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Shopping américain en Israël

Paru dans Le Nouvel Observateur, le 16 Mai 2013

Par Dominique Nora

Cliquez sur l’article pour le voir..
NO 17.5

Israël met en garde la Syrie contre les envois d’armes au Hezbollah (New York Times)

 16 mai 2013 (AFP)

 

ישרוד בשלטון? נשיא סוריה, בשאר אסד (צילום: סוכנות הידיעות הסורית)

 

 

Israël a mis en garde la Syrie contre la poursuite des envois d’armes sophistiquées au militants islamistes du Hezbollah, laissant entendre qu’il envisageait de nouveaux raids aériens pour empêcher ces transferts, selon le New York Times de jeudi.

"Israël est déterminé à poursuivre ses efforts pour empêcher les envois d’armes sophistiquées au Hezbollah. Le transfert de telles armes au Hezbollah va déstabiliser et mettre en danger l’ensemble de la région", a déclaré un responsable israélien au quotidien new-yorkais.

"Si le président syrien Bachar al-Assad réagit en attaquant Israël, ou essaie d’atteindre Israël par le biais de terroristes, il mettra en danger son régime car Israël répondra", a ajouté ce responsable qui a contacté le journal mercredi mais n’a pas souhaité être identifié.

Un haut responsable du ministère israélien de la Défense Amos Gilad et le vice-ministre des Affaires étrangères Zeev Elkin ont refusé de confirmer ou de démentir ces menaces lors d’interviews jeudi matin à des radios israéliennes.

"Il est inutile de commenter ce genre d’information", s’est borné à affirmer Amos Gilad.

Selon les médias israéliens, les dirigeants israéliens souhaitent éviter de donner l’impression de prendre partie dans la guerre civile entre le régime du président Assad, et les insurgés, qui comptent dans leurs rangs des groupes islamistes.

Israël a déjà mené deux raids aériens en début de mois près de Damas, des attaques destinées à empêcher l’envoi d’armes au Hezbollah, la milice libanaise alliée de Bachar al-Assad.

Cette nouvelle mise en garde israélienne intervient deux jours après que le président russe Vladimir Poutine a appelé à éviter tout acte risquant de déstabiliser la Syrie. M. Poutine s’était exprimé après une entrevue avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Sotchi (sud de la Russie).

La visite en Russie de M. Netanyahu faisait suite à la confirmation par Moscou de son intention de livrer au régime de Damas des systèmes sol-air sophistiqués S-300, capables d’intercepter en vol des avions ou des missiles guidés.

L’installation d’un tel système de défense sol-air compliquerait fortement toute nouvelle frappe israélienne, et tout projet des Etats-Unis ou de leurs alliés d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ou d’intervenir pour sécuriser ou démanteler des armes chimiques.

Israël et Moyen-Orient: Revue des Médias français et israéliens- 13 Mai 2013

Israel en France.   Des femmes en Talith ont prié vendredi au Kotel. Pour la première fois librement mais sous protection policière, des femmes ont pu prier devant le Kotel en portant le voile de prière, malgré les vives protestations de religieux orthodoxes.  (Libération, 11 mai). Le Figaro rappelle que la cour suprême israélienne estime qu’il n’existe aucune raison d’interdire aux femmes l’accès à la prière en Talith au Kotel.

Colère en Israel. La rue contre l’Austérité. Des manifestations ont eu lieu samedi soir en Israel pour dénoncer les coupes budgétaires du plan Lapid, qui prévoit selon eux de s’attaquer aux plus faibles (Arte journal).

Moyen- Orient.

 Le rôle du Hezbollah en Syrie. Entre 5000 et 10 000 combattants. Nombreux sont aujourd’hui les éditorialistes qui s’inquiètent de l’implication armée, officielle et directe du Hezbollah contre les rebelles (France Info). Il semble probable qu’une attaque massive soit en préparation. Les troupes du régime assad, appuyés par le Hezbollah encercleraient  Qousseir, une ville de 25 000 habitants proche du Liban (Libération).

Toute la région souffre de plus en plus selon le Parisien qui évoque les risques de contagion. Que faire pour arrêter la folie meurtrière qui fracasse la Syrie  s’interroge Fréderic Gershel. D’autant plus, souligne Alain Duhamel ce matin sur RTL que l’implication croissante de l’Iran en Syrie qui "aide de toutes ses forces " le régime Assad fait craindre un risque de régionalisation du conflit.

Double attentats en Turquie. Une volonté du président syrien d’entrainer la Turquie dans un scénario catastrophe ? Malgré deux ans de guerre civile, le pouvoir syrien semble toujours capable de frapper loin de ses bases, analyse G. Malbrunot dans le Figaro. Un message adressé au Liban et à la Jordanie. "Si cela dure encore, il est possible que le Liban soit entrainé pour de bon la guerre redoute-t-on à Paris" (Le Parisien)

Vers une guerre ouverte ? La Turquie est en effet considérée comme la base arrière des rebelles. Mais pourquoi le régime syrien se mettrait-il à dos la Turquie, alors que son allié russe lui offre un répit avec une conférence de la paix s’interroge Fabrice Balanche dans le Figaro ? Quelqu’un veut provoquer l’échec d’une conférence de paix et promouvoir la manière forte, estime le  président la commission des Affaires étrangères au parlement russe, la Douma, Alexeï Pouchkov (Figaro)

La médiation iranienne. Faite par média interposé,  dans le quotidien allemand Der Spiegel dimanche, la proposition de médiation iranienne illustre la complexité de la résolution du conflit. L’Iran serait la clef du dénouement du conflit syrien selon Bernard Guetta s’il décidait de ne plus aider le clan assad en échange de contreparties (France inter). En attendant la Russie continue de vendre d’armes à Damas, constate le correspondant du Figaro à Moscou,  Pierre Avril.  Ce serait pourquoi le 1er ministre israélien se rendra à Moscou pour empêcher la livraison de missiles sol-air 300 au clan Assad. "Une telle fourniture à la Syrie modifierait l’équilibre des forces dans la région et ces armes pourraient tomber dans les mains du Hezbollah", a déclaré le ministre de l’Eau et de l’Energie, Sylvan Shalom.

L’accord entre la Russie et les USA marginalise la France qui avait fait du départ de Bachar el Assad une priorité. "Seuls, nous ne pouvons résoudre ce conflit a lucidement admis le patron du Quai D’Orsay"(Figaro, 11)  La France prend acte de la conférence de la paix sur la Syrie. Dans une tribune parue dans le Monde du 10 Mai, le Ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a pris acte de la décision russo-américaine  en se déclarant favorable à une solution politique et à la formation d’un gouvernement de transition.

"Et si cette réunion était avant tout un moyen de justifier l’inaction de  la communauté internationale estime le Figaro. En se référant à l’histoire contemporaine des conflits, Isabelle Lasserre estime qu’il vaut mieux une victoire militaire sur le terrain qu’une conférence internationale pour arrêter une guerre.

Quel sera le respect de la parole américaine concernant l’Iran conclut la journaliste. Car le pas en arrière de Washington, qui ne fait plus désormais du départ de Bachar El Assad un préalable aux négociations, suscite de nombreuses interrogations sur le maintien de la position américaine sur le dossier nucléaire iranien.

Contexte Proche et Moyen-Orient.

L’actualité économique domine en Israël avec la présentation du nouveau budget.  La réunion du gouvernement axée sur l’étude du plan budgétaire a duré toute la journée de dimanche. Selon les médias israéliens, les derniers arbitrages devraient être rendus publics aujourd’hui.

 

Defense Minister Ya'alon, Finance Minister Lapid, Justice Minister Livni at cabinet meeting, May 13.

 

Défense, Intérieur et Foreign Affairs. Selon les estimations des spécialistes interrogés par les médias israéliens, le budget de la Défense serait réduit de 4 milliards de Shekels, soit  860 millions d’euros.

Limiter le déficit budgétaire à 4,65% du PIB en 2013 et à 3% en 2014. Pour atteindre cet objectif, Y. Lapid aurait également proposé une hausse de 1,5% des impôts directs pour les particuliers, de 1% pour les entreprises, ainsi qu’une augmentation de la TVA de 1% et une réduction des allocations familiales. Les Ministères de l’Intérieur et du Ministère des Affaires étrangères devraient aussi connaitre une restriction budgétaire.

Samedi soir, manifestation devant la maison d’Y. Lapid. "Il faut prendre aux magnats, pas à nous", "Tu nous as eu, c’est pire qu’avant", pouvait-on lire sur les pancartes. 10 000 Israéliens ont manifesté samedi soir contre la politique d’austérité du nouveau gouvernement. Le nouveau Ministre des Finances, Yair Lapid, élu par la classe moyenne est aujourd’hui accusé par ses anciens partisans d’être devenu insensible aux intérêts de la classe moyenne.

 

Protests gather in Tel Aviv to voice their displeasure with Lapid's intended budget cuts.

 

Rencontre Shelly Yachimovich et M. Abbas à  Ramallah. La chef de l’opposition travailliste à la Knesset a appelé dimanche le président palestinien à reprendre les négociations de paix, lors d’une rencontre à Ramallah. "C’est maintenant le moment de répondre aux efforts américains de médiation pour relancer les pourparlers", a déclaré S.  Yachimovich au président Abbas.

Révélations de pourparlers secrets entre Netanyahou et l’AP. Selon  le quotidien Times of Israël,  entre 2010 et 2011, Yasser Abed Rabbo aurait eu une série d’entretiens secrets avec l’envoyé du Premier Ministre Israélien, Yitzhak Molcho. Selon les révélations du responsable palestinien, il aurait ensuite rencontré B. Netanyahou, pour discuter de nouvelles négociations. Selon les sources palestiniennes citées, le premier ministre israélien semblait prêt à reprendre les pourparlers sur la base des lignes d’avant 1967, mais aurait ensuite interrompu les contacts, indique Yasser Abed Rabbo, qui précise que le négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat, n’aurait pas été tenu au courant de ses rencontres.

 

Prime Minister Benjamin Netanyahu shakes hands with Saeb Erekat in Jerusalem, April 2012. (photo credit: Amos Ben Gershom/GPO/Flash90)

 

Adoption facilitée pour les couples du même sexe. La justice israélienne a décidé de  faciliter le processus de planification familiale pour les couples de même sexe. Selon le Procureur général Yehuda Weinstein, de nouvelles lois permettront de reconnaître la parentalité du père non biologique de l’enfant,  sans recourir au  processus d’adoption classique.

Rafsandjani, candidat surprise en Iran. A 78 ans, l’ancien président iranien, considéré comme modéré vient de présenter sa candidature aux élections présidentielles iraniennes en juin prochain. Près de 400 candidats ont fait acte de candidature pour succéder à M. Ahmadinejad.

 

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias

Podcast : Retrouvez, l’essentiel de l’actualité économique de la semaine en Israël dans Kikar Habusiness

kikar

 

 http://kikarhabusiness.podomatic.com/entry/2013-05-12T09_59_37-07_00

 

Sur la page kikar habusiness vous pouvez écouter chaque semaine un résumé en podcast de  l’actualité économique en Israël. Une sélection hebdomadaire de news choisies parmi les plus grands titres de la presse israélienne, développées dans un programme radio présenté par Fabrice Joseph et Alexandre Allali

Au sommaire de l’émission du 13 mai :

Economie: Yaïr Lapid va présenter au début de la semaine son budget au gouvernement , avant de le soumettre au vote de la knesset. Il prévoit 7 milliards de shekels de coupes budgétaires d’ici la fin de l’année. Pour augmenter les rentrées fiscales le ministre des finances a l’intention d’augmenter la tva et l’impôt sur le revenu.

Emploi : Selon une étude du ministère de l’économie, les ultra-orthodoxes qui ont fait leur service militaire ont davantage de chances d’intégrer le marché du travail. Un quart d’entre eux est employé dans le secteur bancaire et la finance. Le ministre de l’économie Naftali Bennett a déclaré que l’intégration des haredims dans la société israélienne était un objectif national 

Diplomatie: Le premier ministre israélien a été reçu cette semaine par le président chinois Xi Jinping, à l’occasion d’une visite officielle. Benyamin Natanyaou a déclaré qu’Israël pouvait devenir un laboratoire de recherche et développement pour la Chine. De son coté Xi Jinping a souligné que la Chine attache une grande importance à sa relation avec Israël

Focus : La banque d’Israël possède 77 milliards de dollars de réserve de devises. Pourquoi ont elles augmenté en un mois de 180 millions de dollars ? A quoi servent-elles ?

Retrouvez le développement de ces titres en cliquant sur le lien pour écouter l’émission du 12 mai ou abonnez au podcast kikar habusiness  et télécharger automatiquement l’émission sur votre ordinateur, votre smartphone ou votre tablette.

 

 

L’opposition israélienne appelle Abbas à reprendre les négociations

12 mai 2013 (AFP)

 

 

פגישה בארבע עיניים. יחימוביץ' ואבו מאזן

 

 

La chef de l’opposition travailliste au Parlement israélien a appelé dimanche le président palestinien à reprendre les négociations de paix, lors d’une rencontre à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

Shelly Yachimovich et le président Mahmoud Abbas ont discuté des "perspectives de progrès politiques" entre Israël et les Palestiniens, selon un communiqué du bureau de la dirigeante travailliste israélienne.

"Le parti travailliste est très attaché au processus de paix et à la solution à deux Etats", a déclaré Mme Yachimovich au président Abbas.

"C’est maintenant le moment de répondre aux efforts américains de médiation pour relancer les pourparlers", a affirmé Mme Yachimovich selon le communiqué.

Elle faisait allusion notamment à la rencontre récente du secrétaire d’Etat américain John Kerry avec une délégation de la Ligue arabe à Washington et aux visites de responsables américains, dont le président Barack Obama, en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Le secrétaire d’État américain tente de relancer le processus de paix israélo-palestinien, dans l’impasse depuis 2010, et doit se rendre pour la quatrième fois dans la région les 21 ou 22 mai pour rencontrer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu et le président Abbas.

Mme Yachimovich a aussi indiqué lors de sa rencontre avec M. Abbas qu’elle avait assuré le Premier ministre israélien du soutien du parti travailliste, principale formation d’opposition, en cas d’"initiative importante vers une solution politique avec les Palestiniens", selon le communiqué.

A l’issue de son score décevant lors des élections législatives de janvier (15 députés), Mme Yachimovich avait été critiquée au sein même de son parti, historiquement la plus grande formation de gauche israélienne, pour ne s’être pas exprimée suffisamment sur le dossier israélo-palestinien et s’être focalisée sur les questions socio-économiques.

Le réalisateur Zaid Doueiri affirme que la Ligue arabe veut interdire la diffusion de son dernier film

 

10 mai 2013 (AFP et Le Monde)

 
film

 

Le réalisateur libanais Zaid Doueiri a déclaré vendredi que la Ligue arabe avait décidé d’interdire la diffusion de son dernier film, "L’Attentat", dans les 22 pays membres de l’organisation, une décision qu’il qualifie de "ridicule", dans un entretien à l’AFP à Paris.

Cette décision intervient après celle du gouvernement libanais fin avril, à la demande du bureau de boycottage d’Israël rattaché à la Ligue arabe.

"Ils ne veulent pas que le film sorte car Zaid Doueiri a mis les pieds en Israël et tourné avec quelques acteurs israéliens", a-t-il expliqué, reconnaissant de ce fait avoir enfreint une loi libanaise datant de 1955.

"Ils n’ont même pas vu le film! Je trouve cela dément, insultant", a confié le réalisateur de 49 ans, qui possède également un passeport américain.

Zaid Doueiri a annoncé par ailleurs avoir pris rendez-vous le 22 mai avec la ministre française déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui.

"Le Liban veut montrer au monde qu’on est une société démocratique, qu’on respecte la liberté d’expression, qu’on fait partie de la francophonie, mais en fait (les décisions des autorités, ndlr) contredisent leurs actes", a-t-il jugé.

Le film "L’Attentat", tiré du best-seller de l’écrivain algérien Yasmina Khadra, raconte l’histoire d’un médecin israélien d’origine arabe qui découvre que sa femme est l’auteur d’un attentat suicide à Tel-Aviv.

Ce film a été salué dans plusieurs festivals, notamment au Maroc et à Dubai.

Le réalisateur a dit également qu’il "n’abandonne pas la bataille car c’est une question de principe, pas d’argent". "Je retournerai au Liban en juin", a-t-il affirmé. "Je m’en fous, je vais me battre contre ces +cons+ car ce film doit être vu par les Arabes", a-t-il ajouté.

"Il y a trois jours, on a voulu organiser une projection non officielle à Beyrouth avec des amis, de la famille et quelques journalistes pour qu’ils le voient, mais les autorités l’ont su et nous ont menacé de nous arrêter", a également raconté Zaid Doueiri.

Dans ce film, "j’ai essayé de montrer les deux points de vue (israélien et palestinien, ndlr), mais pour les arabes radicaux, ne pas être à 100% anti-israélien, cela veut dire que tu es 100% pro-israélien", a expliqué le réalisateur, selon lequel cette histoire est "universelle et aurait très bien pu se passer en Irlande du Nord".

"L’Attentat" doit sortir le 29 mai en France, le 21 juin aux Etats-Unis et le 13 juillet en Israël.

De source gouvernementale: Relance des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens en juin 2013

Paru sur Ynet, le 10 Mai 2013

Traduction  de l’Hébreu  de Betty Harel

 

 

La reprise  des négociations  entre Israéliens et Palestiniens aura-t-elle bien lieu en juin 2013?  Telle est la grande question.

Compte tenu des intenses efforts déployés par le Secrétaire d’Etat  américain John Kerry pour relancer les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens,  les négociations pourraient en effet reprendre le mois prochain, juin 2013.  Tels sont les propos tenus (hier jeudi 9 mai) par un haut responsable Israélien, fortement impliqué dans les contacts qui se tiennent en coulisses  entre Jérusalem et Washington.

« Israël a présenté aux Etats-Unis une série de mesures qu’il serait prêt à adopter,  y compris le gel ou le ralentissement du rythme des constructions  à l’extérieur des trois grands blocs d’implantations »,  a déclaré ce même haut-responsable.  « Nous attendons maintenant une réponse du côté Palestinien.  « Ces derniers doivent faire part de leur position et exprimer leur volonté de reprendre les négociations même s’il semble bien que nous nous acheminions vers une reprise des négociations dans un proche avenir », a encore précisé cette même source.

De hauts fonctionnaires Israéliens ont récemment indiqué  qu’en aucun cas  Israël n’accepterait de conditions préalables à la reprise des négociations.  Il semblerait cependant que Benjamin Netanyahu serait, à la demande de Washington,  disposé  à  infléchir sa position et accepterait de prendre les mesures nécessaires, susceptibles  de faciliter le retour des Palestiniens à la table des négociations.  « Les choses seront plus claires dans les semaines à venir » a  encore déclaré ce haut-responsable.

 

Pour le texte intégral:

En hébreu http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4378474,00.html

En Anglais http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4378537,00.html

 

Facebook prêt à verser 1 milliard de dollars pour l’application GPS Waze

9 mai 2013 (AFP)
צוקרברג. צמא לייצר הכנסות מסלולר
Le réseau social en ligne Facebook est en discussions en vue d’acquérir l’application GPS mobile israélienne Waze, pour un prix pouvant aller jusqu’à un milliard de dollars, affirme jeudi le Wall Street Journal en citant des sources proches du dossier.

Ces sources qualifient les discussions de sérieuses, mais préviennent qu’elles peuvent encore échouer.

Créée en 2008 en Israël, Waze est une application mobile qui est financée par la publicité et associe la cartographie à un aspect social: elle conseille des itinéraires routiers en tenant compte d’informations sur les accidents, les travaux ou les embouteillages fournis par près de 50 millions d’utilisateurs.

Un tel achat permettrait à Facebook d’améliorer son offre dans le mobile, où il essaie de se renforcer, et de mettre un pied sur le marché de la cartographie en ligne.

Ce serait l’une des plus grosses acquisitions du groupe depuis celle l’an dernier de l’application de photos Instagram, pour un prix initialement annoncé à 1 milliard de dollars mais finalement ramené à 747 millions (Facebook avait payé en partie avec ses propres actions dont le cours avait entre-temps baissé).

Facebook n’a pas voulu faire de commentaire.

L’improbable internationalisation du conflit syrien

Paru dans Le Figaro, le 9 Mai 2013

Par Frederic Encel

TRIBUNE – Frédéric Encel, spécialiste  de géopolitique*, ne croit pas  à un embrasement  du Proche-Orient.

À force d’agiter le spectre de l’extension de la guerre civile syrienne, on finit par le voir dans chaque fait nouveau et, en l’espèce, dans les récents raids israéliens près de Damas. Or pour plusieurs raisons et sur deux niveaux d’analyse géopolitique, le scénario d’une internationalisation du conflit syro-syrien ne se produira pas.

D’abord, au plan régional, aucun des voisins de la Syrie ne souhaite s’impliquer militairement dans la chute de Bachar el-Assad. Certes, Israël pourrait rêver d’un voisin plus chaleureux, mais outre qu’il a la grande qualité d’être prévisible, celui-ci n’a jamais perpétré la moindre agression contre l’État juif, sachant le rapport de forces très défavorable. En revanche, une fois au pouvoir à Damas, un pouvoir islamo-nationaliste pourrait tenter d’utiliser Israël comme ciment national en lui cherchant noise. De fait, jamais ce pays – jusques et y compris ses raids, ayant surtout visé des entrepôts de missiles iraniens en transit vers le Hezbollah – n’a cherché la chute du régime syrien.

En Turquie, le premier ministre Erdogan en est pour sa part réduit à jouer les matamores contre son ancien «frère, ami et allié» Assad, rétropédalant depuis le début de la répression en 2011 afin de montrer qu’il soutient finalement les peuples arabes en lutte, et surtout de masquer la criante impuissance turque dans la crise! Kurdes syriens armés rendus autonomes par Assad aux confins syro-turcs, avion Phantom F4 abattu et postes-frontières détruits par les canons syriens, rebelles attaqués en territoire turc, impossibilité de riposter à cause du refus américain ; la fameuse «montée en puissance turque» relève décidément d’une chimère…

Au sud, la faible Jordanie hachémite accueille bien des réfugiés sur son sol, mais le roi Abdallah, quoique sunnite, verrait d’un mauvais œil l’avènement des Frères musulmans à sa frontière septentrionale, lui qui – pragmatique, modéré et en paix avec Israël – affronte déjà une vive opposition islamiste au sein de son fragile royaume bédouin.

Quant au régime irakien à l’est, à forte dominante chiite depuis la chute du dictateur sunnite Saddam Hussein en 2003, il subit une rébellion sunnite de plus en plus dure et craint un pouvoir syrien qui, devenu sunnite, soutiendrait sans doute ses «frères» en Irak.

Restent l’Arabie saoudite et le Qatar. Bien que non contigus à la Syrie, ils militent financièrement pour la chute du laïc et alaouite (chiite) el-Assad, escomptant son remplacement par un pouvoir non seulement sunnite mais ultraconservateur qui leur ressemblerait. Or si les chars et les hélicoptères de combat saoudiens se révélèrent très efficaces face aux femmes et aux enfants chiites de Bahreïnen révolte (2011), ils ne seront pas employés contre l’armée syrienne, autrement redoutable…

Face à ces États qui n’agissent pas par crainte ou par conviction, Bachar el-Assad dispose pour sa part du soutien respectivement financier et militaire direct de ses deux alliés chiites, l’Iran et le Hezbollah libanais voisin. Ensuite, au plan mondial cette fois, la «partie» syrienne rappelle un peu la guerre froide, lorsque les grands évitaient soigneusement de s’affronter.

D’un côté, échaudées par l’intervention occidentale en Libye (printemps 2011), qui s’acheva, en dépit des engagements pris, par la chute de Kadhafi, Moscou et Pékin soutiennent Damas au nom du sacro-saint principe de la souveraineté étatique. Cette position se maintiendra d’autant plus que pour la Russie, l’alliance militaire syrienne est à la fois très ancienne (1953!) et unique dans tout le bassin méditerranéen (équipements militaires, mouillage de l’escadre au port de Tartous, etc.). Depuis deux ans, tant au niveau diplomatique (vetos au Conseil de sécurité) que sur le terrain (approvisionnements massifs en armements lourds), Vladimir Poutine exprime un soutien à Bachar el-Assad qui ne souffre pas la moindre intervention occidentale directe.

De l’autre côté, justement, les Occidentaux craignent des représailles russes en cas d’intervention ; soit indirectes dans le Caucase, en Iran ou en Asie centrale, soit directes via une vraie confrontation. Cette perspective cauchemardesque explique pour l’essentiel l’attentisme de l’Otan et lestergiversations de Barack Obama. Ainsi, passé les admonestations et menaces françaises, britanniques et américaines à l’endroit du dictateur syrien, l’engagement occidental se borne à une aide médicale et logistique aux blessés et aux réfugiés dans les pays voisins. Pas de quoi inquiéter el-Assad outre mesure, lui qui fanfaronne à chacun de ses rares discours officiels.

Enfin, la Ligue arabe présente un état de faiblesse politique et militaire sans précédent, dû notamment à une division entre sunnites et chiites et aux déstabilisations du printemps arabe, incapable d’adopter une position cohérente sur la crise syrienne et donc de peser sérieusement sur les débats. Même si la Ligue s’étend du Maroc à Oman et comprend 23 États, son impéritie interdit, là encore, de parler d’embrasement international.

En définitive, contrairement à ce qui a été prétendu ici et là, les raids israéliens – accueillis par un silence total du Conseil de sécurité – ne changent pas la donne du conflit syrien ni ne mèneront à un embrasement. Bonne nouvelle pour la paix du monde, mauvaise nouvelle pour la population syrienne, qui risque de subir longtemps encore une guerre civile que rien ne semble pouvoir éteindre pour l’heure…

* Professeur à l’ESG Management School, auteur de l’Atlas géopolitique d’Israël (Autrement, 2012)

La Jordanie se rapproche d’Israël pour contenir la poussée des groupes islamistes radicaux syriens

LE MONDE | 08.05.2013 

Par Laurent Zecchini  

Amman,  envoyé spécial. Si la guerre syrienne opère insensiblement, au grand dam des Frères musulmans jordaniens, un rapprochement entre le royaume hachémite et Israël, c’est que les deux pays ont un ennemi commun : l’Islam radical. A Amman comme à Jérusalem, la crainte de voir des mouvements comme le Front Al-Nosra, lié à Al-Qaida, bénéficier du transfert d’armements sophistiqués, s’est nettement renforcée.

 

Le secrétaire d'Etat à la Défense, Chuck Hagel, à Amman, le 23 avril.

 

Comme les Jordaniens s’inquiètent tout autant de la montée de la guerre civile en Irak, le scénario de la constitution d’un axe extrémiste partant du sud de la Syrie vers l’Irak, passant au travers des gouvernorats de Mafraq et Zarqa, dans l’est du royaume, leur paraît gagner en crédibilité. Cette menace explique le récent déploiement de 200 officiers américains en Jordanie, dont la vocation est de préparer l’envoi éventuel de forces spéciales chargées de sécuriser les sites d’armes chimiques en Syrie, de former des spécialistes jordaniens capables de gérer un tel risque, et d’adresser un avertissement à Damas.

La question des armes chimiques syriennes "est très préoccupante, insiste un conseiller du ministre jordanien des affaires étrangères, car si les Syriens en font un usage massif dans la région de Deraace n’est pas 1 500 ou 2 000 réfugiés syriens par jour qui arriveront en Jordanie, mais 100 000 !""Nous ne pouvons pas prendre le risque de permettre à ces groupes extrémistes syriens d’entrer en possession d’armes chimiques. Si cela se produit, nous agirons", assure-t-il.

LE ROYAUME HACHÉMITE, "VERROU" ENTRE L’IRAK ET LA SYRIE

Notre interlocuteur relativise l’annonce de l’envoi d’un état-major de"précurseurs" américains : la mission américaine à Amman compte 50 personnes, note-t-il, et il y a en permanence au moins 500 militaires sur le sol jordanien, en particulier sur la base aérienne d’Azraq (à 100 km à l’est d’Amman).

Le soutien constant de Washington à Amman s’explique par la situation géostratégique du royaume, considéré par les Etats-Unis et Israël comme un "verrou" entre l’Irak et la Syrie. Entre ces deux fronts, le roi Abdallah II mène un jeu diplomatique périlleux. Officiellement partisan d’une solution politique en Syrie, il ménage le président Bachar Al-Assad, tout en permettant que son territoire serve de zone de transit aux armes à destination de la rébellion. Le gouvernement jordanien ne nie plus, officieusement, que des armes croates, achetées sur fonds saoudiens, aient été transférées aux rebelles syriens, via Amman.

"Le seul problème, note Fahed Al-Khitan, éditorialiste au quotidien Al-Ghadc’est qu’une partie de ce stock est restée en Jordanie, et qu’il est écoulé au marché noir, dans la zone frontalière." Même s’il ne s’agit que d’armes légères, le risque d’une militarisation accrue de la région est réel. Le gouvernement jordanien, assure-t-il, "mène une guerre préventive sur la frontière, en coordination avec l’opposition syrienne modérée, et parfois en coordination avec le gouvernement syrienLe royaume hachémite s’allierait avec le diable pour faire disparaître la menace de l’islam radical."

ZONE TAMPON À LA FRONTIÈRE JORDANO-SYRIENNE

Pour autant, comme le confirme un expert militaire occidental, "les Jordaniens ne sont pas en position de défense active, en tout cas, ils ne veulent pas s’afficher comme tels. Ils se contentent de faire savoir qu’ils considèrent la coopération avec les Etats-Unis comme une assurance-vie". La Jordanie a mobilisé environ 20 000 hommes pour répondre à d’éventuelles incursions frontalières, mais le royaume se garde de toute provocation : lorsque des obus syriens tombent – de plus en plus fréquemment – sur son territoire, Amman n’adresse pas de protestation officielle.

Plusieurs sources confirment qu’une discrète coordination s’est engagée entre le Royaume hachémite, les Etats-Unis, la Turquie et Israël, pour envisager l’après-Assad. La mise en place d’une zone tampon à la frontière jordano-syrienne fait partie de cette réflexion. Un tel projet est encore très aléatoire, notamment parce qu’il suppose l’instauration d’une zone d’interdiction aérienne.

Si les visites régulières du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Amman (les dernières remontent à décembre 2012 et février 2013) ne font jamais l’objet d’une grande publicité, la coopération entre Israël et le royaume hachémite s’est nettement renforcée : l’Etat juif a accepté d’ouvrir sur son territoire des corridors routiers pour acheminer les exportations et importations jordaniennes vers le port israélien de Haïfa, dont le débouché naturel vers le port syrien de Tartous est condamné.

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