniens sont solidaires, sur un plan humain, et pas seulement à Yarmouk. Mais risquer de mettre la communauté en danger par des opinions politiques est une ligne rouge. Pourquoi devenir une cible facile ?"

 

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Israël et Moyen-Orient dans les Médias français: Analyse quotidienne- 21 Septembre 2012

 

ONU : La France, le Royaume Uni et les USA lancent un ultimatum à l’Iran : "Le temps est compté".

Israël en France.   L’actualité israélienne en France est médiatiquement trop faible aujourd’hui pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif.

A Noter. Les combattants de la paix. Documentaire sur l’engagement pour la paix d’une famille israélienne et palestinienne. France 5 – 21h30

Affaires Charlie Hebdo : La France sur le qui-vive. L’ensemble des médias français semblent en attente des événements et se focalisent aujourd’hui sur les dangers qui guettent les intérêts et les résidents français à l’étranger.

Un vendredi sous très haute tension. Près de 20 pays ont vu les intérêts français placés en état d’alerte, en prévision des manifestations de contestation violente prévues ce vendredi, jour de prières pour les musulmans. Nombreux sont les médias qui témoignent des mesures de protection militaire autour de l’ambassade de France en Tunisie. Chars, automitrailleuses et barbelés ont été mis en place par les autorités tunisiennes, s’ajoutant aux renforts de sécurité français arrivés récemment en Tunisie.

Restez chez vous ! Le ministre français de la Défense appelle les Français résidant à l’étranger à rester chez eux.  

Le Hezbollah appelle encore à manifester. Dans ce contexte particulièrement tendu, l’appel à manifester, lancé pour la 3ème fois en une semaine par le Hezbollah, inquiète les autorités françaises. C’est peut-être pourquoi, Jean Yves le Drian fait aussi part de son inquiétude pour les soldats français en Afghanistan et au Liban.  

Les autorités musulmanes françaises multiplient les appels au calme, soulignent aujourd’hui encore avec force les médias français.

Les manifestations sont-elles si nombreuses?  Etienne Lenhardt, jeudi soir, sur France 2 tente de dissocier la couverture médiatique mondiale et la réalité de la contestation par des chiffres. Médiatisation ou surmédiatisation ?   Selon lui, seul 150 000 islamistes auraient manifesté depuis une semaine.  150 000 sur 1 milliard de musulmans.  

François Fillon défend la démarche de Charlie Hebdo. La liberté d’expression est un principe qui ne se discute pas.

Déjà des arrestations en France dans les milieux islamistes. La France interdit toutes les manifestations de protestations. Les autorités françaises craignent en effet les débordements. Des policiers en nombre à Marseille, Toulouse, Lille, Paris où selon Direct matin, il y aurait 3 fois plus de CRS de prévus que de manifestants.

Ce n’est pas le nombre mais l’image qui compte. Protestant contre l’utilisation de l’image à travers la liberté de blasphème, les manifestants radicaux tentent néanmoins de marquer les esprits par des images de violence ou d’islamisation radicale dans un pays occidental.

Et si ce film n’était qu’un mirage ?  Après s’être interrogé sur le fait de savoir pourquoi une simple vidéo de 14 minutes pouvait embraser le monde entier, le Parisien se demande si ce film existe vraiment. Pour l’instant, seule 14 minutes sont disponibles et aux USA, malgré les investigations des médias, personne n’a encore vu la version longue du film.

Shoah. Inauguration du Mémorial de Drancy par le président  François Hollande. 76000 juifs ont été regroupés dans le camp français de Drancy puis déportés vers Auschwitz entre 1941 et 1944. Seul 2000 d’entre eux sont revenus.

Contexte Proche et Moyen-Orient.   

Le dossier nucléaire iranien est aujourd’hui le sujet central des médias israéliens. 

Dossier nucléaire iranien. La France, le Royaume Uni et les USA lancent un ultimatum à l’Iran. Le temps est compté. "Nous demandons à l’Iran de négocier », a prévenu l’Ambassadeur de France à l’ONU, Gérard Araud, rappelant "les centaines d’heures de discussions" déjà consacrées en vain à ce dossier. "Nous demandons à l’Iran de négocier et l’Iran ne négocie pas", a constaté Gérard Araud. "Nous restons ouverts au dialogue mais depuis une dizaine d’années, nous avons mené des centaines d’heures de discussions avec l’Iran et force est de constater que ces discussions ont été menées en vain. "En conséquence et avec les pays qui y sont prêts, nous renforcerons les sanctions aussi longtemps que ce pays n’acceptera pas d’avancer vers le respect de ses obligations". Son homologue britannique, Marl Lyall Grant,  a ainsi pressé Téhéran "à faire rapidement des choix" 

Nous n’avons pas l’intention de poursuivre des négociations sans fin qui ne produisent pas de résultats, a averti l’ambassadrice américaine Susan Rice.  "Il reste du temps et de la marge pour la diplomatie mais il revient à l’Iran de répondre de manière constructive aux propositions mises sur la table par les Occidentaux, a affirmé Mme Rice. "L’Iran doit prendre des mesures significatives ou subir des pressions accrues", a-t-elle ajouté: "Nous n’avons pas l’intention de poursuivre des négociations sans fin qui ne produisent pas de résultats. Le temps est compté", a averti l’ambassadrice américaine.

70 % des Israéliens ne croient pas qu’Israël puisse décider d’attaquer seul les installations nucléaires. Selon le dernier sondage de l’Université hébraïque, paru dans le Haaretz, 77 % des Israéliens estiment qu’une attaque israélienne entrainerait une guerre régionale.

1/4 des Israéliens contre une option militaire. 52 % d’entre eux seraient en faveur d’une action conjointe israélo-américaine tandis que 24 %  des personnes interrogées, soit près d’1/4 des Israéliens se prononcent contre toute attaque militaire de l’Iran. 18 % seulement des Israéliens se disent favorable au seul engagement militaire d’Israël. 

Une parade militaire en Iran présente des missiles capables d’atteindre Israël. Les médias israéliens rendent compte des derniers propos du président iranien hostile à Israël. Des déclarations haineuses proférées lors d’un défilé militaire où étaient présentés des missiles Qadr-F, d’une portée de 2 000 kilomètres, capables d’atteindre les villes israéliennes.  

 

מצעד צבאי בטהרן

 

L’Iran derrière des cybers attaques contre des banques américaines. Selon des experts américains, le régime iranien serait derrière les cyber-attaques qui ont ralenti cette semaine les sites Web des banques  JPMorgan Chase et Bank of America. Les revendications de piratage venues en réponse à la publication d’un film anti-Islam ne sont qu’une  « couverture » estiment les spécialistes.

 Nous ne permettrons pas un Iran nucléaire. Le président Obama souligne une nouvelle fois sa détermination à empêcher le régime Ahmadinejad d’accéder à l’arme atomique. Notre politique ne permettra pas un Iran nucléaire,  a déclaré le président américain, ajoutant « Je veux conduire cette politique avec la diplomatie »

 

 

E. Barak rencontre Rahm Emanuel pour discuter des liens avec les États-Unis et Israël.

Le ministre israélien de la Défense, aurait eu une discrète rencontre avec l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche à Chicago pour aplanir la discorde entre Washington et Jérusalem, selon les informations parues dans les médias israéliens.   

 

עמנואל ואובמה, ארכיון (צילום: AFP)

 

Les Palestiniens gaspillent toutes les chances de faire la paix. Ces propos tenus dans le Haaretz par Benny Morris font l’effet d’une bombe médiatique en Israël. Leader de la vague dite "des nouveaux historiens", personnalité très critique à l’égard des gouvernements israéliens, Benny Morris estime aujourd’hui que depuis 1937, les Palestiniens n’ont cessé de refuser la paix. Les Palestiniens ne veulent pas partager la terre. Si aujourd’hui, la majorité des Israéliens a abandonné selon lui,  l’idée du grand d’Israël, Eretz Israël, le nouvel historien constate que ce n’est pas le cas des Palestiniens et de leurs différents leaders.

1937, 1947, 2000, 2008 : les 4 non palestiniens. En 1937, le partage de l’ancienne Palestine britannique proposé par l’Angleterre, à travers le plan Peel fut refusé par les dirigeants palestiniens.  Idem à l’ONU en 1947. En l’an 2000, à camp David, Yasser Arafat jugea encore qu’il lui était impossible de renoncer au partage de la Terre. En 2008, M. Abbas, à son tour, refusa le plan de Paix du 1er ministre E. Olmert pour les mêmes raisons.

Une prise de position inhabituelle à gauche. Cette prise de position d’un intellectuel de gauche, dans le contexte d’aujourd’hui, de partition du pouvoir palestinien entre Gaza et la Cisjordanie, de pressions diplomatiques intenses de l’AP pour la reconnaissance d’un Etat à l’ONU, sans négociations avec Israël,  suscite de très nombreuses réactions en Israël.

Suite et conséquences de la publication des Caricatures de Charlie Hebdo en France.  Les médias israéliens s’intéressent aujourd’hui aux appels au calme lancés par les responsables religieux musulmans en France, tout en faisant état de différentes consignes de sécurité lancées par la France à ses ressortissants au Moyen Orient.

 

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias

 

 

Romney estime que les Palestiniens ne veulent pas la paix avec Israël

19 septembre 2012 2 commentaires

 18 sept 2012 (AFP)

 

Le magazine Mother Jones a diffusé mardi l’ensemble de la vidéo, où M. Romney se dit persuadé que les Palestiniens "ne s’intéressent absolument pas" à la paix avec Israël et "qu’un cheminement vers la paix est presque absolument impensable".

Il laisse entendre que s’il était élu, il n’interviendrait pas pour tenter de relancer le processus de paix. L’Autorité palestinienne a dénoncé des propos "inacceptables".

Mais M. Romney s’était aussi exprimé sur le dossier israélo-palestinien lors de cet événement, dont la vidéo a été publiée dans son intégralité mardi par le magazine de gauche Mother Jones.

Pour l’ancien gouverneur du Massachusetts, les Palestiniens "ne s’intéressent absolument pas à la paix" avec Israël et "un cheminement vers la paix est presque absolument impensable". En substance, s’il était élu, M. Romney n’interviendrait pas pour tenter de relancer le processus, confesse-t-il.

"Vous gérez les choses du mieux que vous pouvez. Vous espérez une certaine stabilité, mais vous reconnaissez que cela va rester un problème sans solution, et vous remettez le problème à plus tard en espérant qu’en fin de compte, d’une façon ou d’une autre, quelque chose va se produire et le résoudre", dit-il.

Dans la vidéo révélée mardi, le candidat républicain affirme que "l’idée de faire pression sur les Israéliens pour qu’ils donnent quelque chose aux Palestiniens en échange de gestes (de ces derniers) est la pire idée du monde".

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Mahmoud Abbas suggère d’annuler les accords d’Oslo (officiel)

18 sept 2012 (AFP)

 

אבו מאזן. הביע כעס מהמשך הקיפאון בתהליך השלום

 

Le président palestinien Mahmoud Abbas a suggéré ce week-end d’annuler les accords d’Oslo avec Israël, a déclaré mardi un haut responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Un membre du comité exécutif de l’OLP, Wassel Abou Youssef, a indiqué à l’AFP que M. Abbas avait émis l’idée d’"annuler les accords d’Oslo ainsi que les arrangements économiques et de sécurité qui leur sont associés" lors d’une réunion de la direction palestinienne qui a eu lieu samedi et dimanche.

Abou Youssef a indiqué que "les membres de la direction palestinienne avaient des avis partagés sur la question, et il a été décidé de reporter la décision à ce sujet à la prochaine réunion de la direction palestinienne", qui doit se tenir après le retour de M. Abbas de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

Selon Abou Youssef, "c’est la première fois que la direction palestinienne mettait sur la table le sujet des accords d’Oslo depuis qu’ils ont été signés en 1993".

Il y a dix jours, l’Autorité palestinienne a demandé à Israël de renégocier le protocole de Paris régissant leurs relations économiques, en raison de la grogne sociale dans les territoires palestiniens.

Signé le 29 avril 1994 à Paris, après les accords d’autonomie d’Oslo, ce protocole économique sur les relations économiques entre Israël et l’OLP accorde une liberté économique limitée aux Palestiniens.

Abou Youssef a indiqué par ailleurs que l’OLP avait discuté de la tenue des élections législatives et présidentielle "au regard du "refus" du mouvement islamiste Hamas d’"achever la réconciliation palestinienne".

En vertu de l’accord de réconciliation d’avril 2011, les gouvernements rivaux du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et de Salam Fayyad qui exerce son autorité sur la Cisjordanie, devaient céder la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d’organiser des élections générales dans un délai d’un an.

Mais les principales clauses sont restées lettre morte et les échéances ont été constamment repoussées.

Israël et Moyen-Orient dans les Médias français: Analyse quotidienne- 12 Septembre 2012

 

Israël en France.   L’actualité israélienne en France est médiatiquement trop faible aujourd’hui pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif.

Dossier nucléaire iranien. Pourquoi Israël est-il si insistant pour fixer une ligne rouge à l’Iran ? Israël ne veut pas que sa sécurité dépende des USA.   Sur France Inter, le journaliste Luc Lemonnier en explique les raisons stratégiques. Face à un Iran doté de capacités nucléaires, la sécurité d’Israël ne serait plus assurée. Le pays manquant totalement de profondeur stratégique, la sécurité d’Israël dépendrait alors totalement des USA, souligne le journaliste. Le 1er ministre israélien ne peut, selon lui, accepter une telle situation et pour cela insiste pour fixer des limites précises à l’Iran.

Syrie. Le monde nous a abandonnés, estime le père jésuite Paolo Dall’Oglio. De passage à Paris pour rencontre le chef de la diplomatie française, cette autorité morale chrétienne en Syrie témoigne aujourd’hui dans le Parisien. :"Notre révolution démocratique a été étouffée dans le sang. La diplomatie n’a pas trouvé sa voie  pour obtenir que la Russie et l’Iran laissent tomber la dictature".

A Noter. Dans le point presse du Quai d’Orsay du 11 septembre, des journalistes ont fait remarquer aux autorités françaises, qu’il est fait état dans la presse,  de citoyens français qui sont engagés dans la rébellion syrienne et se revendiquent de Mohamed Merah.

Lutte contre l’intégrisme. La France soutient Boualem Sansal. Le célébré écrivain algérien, Boualem Sansal sera reçu à l’Assemblée nationale le 4 octobre prochain.

Boualem Sansal soutient l’hôpital Hadassah en Israël.  Privé de son prix littéraire par les ambassadeurs arabes pour s’être rendu en Israël, l’auteur remettra généreusement 15 000 euros  à l’association un cœur pour la paix de Muriel Haim. Cette association permet aux enfants palestiniens d’être soignés gratuitement au sein de l’hôpital israélien Hadassah   (Confidentiels Figaro)

Dans une lettre ouverte publiée dans le nouvelObs.fr Boualem Sansal – la haine incommensurable contre Israël. Moi, Boualem Sansal, je réponds à la lettre ouverte de Jean Daniel : "Ne nous trompons pas, le fond de l’affaire n’est pas Boualem Sansal, ni sa visite en Israël, ni ses vilains papiers, ni la Palestine, encore moins les Palestiniens, de tout cela ils se fichent comme d’une guigne, le fond, le vrai, le seul, c’est la haine incommensurable, dévorante, que ces gens portent à Israël, dans laquelle ils veulent nous embarquer tous, comme si Dieu le leur avait ordonné, comme s’il n’y avait de vie sur terre que dans la mort de ce pays."

Contexte Proche et Moyen-Orient. Le dossier nucléaire iranien est aujourd’hui au cœur de l’actualité des médias israéliens, au même titre que la mort de l’ambassadeur américain en Libye.

Mort de l’ambassadeur américain en Libye. Les médias français et israéliens relatent largement les violentes manifestations intégristes en Egypte et en Libye contre un film jugé blasphématoire envers l’Islam.  

 

 

Un obscur et  très mauvais film. Un très mauvais film américain, sans importance ni envergure, réalisé en anglais par des extrémistes et monté en épingle par d’autres  extrémistes dans les pays arabes, estiment médias français et israéliens. Des conséquences tragiques. Le réalisateur Sam Bacile, d’origine israélienne, installé et résidant aux USA, persiste et signe.  Malgré les violences extrêmes engendrées par son film et la mort tragique d’un haut diplomate américain, le cinéaste poursuit ses imprécations contre l’Islam, au nom de la liberté d’expression. Les USA et les nouveaux pouvoirs arabes. Quelle que soit la cause, les événements semblent souligner combien le sol au Moyen-Orient s’est déplacé pour Washington, estime les médias israéliens, qui voient dans ses manifestations, non réprimées par les pouvoirs en place,  de nouvelles alliances à venir.

 

Protesters in front of the US embassy in Cairo

 

Dossier nucléaire iranien. Obama appelle Netanyahou durant 1 heure. Les médias israéliens rendent compte aujourd’hui de l’appel téléphonique de près d’une heure, en pleine nuit, entre le Président américain et le 1er ministre israélien. Si rien n’a encore filtré de la conversation, les commentateurs israéliens attendent de voir si celle-ci a pu faire baisser les tensions entre les deux dirigeants.  

USA et Israël unis contre l’Iran. La présidence américaine a précisé que "Le président Obama et le Premier ministre Netanyahu ont insisté sur le fait qu’ils étaient unis dans leur détermination à empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire". Les deux dirigeants  ont ainsi discuté de la coopération sur l’Iran, d’autres problèmes de sécurité et ont convenu de poursuivre leurs étroites consultations pour  aller de l’avant, ajoute les médias israéliens.

Nous avons la capacité de les frapper efficacement, si nous devions le faire, a prévenu le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta. Nous avons les forces qu’il faut pour non seulement nous défendre mais aussi faire ce que nous avons à faire pour tenter de les empêcher de développer leur programme d’armes nucléaires. Ajoutant  que selon lui l’Iran aurait besoin "d’environ un an" pour produire une bombe nucléaire, si Téhéran prenait une telle décision.

 

 

Ehud Barak appelle au calme. Les médias israéliens notent que les dernières déclarations du ministre de la Défense concernant l’Iran vont vers l’apaisement.

Certaines différences de positions entre Israël et les USA  sont mieux traitées derrière des portes closes Les États-Unis sont le principal allié d’Israël, a tenu à rappeler E. Barak.   La fondation de cette relation est une amitié de longue date et des valeurs partagées entre Israël et le peuple américain », a-t-il dit.  « Malgré les différences et l’importance de maintenir le droit d’Israël à agir de manière indépendante, il faut se rappeler l’importance de notre partenariat stratégique avec les États-Unis, nous devrions ainsi faire tout ce qui est possible pour ne pas y nuire".

Vers de nouvelles sanctions européennes contre l’Iran. L’UE travaille sur de nouvelles sanctions contre l’Iran selon le ministre des Affaires étrangères britanniques, W. Hague.

Terrorisme palestinien. Le sud d’Israël toujours bombardé. Deux missiles palestiniens se sont abattus dans le Néguev, heureusement sans faire de blessés ni dégâts.

Aide d’urgence d’Israël  aux Palestiniens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné mardi le transfert anticipé de près 250 millions de shekels, soit 50 millions d’euros, afin  d’aider  l’Autorité palestinienne à surmonter ses difficultés financières. L’Autorité palestinienne est confrontée depuis une semaine à une grogne sociale en Cisjordanie, motivée par la hausse des prix, en particulier de l’essence, dont le prix au litre a bondi en deux mois de six à huit shekels (de 1,18 à 1,57 euros).

Israël est le pays le plus éduqué après le Canada selon un rapport de l’OCDE

 

 David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias

 

 

Israël ordonne le transfert anticipé de fonds palestiniens à l"AP

 11 sept 2012 (AFP)

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné mardi le transfert anticipé de près de 50 millions d’euros revenant à l’Autorité palestinienne afin de l’aider à surmonter ses difficultés financières, selon un communiqué officiel.

"M. Netanyahu a ordonné le transfert à l’Autorité palestinienne de 250 millions de shekels (50 millions d’euros) sur les produits des taxes collectées par Israël, en raison de la crise financière qu’elle traverse", selon le texte diffusé par les services du chef du gouvernement.

"Le Premier ministre a coordonné cette mesure avec les Palestiniens par l’intermédiaire de son émissaire spécial Yitzhak Molcho", selon la même source.

En juillet, Israël avait annoncé à titre de geste de bonne volonté pour le Ramadan le versement anticipé de "160 millions de shekels (32 millions d’euros) à l’Autorité palestinienne pour payer les salaires de juillet".

Ces fonds –d’un montant de quelque 70 millions d’euros par mois en moyenne– proviennent des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises destinées aux Palestiniens transitant par les ports et aéroports israéliens.

 

Israël réclame la "justice pour les réfugiés juifs des pays arabes"

10 sept 2012 (AFP) 

 

 

Israël a réclamé que "justice soit faite pour les réfugiés juifs des pays arabes", lors d’un colloque lundi à Jérusalem organisé par le ministère des Affaires étrangères et le Congrès juif mondial.

 

"Le gouvernement actuel est déterminé à rendre justice aux réfugiés juifs des pays arabes", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors de l’ouverture du colloque dimanche soir.

Pour le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon, interrogé par l’AFP, le but de ce colloque est de "mettre la question des réfugiés juifs sur la scène internationale".

"Nous sommes mobilisés pour la justice et les droits de ces réfugiés qui ont dû quitter leur pays les mains vides et n’ont jamais été reconnus comme réfugiés par la communauté internationale", a ajouté M. Ayalon.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a récemment lancé une campagne internationale intitulée "Je suis un réfugié" afin de faire connaître l’histoire des 850.000 Juifs forcés selon l’Etat hébreu de quitter les pays arabes et l’Iran depuis la création d’Israël en 1948.

Plusieurs parlementaires américains et européens participaient au colloque, à l’initiative du Congrès juif mondial, selon son directeur général, Dan Diker.

"Nous voulons que le monde comprenne que près de 900.000 Juifs ont été expulsés de leurs maisons, tués, spoliés et privés de leurs droits", a dit M. Diker.

"Je suis un réfugié. Nous avions beaucoup de biens et nous avons dû tout abandonner sur place. Nous n’avons jamais reçu la moindre compensation", a raconté à l’AFP Meïr Kahalon, originaire de Libye, arrivé en Israël en 1949 "avec une seule valise".

"La simple reconnaissance du fait que nous ne sommes pas moins des réfugiés que les Palestiniens est importante pour nous", plaide ce septuagénaire, président du Conseil des organisations juives des pays arabes et d’Iran.

Le Parlement israélien avait adopté en 2009, en lecture préliminaire, un projet de loi disposant que tout accord de paix au Proche-Orient devrait prendre en compte l’indemnisation des Juifs forcés à quitter les pays arabes.

 

Washington est contre un Etat palestinien non membre de l’ONU

10 sept 2012 (AFP)

 

 

 

Les Etats-Unis ont exprimé lundi leur opposition à la candidature de la Palestine au statut d’Etat non membre des Nations unies, un projet que le président palestinien Mahmoud Abbas doit présenter fin septembre à l’Assemblée générale de l’ONU.

"Nous continuons de le dire clairement: nous pensons que la seule voie réaliste pour que les Palestiniens aient un Etat passe par des négociations directes" avec Israël, a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland, assurant que Washington était "évidemment en contact avec le président Abbas".

Pour ce projet d’Etat, les Etats-Unis ont toujours plaidé pour des négociations de paix directes israélo-palestiniennes.

Celles-ci sont interrompues depuis septembre 2010 et la communauté internationale fait en vain pression sur les deux camps pour les ramener à la table des négociations.

"Nous travaillons intensément, via le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne, Russie) et directement avec les Israéliens et les Palestiniens pour continuer de les encourager à revenir à la table" des pourparlers, a dit Mme Nuland.

Mais "tout ce que nous pouvons faire, c’est les pousser. Nous ne pouvons pas les forcer. C’est à eux de décider de faire la paix", a-t-elle averti.

 

Israël et Moyen-Orient dans les Médias français: Analyse quotidienne- 7 Septembre 2012

 

 

Israël en France.   L’actualité israélienne en France fut médiatiquement bien trop faible cette semaine pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif.

Moyen – Orient. Le sort des chrétiens. Les médias français ont mis l’accent cette semaine sur le sort de chrétiens et des libertés religieuses dans les pays musulmans. Des symboles de l’oppression comme la jeune Rimsha au Pakistan, emprisonnée à 14 ans puis libérée, après avoir été accusée à tort d’avoir brulé les pages du Coran (Libération)  

Syrie. 50 000 chrétiens ont dû fuir les combats. Renaud Girard raconte le quotidien d’une guerre civile. La France accusée. Le Figaro donne aussi la parole à des journalistes et des responsables chrétiens en Syrie, qui cette fois, mettent en cause l’action de la France et de la communauté internationale contre le régime de Bachar el Assad. Ne comprenez-vous pas que l’ambition des Frères musulmans, c’est de chasser les chrétiens du monde arabe ?  Comment les Français peuvent-ils livrer des armes à ceux qui veulent nous tuer s’indigne une syrienne chrétienne interrogée.

Le salafisme inquiète en France. La presse française accorde aussi cette semaine de nombreuses pages Opinions à des chercheurs s’interrogeant sur l’idéologie salafiste. Jean Yves Moisseron estime aujourd’hui dans Libération que le salafisme est une idéologie totalitaire, instrumentalisant la religion. Ajoutant que le salafisme prône la violence et l’oppression, instaure la peur contre l’Occident et l’Islam traditionnel.

A Noter. Le coût de l’inaction en Syrie vue d’Ankara. Selon un journal turc cité par les Echos, la Turquie serait impatiente de voir une intervention militaire de l’Otan ou des USA en Syrie. Mais pas avant 2013, estime un spécialiste turc, considérant que les élections américaines bloquent toute possibilité d’intervention armée.

Contexte Proche et Moyen-Orient.

Solidarité entre Israel et la Bulgarie.  Réunion commune des gouvernements de Bulgarie et d’Israël à Jérusalem.  Le Premier ministre bulgare,  Boïko Borissov, accompagné de douze de ses seize ministres se rendront en Israel les 10 et 11 septembre. Le choix symbolique de la date du 11 septembre est un message pour redire que le terrorisme n’ébranlerait pas les très bons rapports entre les deux pays. .

Terrorisme palestinien.  Le sud d’Israel à nouveau bombardé. Deux nouvelles roquettes palestiniennes tirées depuis Gaza se sont abattues vendredi matin dans la région de Netivot, sans faire ni blessé ni dégât.

Lutte contre les violences racistes. La police israélienne a ouvert une enquête jeudi à la suite de l’agression d’un jeune Palestinien. Neuf Israéliens, dont huit mineurs, ont été récemment inculpés après avoir participé à une violente agression, le 17 août dernier, contre un Palestinien qui a été grièvement blessé. Cette agression avait soulevé l’indignation des dirigeants israéliens et de la société israélienne.

Dossier nucléaire iranien. Les Etats-Unis sont "prêts à faire face au défi iranien à tous les niveaux", a déclaré jeudi le ministre israélien de la Défense. Les médias israéliens rendent compte de la rencontre entre Ehud Barak et le numéro deux des armées américaines, l’amiral James Winnefeld.

 

Ehud Barak with US Adm. James A. Winnefeld

 

"Les Etats-Unis sont notre allié le plus important. La coopération des services de renseignements et le soutien militaire américain sont profonds et exceptionnels par leur ampleur. Je suis persuadé qu’il en sera de même dans tout scénario qui pourra se produire à l’avenir", a-t-il ajouté.  

Discours d’investiture de Barack Obama.  Notre engagement envers la sécurité d’Israël ne doit pas faiblir, et nous devons poursuivre notre quête de la paix, » a déclaré le président des États-Unis. A propos de la question nucléaire iranienne, Barack Obama a réaffirmé sa détermination : « le gouvernement iranien fait face aujourd’hui, à un monde qui reste uni contre ses ambitions nucléaires."  

 

מודים לאובמה בוועידה על 4 שנים (צילום: רויטרס)

 

Syrie. L’Iran derrière Assad. Selon les déclarations d’un responsable occidental du renseignement, parues dans le quotidien britannique, Daily Telegraph, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a personnellement veillé à  envoyer  des officiers expérimentés en Syrie pour s’assurer de la survie  du régime Assad. Conseillers militaires et armement. Selon le rapport, l’Iran aurait déjà expédié des centaines de tonnes de matériel militaire, y compris des armes, des roquettes et obus en Syrie

Armes chimiques. Tous les emplacements ont –il été identifiés ? La presse israélienne rend compte des inquiétudes croissantes concernant la localisation de tous les sites sensibles.  Selon un agent de renseignement américain cité par le Washington post, nous ne savons peut être pas tout.  « Nous étions sur le terrain en Libye, et malgré tout, concernant l’arsenal militaire, il y a eu de grandes surprises, en termes de quantités et de lieux.

 

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias

 

 

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