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Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 21 Février 2013

Selon les autorités nigériennes, des tentatives d’attentats fomentées par le Hezbollah contre des touristes israéliens au Nigéria auraient été récemment déjouées. Selon le New York Times, le Hezbollah aurait aussi agi à Lyon en France.
Israël en France. L’actualité israélienne en France est trop peu traitée aujourd’hui médiatiquement pour être analysée d’un point de vue éditoriale représentatif.
Tzipi Livni, pourquoi ? Après une traversée du désert, Tzipi livni sera en charge de relancer le processus de paix avec les Palestiniens (La Croix). Le Premier ministre israélien est à la peine pour former une coalition gouvernementale. Telle est l’analyse faite par le Figaro pour expliquer selon lui la nomination de sa rivale Tzipi Livni dans le prochain gouvernement. Gêné par les deux nouvelles vedettes de la politique israélienne écrit Adrien Jaulmes, Benyamin Netanyahou préfère éviter de s’engager sur les conditions politiques exigées par N. Bennett ou Yair lapid et s’allier à son ex-rivale, Kadima et les partis religieux. )
A Noter. A Gaza, le Hamas veut imposer le Niqab à la Fac. (Libération)
Lutte contre le terrorisme islamiste. "Une action d’ensemble contre le terrorisme est nécessaire." Interview de Laurent Fabius dans 20 minutes.
J’évite d’utiliser le mot islamiste. "Nous devons faire attention à notre langage. Par exemple j’évite d’utiliser le mot islamiste parce qu’on risque de le confondre, surtout dans la traduction arabe, avec Islam. , alors que les musulmans sont pacifiques, insiste le ministre français des Affaires étrangères.
Le Hezbollah et le Liban menacés par les rebelles syriens. Les rebelles syriens menacent de bombarder le Hezbollah au Liban. "Nous avons la preuve que le Hezbollah envoie depuis longtemps ses combattants en Syrie pour épauler l’armée d’Assad, a déclaré le chef d’Etat-major de l’armée syrienne libre.
Contexte Proche et Moyen-Orient
Formation du nouveau gouvernement. Bennett n’exclue pas d’être dans l’opposition. Les médias israéliens se font aujourd’hui largement l’écho de la conférence de presse tenue mercredi par le leader du foyer juif. Les propos de N. Bennett confirment la stratégie de Benyamin Netanyahou qui envisagerait, compte tenu des exigences politiques de Yesh Atid et du Foyer juif, de former le prochain gouvernement sans eux, ou sans l’un d’eux.
Bennett accuse Livni. Les déclarations de N. Bennett après l’annonce de la nomination de Tzipi Livni aux négociations israélo-palestiniennes sont particulièrement commentées. Tzipi Livni, lorsqu’elle était ministre des Affaires étrangères du gouvernement Olmert, a voulu diviser Jérusalem et faire évacuer la ville d’Ariel, a déclaré N. Bennett. C’est faux, lui a répondu l’intéressée, qui selon elle, n’a jamais évoquée ces sujets sous cette forme lors des négociations.

Attentats anti israéliens déjoués au Nigeria. Selon les autorités nigériennes citées par les medias israéliens, des tentatives d’attentats contre des touristes israéliens fomentées par le Hezbollah auraient été récemment déjouées.
Le Hezbollah en Europe. Le New York Times publie un article particulièrement commenté en Israël. Le quotidien américain de référence publie des informations très précises sur le mode d’action du Hezbollah sur le sol européen. Ces informations proviennent de l’arrestation d’un membre du Hezbollah et de son procès qui se déroule depuis mercredi à Chypre. Un homme de 24 ans a fourni à la justice antiterroriste chypriote, un regard rare et de l’intérieur sur le Hezbollah, admettant qu’il est un de ses agents. Le Hezbollah à Lyon. Hossam Taleb Yaacoub décrit précisément ses tâches qui dans un premier temps consistait à ramasser quelques sacs à Lyon, en France, prendre un téléphone portable, deux cartes SIM ou un mystérieux paquet enveloppé dans un journal pour le ramener d’Amsterdam au Liban.
David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias
Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 8 Février 2013

Contexte France. Vers le chaos en Tunisie ? Nouvelle révolution et division du parti islamiste Ennahda. La nouvelle flambée de violences et de contestation née de l’assassinat du principal opposant au régime islamiste, C. Belaïd, fait l’objet de toutes les préoccupations médiatiques. Hollande contre Cameron. C’est aussi le cas du sommet européen de Bruxelles, où les 27 doivent s’entendre sur un compromis budgétaire qui les engagent pour 7 ans. 4/10. Le projet de loi pour le mariage pour tous a vu jeudi le 4 ème des 10 articles de loi proposés, adopté par les députés de l’assemblée nationale.
Israël en France. L’actualité israélienne fut peu traitée cette semaine, malgré des sujets d’actualités conséquents. Aujourd’hui, seule Libération accorde un article sur la formation de la nouvelle coalition gouvernementale. Aude Markovich constate que peu présent dans la campagne, la reprise du processus de paix refait surface avec l’annonce de la prochaine visite en Israel du président Obama.
Dossier nucléaire iranien : l’impasse. Le guide suprême iranien Khamenei a rejeté jeudi la proposition américaine de négociations directes sur le programme nucléaire soupçonné à visée militaire de l’Iran. (Les Echos)
Moyen –Orient.
Journée de prière sous haute tension en Tunisie. Grève générale et confusion au sein du pouvoir.
Ennahda dans la tourmente. Le parti islamiste Ennahda au pouvoir refuse la dissolution du gouvernement actuel. Proposée par le 1er Ministre Jebali, ancien secrétaire générale du parti Ennahda, cette décision poussant la rue tunisienne à la radicalisation fait objet de nombreux commentaires dans les médias français.
Haro sur Ennahda. La Tunisie en a marre de pouvoir islamiste (Europe1).Ici comme en Egypte, les Frères musulmans échouent à partager le pouvoir constate la Croix à sa Une.
Attention aux espaces offerts à des forces extrémistes comme Al Qaida au Maghreb Islamiste (Aqmi), s’inquiètent de nombreux spécialistes interrogés face à la radicalisation probable des événements.
Entre l’imposition par la répression d’un régime islamiste et un compromis politique, un choix nécessaire s’impose au parti Ennahda, estime Jean Christophe Ploquin. C’est aussi l’avis du chercheur Jean-Pierre Filiu qui, dans le quotidien catholique, explique que les islamistes, en Tunisie et en Egypte, ont fait passer l’intérêt du parti avant celui de la nation. C’est pourquoi, selon Faouzia Charfi Ennahda tente de s’imposer comme un pouvoir totalitaire (Libération).
En attendant, la Tunisie est en train de sombrer dans le chaos de la violence parce que le parti islamiste Ennahda est incapable d’assumer un minimum de stabilité au pays analyse Pierre Rousselin dans le Figaro. Attention aux armes libyennes. La révolution continue, témoigne Direct matin qui s’inquiète vivement de l’embrasement de la rue tunisienne compte tenu du nombre d’armes circulant dans le pays provenant, comme pour le Mali, de l’arsenal militaire dispersé libyen de l’après Kadhafi.
Que va-t-il se passer ? Le déroulement aujourd’hui des obsèques d’un des principaux opposants au régime islamiste au pouvoir sera déterminant car la rue défie le pouvoir islamiste. La Tunisie est en ébullition prévient le Parisien qui fait état de l’inquiétude des ressortissants français.
Contexte Proche et Moyen-Orient.
Formation du nouveau gouvernement et Syrie sont les sujets à la Une des médias israéliens aujourd’hui.
Tractations et jeux des chaises musicales. Enfin une rencontre Netanyahou-Bennett. Il aura fallu attendre deux semaines après les résultats des élections notent les médias israéliens, pour qu’ait enfin lieu la première rencontre directe entre les dirigeants du Likoud et du parti du Foyer Juif. Prévue la semaine prochaine, cette tardive invitation pour discuter d’un partenariat possible au sein de la future coalition témoigne des inimitiés connues entre les deux hommes, selon les commentaires de presse. N. Bennett a démissionné il y a 5 ans du poste de chef de Cabinet de Benyamin Netanyahou. Bien que les résultats du parti du Foyer juif soient en dessous des estimations des sondages pré-électoraux, N. Bennett est aujourd’hui à la tête de la 4 ème force politique du pays. Son accord de principe avec Yesh Atid sur le service national obligatoire pour tous, y compris pour les religieux fait aussi parti des tractations. Deuxième rencontre aujourd’hui entre B. Netanyahou et Yair Lapid.

Le Meretz comme Avoda dans l’opposition. Dans le cadre des négociations, le 1er ministre a rencontré jeudi le leader du parti Meretz, qui a publiquement fait connaitre son intention de rester dans l’opposition mais s’est déclaré prêt à soutenir toute mesure visant « faire progresser la paix et justice sociale. »
Syrie, vers la fin du régime Assad ? Les médias israéliens rendent compte de l’intensité sans précédent des combats au cœur de Damas. Une question de semaines ou de jours ? Les attaques des insurgés font face à un bombardement aérien intensif. Le combat final ? Un engagement des forces des deux côtés qui, selon les médias israéliens, pourraient être le signe début de la fin pour le régime Assad.
Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 1 Février 2013

Il y aura d’autres tentatives du Hezbollah. Les médias israéliens tentent de reprendre les scénarios des opérations estimant que le Hezbollah et la Syrie feront d’autres tentatives.
Contexte France. Crise dans le secteur automobile française. Après la sidérurgie, le secteur automobile français est touché de plein fouet par la récession économique mondiale. Les menaces de fermetures d’usines et de suppressions d’emploi se multiplient et sont à la Une des médias français. Beckham au PSG. De L.A à Ohlala ! titre un journal londonien qui, comme la plupart des médias français décrivent l’arrivée en fanfare de cette nouvelle star planétaire dans le club qatarien du PSG.
Le président Hollande au Mali vendredi soir. Nombreux sont aujourd’hui encore les reportages sur l’avancée militaire des forces terrestres françaises ainsi que les témoignages des exactions des djihadistes. Il est à noter que les autorités maliennes ont pris les premiers contacts avec les représentants Touaregs du pays.
Israël en France. Les médias français n’accordent aujourd’hui encore qu’une faible attention à l’actualité israélo-syrienne. La poursuite de la grève de la distribution des quotidiens nationaux est sans doute la cause de cette inattention médiatique.
Centre de recherche ou convois de camions ? Selon les sources citées par les médias français, dont aucune n’est confirmée officiellement, les éventuelles frappes aériennes en Syrie auraient touché soit, un convoi de camions à destination du Hezbollah, transportant, entre autres, des missiles sol-air SA-17, soit, un centre de recherche en armement du pouvoir syrien.
Un avertissement d Israël. Bien le gouvernement israélien n’ait fait aucun commentaire sur les évènements, les médias français estiment il s’agirait d’un avertissement lancé par Israel au Hezbollah et au pouvoir Assad.
Contexte Proche et Moyen-Orient. La Syrie et les autres fronts régionaux à la Une des médias israéliens.
Il y aura d’autres tentatives du Hezbollah. La presse israélienne tente de reprendre les scénarios des opérations estimant que le Hezbollah et la Syrie feront d’autres tentatives.
Mise en garde des USA à la Syrie. Selon le conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison Blanche, "Il ne faut pas que la Syrie déstabilise encore plus la région en transférant des armements au Hezbollah", a prévenu Ben Rhodes.
Silence tacite des capitales occidentales. Les médias israéliens notent l’absence de réactions officielles de la plupart des chancelleries occidentales et le traduisent comme un message de soutien.
La Russie était au courant. Selon les médias israéliens, la Russie aurait donné un feu vert négatif à Israel pour agir contre toute tentative de transfert d’armes au Hezbollah. Autrement dit, explique les spécialistes, les autorités israéliennes ont prévenu la Russie de leurs intentions, sans doute dimanche dernier lors de la visite du Général Amidror à Moscou, et les autorités russes n’ont pas répondu.
L’Iran, le Hezbollah et la Syrie menacent Israël L’Iran menace Israël de graves conséquences, Le Hezbollah aussi, et le pouvoir Assad, tente de capitaliser les événements en sa faveur en tentant de relier Israel à la rébellion syrienne.

Mise en garde des USA à l’Iran. "Nous savons que les iraniens sont prêts à tout pour garder leur principal allié au Proche Orient." Lors de son dernier discours officiel, H. Clinton a fait état de la fourniture intensive en hommes et en armes fournie par l’actuel régime iranien.
Dossier nucléaire iranien. La fenêtre d’opportunité est en train de se refermer. Selon l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, les autorités iraniennes ne s’engagent pas sérieusement au sein des négociations et ne cherchent que des prétextes pour poursuivre l’enrichissement d’uranium. C’est pourquoi, H Clinton a tenu à prévenir que les fenêtres laissées aux négociations pourraient bientôt se refermer sans actions significatives de l’Iran pour stopper le développement de ses activités nucléaires controversées.

C’est aussi le point de vue de Joe Biden. Lors d’une visite en Allemagne, le vice-président américain Joe Biden a appelé l’Iran à reprendre les pourparlers sur son programme nucléaire. J. Biden a lui aussi averti que la fenêtre de la diplomatie ne restera pas ouverte pour toujours. J. Biden est attendu en France et au Royaume-Uni.
Meechal bientôt à la tête de l’AP ? Les médias israéliens accordent une attention particulière à la tentative de la réconciliation entamée par le leader du bureau politique du Hamas et l’Autorité palestinienne. Du Hamas à l’OLP ? Les commentateurs estiment que le positionnement "plus modéré" de K. Meechal pourrait même le conduire à intégrer l’OLP. Un pas qui pourrait le mener à la direction de l’autorité palestinienne, en place ou à la succession d’Abou Mazen.
Meechal et le Qatar. Les médias israéliens rappellent les contacts politiques et idéologiques très étroits de K. Meechal avec le nouveau pouvoir égyptien et les Frères musulmans. Ils notent aussi ses liens financiers avec le Qatar, qui lors de la récente visite à Gaza il y a quelques mois, à accorder 400 millions de dollars d’aide diverses aux seuls Gazaouis.
Intifada en Egypte. Les médias israéliens décryptent l’effondrement de l’autorité du président Morsi et la multiplication des manifestations d’opposition, malgré l’état d’urgence militaire, comme le signal d’un début d’Intifada en Egypte. Aujourd’hui encore, le Chef de l’armée égyptienne met en garde le pouvoir en place, en l’avertissant que le pays est sur le point de s’effondrer.
B.Netanyahu prochainement chargé de former le nouveau gouvernement. 82 députés ont recommandé B. Netanyahou. Le président de l’Etat d’Israel, Shimon Peres devrait annoncer à la fin de Shabbat ou dimanche la reconduction de l’actuel premier ministre israélien. B. Netanyahou deviendra le 1Er homme politique en Israel à être parvenu par 3 fois au poste de 1er Ministre.
Yesh Atid a réitéré ses 3 conditions pour participer au nouveau gouvernement : Instaurer l’égalité des devoirs pour tous les israéliens, favoriser l’économie sociale et solidaire et reprendre les négociations avec les Palestiniens. "Les Israéliens eux-mêmes sont convaincus qu’il n’y a aucune utilité de parler aux Palestiniens, car ils ne sont ne pas dignes de confiance. Je pense qu’ils ont tort a déclaré Y. Lapid dans une interview au Time magazine. Je pense que les Palestiniens eux aussi ne doivent pas nous faire confiance, et c’est exactement pourquoi nous devrions parler avec eux"
Encore de nombreux désaccords. Pour l’instant, certains médias israéliens font état de larges désaccords non seulement sur la formation de la coalition, la taille du gouvernement que Yesh Atid souhaite resserrer autour de 18 ministères, la répartition des ministères mais aussi sur la feuille de route du nouveau gouvernement.
Lapid après Netanyahou ? Interrogé par les médias israéliens et britannique, Yair Lapid estime possible de devenir lui aussi un jour 1er ministre. Pour l’heure, a-t-il tenu à ajouter, il a encore beaucoup à apprendre.
Yesh Atid, "Lapid et 18 géants". La presse israélienne salue par ce titre les compétences de l’équipe de Yair lapid. Selon des indiscrétions parues dans la presse, les négociations postélectorales conduites par le leader de Yesh Atid et son équipe auraient démontré le professionnalisme et les aptitudes à gouverner du nouveau parti d’Yair Lapid, composé entre autre d’un ancien chef du Mossad, de maires de grandes villes et de personnalités fortement impliquées dans la vie civique.
L’Occident face au dilemme égyptien
Paru dans Le Figaro, le 8 Décembre 2012
Le lâchage de Hosni Moubarak par Barack Obama avait surpris par sa rapidité. Sans doute pensait-on, à Washington, que l’armée égyptienne maintiendrait son contrôle de l’État égyptien, au prix de quelques concessions à la société civile. Par sa capacité d’organisation, la Confrérie des Frères musulmans s’est vite imposée aux «révolutionnaires» de la place Tahrir. Le président Morsi est devenu l’incarnation la plus puissante du nouvel ordre islamiste, puisqu’il occupe la tête de l’État, fort de la légitimité des 52 % des suffrages obtenus à l’élection de juin dernier.
Les démocrates égyptiens se révoltent contre les méthodes très expéditives de Mohammed Morsi, mais il y a de fortes chances qu’il fasse entériner par référendum la Constitution qu’il veut imposer au pays. La «démocratie», en tant que recours aux urnes, est, en effet, un instrument que les Frères musulmans savent très bien manier.
L’accueil triomphal réservé vendredi par Gaza au chef du Hamas, Khaled Mechaal, confirme que les islamistes sont la force qui monte au Proche-Orient. Douze ans après sa victoire aux législatives palestiniennes, le Hamas s’est imposé, malgré les tentatives d’isolement, comme un acteur incontournable.
Dans le nouveau Moyen-Orient, les autocrates n’ont plus la cote. Les islamistes en profitent, mais la démocratie réelle risque d’en faire durablement les frais.
Israël et Moyen-Orient dans les Médias français: Analyse quotidienne- 10 Octobre 2012

Israël en France. L’actualité israélienne en France est médiatiquement trop faible aujourd’hui pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif. Les médias français évoquent pour l’instant de manière brève la tenue prochaine d’élections anticipées en Israel, 8 mois avant la date initialement prévue
A Noter. Appel des écrivains israélien et algérien, David Grossman et Boualem Sansal (Libération). Nous exhortons tous les écrivains dans le monde à nous rejoindre : "Ensemble, nous pouvons influencer les décideurs et l’opinion publique et ainsi peser sur le cours des choses, afin que les valeurs de la paix soient renforcées partout dans le monde. " Stopper la course nucléaire de l’Iran et parvenir à la paix. "Il est urgent que la communauté internationale intervienne pour mettre sous contrôle le programme nucléaire iranien et s’engage dans le règlement du conflit israélo-palestinien, en poussant les parties à ouvrir un vrai dialogue direct, devant aboutir au plus tôt à la création d’un Etat palestinien, à côté de l’Etat d’Israël, les deux dans des frontières sûres, sur la base de compromis douloureux pour les deux parties mais nécessaires à la paix,
A Noter aussi. Le Hamas revendique les tirs de mortiers contre les villes du sud d’Israël.
Terroristes islamistes français. Les médias français s’inquiètent de la découverte d’un réseau d’islamistes français. Des apprentis terroristes venus de nos quartiers dont le Parisien tente de tracer le parcours. Une auto radicalisation de jeunes français convertis à l’Islam sans passés par des camps pakistanais ou afghan qui sidère l’ancien juge antiterroriste Jean louis Bruguière (Figaro).

Comment l’islam radical gangrène les prisons françaises ? Des jeunes français convertis au djihadisme après des séjours en prisons constatent les médias français. Viscéralement antisémites. Les déclarations des policiers chargées de l’enquête font état d’un très vif antisémitisme des terroristes parmi les documents retrouvés à leurs domiciles.
Des Juifs ont été ciblés comme Juifs dans la France de 2012. Le démantèlement d’une cellule islamiste française relance aussi la question de l’antisémitisme dans les quartiers souligne Libération (8 oct.). Un sujet longtemps tabou, surtout dans les médias de gauche, excepté la publication récente d’un dossier sur le sujet dans le Nouvel Observateur. La France et les Français ont déjà été victimes d’attentats antisémites, déclare l’éditorialiste de Libération, François Sergent, mais leurs auteurs venaient d’ailleurs. Ici ce sont des Français, qui menacent et tuent, comme Merah, d’autres français. C’est pourquoi, c’est l’affaire de tous, estiment les éditoriaux du Monde et deChristophe Ploquin dans La Croix. Les périls immédiats que ces extrémistes font peser sur la société et notamment sur la communauté juive doivent être combattus. Une grande responsabilité échoit aussi aux musulmans de France, que le quotidien catholique appelle à dire leur attachement à la culture démocratique.
Cessons aussi de banaliser l’antisémitisme dans les pays arabes. Interrogé par le Figaro (8 oct.), le président du CRIF, Richard Prasquier estime qu’en Egypte, à Gaza, au Yémen, les caricatures, les commentaires (antisémites) sont d’une violence qui n’a d’égale que celle des nazis. Il suffit selon lui de lire la charte du Hamas ou d’écouter les prêches de certains imans respectés, comme le mufti de Jérusalem.
Moyen Orient. Egypte. Les 100 premiers jours contestés du président Morsi. Les médias français semblent très critiques avec le nouveau président égyptien. Un bilan politique ambigu selon le Figaro, plus que mitigé estime Arte, pour qui mettre symboliquement du gazon sur la place Tahir, revient à dire aux Egyptiens que la révolution est terminée.
Pourquoi le Qatar investit en France ? Intitulée la part obscure du Qatar, la rédaction de France info consacre cette semaine les dossiers de la rédaction à décrypter les raisons des investissements massifs du Qatar en France, dans l’immobilier, le sport, la culture les medias et aujourd’hui les banlieues. Vers une commission parlementaire ? Interrogé ce week end sur Europe 1, le conseiller régional socialiste Julien Dray estime qu’il faudrait une commission d’enquête parlementaire afin de valider les investissements étrangers quand ces derniers se font en place du gouvernement français. (Forum Citoyen, Europe 1)
Contexte Proche et Moyen-Orient. Benyamin Netanyahou annonce des élections anticipées dans 3 mois.
"J’ai décidé que, pour le bien de l’Etat d’Israël, il fallait aller devant les électeurs maintenant, le plus vite possible". L’allocution télévisée du 1er ministre Netanyahou mardi soir fait aujourd’hui la Une des médias israéliens.

Budget, Iran, bouleversements régionales. Le 1er ministre israélien a mis en avant 3 arguments pour justifier sa décision d’avancer les élections législatives au début 2013. "Mon gouvernement, a-t-il déclaré, est parvenu à renforcer la sécurité au moment où se produisent des bouleversements graves et dangereux au Moyen-Orient et à renforcer l’économie alors qu’un autre bouleversement a lieu avec la crise économique mondiale. Pour faire face à ces défis, nous devons mener une politique de sécurité et économique responsables", estime le Premier ministre israélien, ajoutant : Il faut s’assurer que l’Iran ne se dotera pas de la bombe atomique, défendre nos frontières contre les terroristes et les infiltrations, maintenir les accords de paix avec nos voisins, Egypte et Jordanie, sauvegarder nos intérêts vitaux dans toutes les négociations de paix à venir avec les Palestiniens"
Tous en campagne. Les médias israéliens notent déjà la mobilisation des principaux leaders des partis.
Le retour d’E. Olmert ? Selon des indiscrétions de la Chaine 10 israélienne, l’un des mentors du parti Kadima, Haim Ramon serait en discussion avec l’ancien 1er ministre Ehud Olmert afin de créer un nouveau parti.
Netanyahou favori. Les derniers sondages en Israel estiment qu’en l’état actuel des alliances politiques, l’actuelle coalition gouvernementale remporterait les élections en recueillant 70 sièges sur 120.
Terrorisme palestinien. Escalade de la violence. Le sud d’Israel bombardé par près de 40 roquettes en une semaine Le Hamas revendique une partie des attaques lancées contre Israel depuis Gaza.
Les USA demandent aux capitales occidentales de ne pas appuyer la demande palestinienne à l’ONU. Selon la presse israélienne, l’administration américaine aurait fait savoir à l’ensemble des représentations diplomatiques que les USA étaient prêts à prendre des sanctions financières contre l’Autorité palestinienne, au cas la demande d’Abou Mazen à l’ONU serait reconnue. Comme Israel, les USA considèrent que toute demande d’adhésion ou de reconnaissance palestinienne à l’ONU, ne peut se faire de manière unilatérale et sans négociations directes avec l’Etat d’Israel.
Terrorisme en France. Démantèlement d’un réseau islamiste français. Les médias israéliens observent avec une attention particulière le démantèlement d’une cellule terroriste islamiste made in France qui fomentait des attentats contre des intérêts et de personnes de la communauté juive de France. Une menace terroriste bel et bien ciblée contre les Juifs. A l’instar des médias français, l’existence d’un islamisme radicale franco- français suscitent de nombreuses inquiétudes dans les médias israéliens. Il faut noter la traduction par le Haaretz de l’éditorial du Monde, "Islamisme et antisémitisme en France".
David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias
Israël, obnubilé par l’Iran
LA CROIX.
http://paris-planete.blogs.la-croix.com/israel-obnubile-par-liran/2012/10/05/

« La coalition contre l’Iran n’est pas si faible et l’Iran n’est pas si fort »
Dan Meridor, ministre israélien en charge du renseignement et de l’énergie nucléaire
Jeudi 4 octobre, à la résidence de l’ambassadeur d’Israël
»La question centrale, c’est la lutte entre l’Iran et le monde occidental. Il faut qu’elle s’achève par une victoire contre le régime de Téhéran ou en tout cas contre la militarisation du régime. Aujourd’hui, c’est le moment d’intensifier et d’élargir les sanctions pour que l’Iran comprenne qu’il a un choix à faire entre la poursuite de son programme nucléaire et la survie du régime« .
Dan Meridor est l’un des stratèges du gouvernement israélien. Né à Jérusalem un an avant la déclaration d’indépendance d’Israël, il a représenté au fil de sa longue carrière politique une voie médiane, à droite mais à la gauche du Likoud, le parti aujourd’hui dirigé par le premier ministre Benjamin Netanyahou. Arrivé mardi à Paris, il a rencontré notamment le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’intérieur Manuel Valls, le conseiller diplomatique de François Hollande, Paul Jean-Ortiz, et… l’ancien président Nicolas Sarkozy.
« L’Iran veut dominer le Moyen Orient »
« On constate la tentative de l’Iran d’être la puissance dominante au Moyen-Orient« , a expliqué jeudi midi Dan Meridor devant une quinzaine de journalistes – dans un excellent français : il se targue d’être le seul ministre francophone de l’actuel gouvernement israélien. « Il faut l’arrêter. Il y a actuellement une coalition inédite qui partage cet objectif : tous les pays arabes sauf la Syrie, Israël et les pays occidentaux« .
« Les sanctions ont de l’effet »
« On sait que les sanctions ont de l’effet. Financièrement, il y a des millions de dollars auxquels l’Iran n’a plus accès », argumente-t-il. »La monnaie, le rial, est en chute libre. Des manifestations se sont produites mercredi à Téhéran contre la vie chère. Les Iraniens ressentent l’impact des sanctions. Il faut les intensifier« .
« Ce sera un nouveau pôle de prolifération »
« Si l’Iran a la bombe atomique, des pays arabes la voudront eux aussi et d’autres se rallieront à Téhéran. Ce sera un nouveau pôle de prolifération nucléaire dans le monde« , prévient Dan Meridor. « Quant au pétrole du golfe persique, s’il passe sous contrôle iranien, nous vivrons dans un autre monde« , a-t-il l’habitude de résumer à ses interlocuteurs.
« Moins on parle, plus on est fort »
Dans cette partie si dangereuse pour Israël et toute la région, Dan Meridor, qui a le titre de vice premier ministre, est partisan d’une communication minimum. Il s’est ainsi tenu à l’écart de la polémique qui a agité Israël l’été dernier entre les partisans et les opposants d’une attaque aérienne sur des sites nucléaires iraniens. »Moins on parle, plus on est fort« , commente-t-il. « Les débats de cet été n’ont rien rajouté à la sécurité d’Israël. Ils ont inquiété les Israéliens plus que les Iraniens« .
« Toutes les options sur la table »
« Cela fait deux ans que je ne réponds plus aux questions sur une éventuelle attaque sur l’Iran« , répond ce baron du Likoud, qui avait participé en 1999 à la création d’un éphémère parti du centre. « Je crois que le président américain Obama tient le discours le plus efficace lorsqu’il dit que toutes les options sont sur la table, y compris l’option militaire« . Il rappelle que Barack Obama a récemment précisé que son objectif n’était pas de « contenir » le programme nucléaire iranien mais de l’ »empêcher« .
« Il est important qu’Assad tombe »
Pour Dan Meridor, « la question de l’Iran est si importante que c’est le critère principal de notre approche de la guerre civile en Syrie« . « Il est important qu’Assad tombe, d’abord à cause des massacres qu’il commet, qui sont horribles. Et aussi parce que ce serait un coup très dur pour l’Iran, dont la Syrie est aujourd’hui le seul allié dans le monde arabe. En fait aujourd’hui, tout le monde arabe veut que le régime change en Syrie et que l’Iran soit stoppé« .
« Le changement comporte un risque »
« Pour nous, il est très important que cette alliance soit écrasée », insiste-t-il. »Car au-delà, il y a aussi le Hezbollah libanais, dirigé par l’Iran et appuyé par la Syrie. Et aussi le Hamas ». « Il est probable que le prochain dirigeant de la Syrie ne sera pas un ami d’Israël« , ironise le ministre. « Le changement a un risque et nous avons une influence très limitée sur les événements. L’alternative n’est pas claire. Il manque une opposition unie. Mais c’est l’évolution à souhaiter« .
« L’Egypte, premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël »
À ce jour, Dan Meridor ne se montre guère plus rassuré sur la situation en Egypte et sur les choix du nouveau président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi. « L’Egypte est le premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël : c’était Begin et Sadate en 1979. Cette acceptation d’Israël par l’Egypte a changé le Moyen Orient. »
« Il est important que le traité de paix soit respecté »
« Aussi, il est très important pour nous que le traité soit respecté. Car nous souhaitons que d’autres traités soient signés avec des pays arabes, et que vaudrait l’exemple égyptien si le premier traité signé devait être déchiré? » (1), explique le vice premier ministre. Israël souhaite que les pays occidentaux, notamment la France, fasse comprendre au nouveau président que la remise en cause du traité « n’est pas une option« , qu’elle ne serait même être discutée.
« La première fois que les Frères musulmans sont au pouvoir »
« C’est la première fois depuis la création des Frères musulmans il y a plus de 80 ans que l’un d’eux est au pouvoir. Il y a l’idéologie et puis ensuite, les travaux pratiques« , note Dan Meridor. « Le gouvernement a des problèmes énormes à résoudre. Il aura grand besoin d’une aide extérieure« .
Des « mafias » dans le Sinaï
Israël conserve des contacts étroits avec des officiers de l’armée et des services de renseignement égyptiens, notamment pour surveiller la frontière commune, particulièrement dans le Sinaï. Le ministre qualifie parfois de « mafia » les tribus bédouines qui se partagent le contrôle de cette péninsule. L’armée égyptienne y a envoyé des véhicules blindés lourds et légers en infraction avec le traité de paix. Israël s’est abstenu de trop protester publiquement. « On s’est tu« , commente le ministre.
La Palestine veut être reconnue comme Etat non membre de l’ONU
Dan Meridor, enfin, est préoccupé par ce qu’il perçoit comme un changement de stratégie de Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, le président de l’Autorité palestinienne, qui s’apprête à demander à l’assemblée générale de l’Onu la reconnaissance de la Palestine comme « Etat non membre » des Nations-Unies, un statut qui devrait lui permettre de postuler à un siège d’ »observateur ».
« Un faux calme dans les territoires palestiniens »
« On croit que la situation est calme, mais c’est faux« , analyse le ministre des renseignements. « Israël a reconnu l’OLP comme représentant du peuple palestinien, or il y a une lutte entre l’OLP et le Hamas, où l’on retrouve une rivalité commune à tout le monde arabe entre nationalistes et religieux. C’est avec Abou Mazen que nous voulons négocier, mais le Hamas exerce une forte pression sur lui. L’Autorité palestinienne n’a aucun contrôle sur les 10 000 roquettes et missiles du Hamas dans la bande de Gaza. »
« Ehud Olmert a tout proposé il y a 4 ans«
Dan Meridor estime que l’ancien premier ministre (2006-2009) « Ehoud Olmert a tout proposé à Abou Mazen : un Etat palestinien indépendant, un retour aux frontières de 1967 avec des échanges de territoires, le partage de Jérusalem et le retour de 5000 réfugiés. Or Abou Mazen n’a pas accepté. »
« Il faut du courage pour dire : le conflit est fini »
Pourquoi ? « Car il n’a pas pu dire : le conflit est fini« , analyse Dan Meridor. « Il faut du courage pour le dire car l’OLP a bel et bien été créée en 1964 pour le retour des réfugiés en Palestine« . À ses yeux, Yasser Arafat en 2000 puis Abou Mazen en 2008 ont reculé devant l’idée d’admettre qu’il n’y aurait désormais plus rien à négocier, plus de revendications possibles et que les 5 millions de réfugiés et descendants de réfugiés ne reviendraient jamais en Israël.
« Il n’y a plus d’attaques terroristes »
« Il y a eu trois changements avec Abou Mazen depuis qu’il est président de l’Autorité palestinienne en 2005« , détaille le vice premier ministre israélien. « D’abord, il n’y a pas eu d’actes terroristes depuis 3 ans, grâce la coopération entre les services palestiniens et israéliens. Ensuite, il y a la stratégie du premier ministre Salem Fayyad de créer l’Etat palestinien en partant du bas, par le renforcement des institutions, et en faisant respecter la loi et l’ordre« .
« Abou Mazen ne recherche plus un accord avec Israël »
« Ce sont deux changements positifs mais le troisième est négatif. Abou Mazen a changé les buts et les moyens de l’Autorité palestinienne. Le but n’est plus un accord avec Israël mais une démarche unilatérale à l’ONU. Les moyens ne sont plus des négociations avec Israël mais des pressions venant de l’extérieur. Or ce choix est une erreur pour les Palestiniens« .
« Une lutte historique »
À l’échelle de la région, Dan Meridor analyse avec scepticisme les suites du printemps arabe. « C’est un changement énorme qui a commencé comme un grand espoir. Mais aujourd’hui, la majorité en Egypte et en Tunisie a parlé et on n’est pas sûr qu’elle veuille la démocratie comme nous la comprenons et la vivons. Nous assistons à une lutte historique entre les valeurs de l’Occident et celles véhiculées par les Frères musulmans. Entre la modernité et le retour au Moyen Âge ».
Israël et Moyen-Orient dans les Médias français: Analyse quotidienne- 5 Octobre 2012

La coalition contre l’Iran n’est pas si faible et l’Iran n’est pas si fort », Dan Méridor
Israël en France. L’actualité israélienne en France est médiatiquement trop faible aujourd’hui pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif.
A Noter. De plus en plus de jeunes israéliens se font tatouer le numéro de déportation d’un membre de leur famille par devoir de mémoire.(Journal de 20h de France 2- Claude Sempère)
Une réunion de presse s’est tenue jeudi à Paris entre le Ministre Israélien du renseignement, Dan Meridor, et les représentants des principaux médias français.Arrivé mardi à Paris, le ministre Dan Meridor a rencontré notamment le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’intérieur Manuel Valls, le conseiller diplomatique de François Hollande, Paul Jean-Ortiz, et s’est entretenu avec l’ancien président Nicolas Sarkozy.
La coalition contre l’Iran n’est pas si faible et l’Iran n’est pas si fort »a tenu à souligner le ministre israélien en se déclarant pour de nouvelles sanctions. "La question centrale, c’est la lutte entre l’Iran et le monde occidental. Il faut qu’elle s’achève par une victoire contre le régime de Téhéran ou en tout cas contre la militarisation du régime. Aujourd’hui, c’est le moment d’intensifier et d’élargir les sanctions pour que l’Iran comprenne qu’il a un choix à faire entre la poursuite de son programme nucléaire et la survie du régime" (La Croix)
La remise en cause des accords de Camp David avec L’Egypte n’est pas une option. Israël souhaite que les pays occidentaux, notamment la France a souligné Dan Meridor, fasse comprendre au nouveau président égyptien, que la remise en cause du traité « n’est pas une option«, et que celle-ci ne serait pas même discutée.
Nous souhaitons que d’autres traités soient signés avec des pays arabes : "Il est très important pour nous que le traité avec l’Egypte soit respecté. Car nous souhaitons que d’autres traités soient signés avec des pays arabes, et que vaudrait l’exemple égyptien si le premier traité signé devait être déchiré? »
Attention, il règne un faux calme dans les territoires palestiniens « On croit que la situation est calme, mais c’est faux«, analyse le ministre des renseignements. « Israël a reconnu l’OLP comme représentant du peuple palestinien, or il y a une lutte entre l’OLP et le Hamas, où l’on retrouve une rivalité commune à tout le monde arabe entre nationalistes et religieux. C’est avec Abou Mazen que nous voulons négocier, mais le Hamas exerce une forte pression sur lui. L’Autorité palestinienne n’a aucun contrôle sur les 10 000 roquettes et missiles du Hamas dans la bande de Gaza. »
Il faut du courage pour dire : le conflit est fini. « Il faut du courage pour le dire, analyse Dan Meridor, car l’OLP a bel et bien été créée en 1964 pour le retour des réfugiés en Palestine." Yasser Arafat en 2000 puis Abou Mazen en 2008 ont reculé devant l’idée d’admettre qu’il n’y aurait désormais plus rien à négocier, plus de revendications possibles et que les 5 millions de réfugiés et descendants de réfugiés ne reviendraient jamais en Israël.
Ehud Olmert a tout proposé il y a 4 ans. Dan Meridor estime que l’ancien premier ministre, Ehud Olmert a tout proposé à Abou Mazen : un Etat palestinien indépendant, un retour aux frontières de 1967 avec des échanges de territoires, le partage de Jérusalem et le retour de 5000 réfugiés. Or Abou Mazen n’a pas accepté. »
Abou Mazen ne recherche plus un accord avec Israël. " Abou Mazen a changé les buts et les moyens de l’Autorité palestinienne. Le but n’est plus un accord avec Israël mais une démarche unilatérale à l’ONU. Les moyens ne sont plus des négociations avec Israël mais des pressions venant de l’extérieur. Or ce choix est une erreur pour les Palestiniens"
Moyen-Orient. La dangereuse escalade entre la Turquie et la Syrie. Les médias français s’inquiètent et craignent une internalisation du conflit. . Qu’adviendra-t-il si les bavures se multiplient sur le territoire turc, s’interroge Direct matin ? Pour l’heure, estime libération, la Turquie bombe le torse pour rétablir sa crédibilité militaire face à la Syrie.
Un simple avertissement musclé ? Il faut savoir que la Turquie dépend énergétiquement des importations en gaz en provenance de la Russie et de l’Iran, deux des principaux alliés du régime Assad. L’Iran vient aussi de faire savoir à Ankara que toute offensive militaire turque serait considérée comme le dépassement d’une ligne rouge. (Figaro). C’est peut-être pourquoi le 1er ministre Erdogan a tenu à répéter, malgré le feu vert du parlement turc à des opérations militaires : "Non, la Turquie n’a pas l’intention de déclencher une guerre contre la Syrie (Métro). Interrogé ce matin sur France Inter, le numéro deux de l’Ambassade de Turquie en France a déclaré : "nous ne souhaitons pas la guerre mais nous n’hésiterons pas à donner les réponses adéquates aux agressions"
76 % des turcs seraient opposés à une intervention militaire en Syrie selon un dernier sondage des médias locaux. Pourtant, la presse turque citée aujourd’hui par les Echos considère que les vents de la guerre soufflent sur la région.

La communauté internationale appelle au calme, car ni l’Otan, ni les USA ne veulent être forcés à intervenir dans la guerre civile syrienne (la Croix et 20 minutes)
Contexte Proche et Moyen-Orient.
Dossier nucléaire iranien. Inacceptable. Selon des révélations du New York Times citées par les médias israéliens, les USA aurait refusé un vrai-faux plan de sortie de crise proposé par l’Iran. Un plan en neuf étapes pour renoncer à son programme nucléaire en échange de la levée de toutes les sanctions. Un plan pour faire du bruit médiatique.LesÉtats-Unis auraient rejeté l’offre iranienne, jugeant irréalistes les concessions demandées à l’Occident. Selon le rapport cité par la presse américaine, il s’agirait davantage pour l’Iran de créer un buzz médiatique.
Israël et les USA n’ont pas les moyens d’effacer le programme nucléaire iranien. Les médias israéliens se font aujourd’hui l’écho des déclarations du Secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates. Une attaque militaire américaine ou israélienne contre l’Iran renforcerait le programme nucléaire iranien, a-t-il ajouté.

Les diplomates européens préparent de nouvelles sanctions. L’Union européenne s’apprête à interdire les importations de gaz naturel iranien dans le cadre d’une série de nouvelles mesures pour accentuer la pression sur la République islamique.
Des Elections en Israël le 12 février 2013 ? Le Premier ministre Benyamin Netanyahu aurait déjà pris sa décision selon les médias israéliens.
Reuven Rivlin appelle à des élections anticipées. Le président de la Knesset, en visite à Paris la semaine dernière, estime nécessaire la tenue d’élections législatives anticipées compte tenu de la situation économique du pays. L’incapacité de la majorité à voter le budget 2013 rend inévitable des élections anticipées, analyse R. Rivlin, qui appelle à la dissolution de la Knesset le plus tôt possible.
Alliance contrariée entre E.Barak et le Likoud. Les médias israéliens estiment que le refus du Likoud de placer l’actuel Ministre de la Défense parmi les têtes de liste du Likoud serait la cause des tensions entre B. Netanyahou et E. Barak.

Terrorisme palestinien. Les USA ont imposé jeudi des sanctions financières contre deux "ONG libanaises" qui collectaient des fonds pour financer des projets du Hamas à Jérusalem, sous couverts d’actions caritatives.
Le sud d’Israel à nouveau bombardé depuis Gaza. Une roquette palestinienne s’est abattue jeudi soir dans la région d’Ashkelon, sans faire heureusement ni dégâts ni victimes.
David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias






