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L’Ambassadeur d’Israël en France: “LE HAMAS TENTE PAR TOUS LES MOYENS DE S’IMPOSER COMME UN INTERLOCUTEUR”

Paris Match, le 14 Aout 2014

Paris Match

 

Alors que la trêve conclue le 8 août a failli voler en éclats et que des pourparlers entre Israël et le Hamas sont en cours au Caire, l’ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, répond aux questions de Paris Match.

 

Paris Match. Une nouvelle trêve de trois jours a été acceptée le 11 août au matin, la 8ème depuis le début de l’opération, croyez-vous que celle-ci puisse amener la paix ?
Yossi Gal. Israël avait répondu à nouveau favorablement à l’appel de l’Egypte, demandant de prolonger de 72 heures le cessez-le-feu que le Hamas et le Djihad islamique avaient refusé une première fois. En n’acceptant pas, à plusieurs reprises, l’instauration de la trêve, le Hamas a révélé une fois de plus son identité terroriste et son irresponsabilité politique. Le Hamas tente par tous les moyens de s’imposer comme un interlocuteur politique, ne se souciant guère du sort des Palestiniens et ignorant les conditions posées par la communauté internationale : la reconnaissance d’Israël, la renonciation à la violence et la reconnaissance des accords conclus dans le passé entre Israël et l’OLP. Israël veut la paix et veut mettre un terme à ce cycle de violence initié par le Hamas.  A nos yeux le bien-être de la population de Gaza est intimement lié à la sécurité d’Israël. Aujourd’hui la communauté internationale a pris conscience que pour assurer la reconstruction de la bande de Gaza et son développement, il est impératif de désarmer les organisations terroristes et de garantir que l’aide internationale soit utilisée d’une manière appropriée.

Vous vous êtes ému de l’emploi par notre magazine du terme de ville martyre se rapportant à Gaza, pourquoi ?
Parce que vous avez déformé le sens de ville martyre, un événement tragique dans l’imaginaire collectif français, et occulté les méthodes utilisées par le Hamas, une organisation terroriste et cynique. Ce n’est que lorsque les journalistes ont quitté la bande de Gaza, hors de portée de la menace du Hamas, que des preuves ont pu être présentées à l’opinion publique, révélant ainsi la façon dont le Hamas tire ses missiles depuis des zones résidentielles, à forte population, y compris à partir d’écoles, d’hôpitaux, de mosquées et de bâtiments des Nations-Unies. Les reportages diffusés sur  France 24 ou la chaine de télé indienne NDTV, exemples parmi d’autres, démontrent comment le Hamas assemble et lance des roquettes depuis des zones densément peuplées à Gaza.

Le Hamas, d’une manière délibérée, rend quasiment impossible la distinction entre terroristes et simples civils non impliqués dans les combats, comme en témoigne le photographe du journal “New York Times”, Tyler Hycks : “Les combattants ne portent pas d’uniformes. Si un blessé arrive à l’hôpital, il est impossible de savoir s’il s’agit d’un simple commerçant ou d’une personne qui vient juste de lancer des roquettes sur Israël.” A trois reprises, l’UNWRA a vivement dénoncé le stockage  de roquettes par le Hamas,  dans ses établissements scolaires.

 “LE NOMBRE D’HOMMES CIVILS TUÉS DANS LES COMBATS EST PLUS DE TROIS FOIS SUPÉRIEUR AU NOMBRE DE FEMMES”

Les médias internationaux ont soulevé de sérieuses interrogations concernant le nombre de victimes civiles palestiniennes publié par les Nations Unies. Le responsable des statistiques à la BBC, Anthony Reuben, se référant aux données du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, a constaté que le nombre d’hommes civils tués dans les combats est plus de trois fois supérieur au nombre de femmes. “Si les attaques israéliennes ont été menées sans discernement … il est difficile de comprendre pourquoi plus d’hommes que de femmes civiles ont été tués,” note Reuben dans son article du 8 août. L’analyse du “New York Times” rejoint ce même raisonnement.

“L’EMPLOI DU TERME VILLE-MARTYRE EST DÉPLACÉ ET INDUIT À UNE COMPRÉHENSION ERRONÉE DES FAITS”

Il faut aussi savoir que le Hamas a piégé de nombreuses maisons palestiniennes provoquant la mort de Gazaouïs qui rentraient chez eux après avoir fui les zones de combat. En outre, plus de 100 roquettes tirées sur Israël se sont abattues accidentellement sur le sol palestinien, provoquant de nombreuses victimes. Voilà pourquoi je m’insurge contre l’emploi du terme ville-martyre. Cette association à la ville-martyre française, dont le récit horrible est ancré dans la mémoire collective, est déplacée et induit à une compréhension erronée des faits.

Pour lire la suite:

 http://www.parismatch.com/Actu/International/Le-Hamas-tente-par-tous-les-moyens-de-s-imposer-comme-un-interlocuteur-Yossi-Gal-580604

La France pourrait être confrontée, à son tour, aux épreuves de force qu’impose le Hamas à Israël

25 juillet 2014 1 commentaire

Opinion de Ivan Rioufol

 

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Après les violentes manifestations pro-palestiniennes qui ont eu lieu en France, Ivan Rioufol tire la sonnette d’alarme, et voit là un symbole de l’échec de l’intégration en France, imputable selon lui aux socialistes bien-pensants.

Le conflit israélo-palestinien a bon dos. À entendre François Hollande et Manuel Valls, les tensions communautaires qui fragilisent la France seraient dues à l’«importation» de cette guerre. L’explication relativiserait les «mort aux Juifs!» entendus le 13 juillet dans les rues de Paris à l’occasion d’une manifestation pro-palestinienne, ainsi que les tentatives d’intrusion dans deux synagogues à l’issue du défilé, majoritairement islamiste.

De semblables slogans antisémites, proférés en janvier lors du «jour de colère» par des groupuscules liés à l’extrême droite et à la mouvance de Dieudonné et d’Alain Soral, avaient été unanimement dénoncés. Cette fois, rares sont ceux qui se sont aventurés à disqualifier les participants. La gauche «humaniste» et ses clones ont appliqué un mutisme relayé par les médias.

Plus l’évidence du choc des cultures s’impose, plus les apôtres de l’universalisme se taisent, édulcorent, laissent faire.
Jusqu’où osera aller la désinformation officielle? Elle dissimule de plus en plus laborieusement les problèmes de cohabitation posés par l’islam radical, soutenu passivement par une partie de la communauté musulmane.

 

Pour lire la suite:

http://www.lepeuple.be/la-france-pourrait-etre-confrontee-a-son-tour-aux-epreuves-de-force-quimpose-le-hamas-a-israel/20663

 

Des milliers de personnes aux obsèques d’un soldat franco-israélien tué à Gaza

22 juillet 2014 (AFP)

 

גורדון

 

 

Plus de 6.000 personnes ont assisté mardi au cimetière d’Ashkelon (sud d’Israël) aux funérailles de Jordan Bensemoun, 22 ans, un soldat franco-israélien, tué lundi à Gaza, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Le choix de vie de Jordan était une leçon de sionisme", a déclaré l’ancien ministre de la Défense Shaoul Mofaz qui a prononcé un éloge funèbre, en partie couvert par le bruit des drones qui survolent Gaza et celui des explosions au loin.

Le défunt, qui avait immigré de Lyon en Israël à l’âge de 16 ans, et qui faisait partie de l’unité d’élite Egoz, a été accompagné à sa dernière demeure par de nombreux franco-israéliens touchés par la nouvelle.

"Je ne le connaissais pas personnellement mais j’ai senti que je devais venir lui rendre hommage car je me sens proche de lui", confie à l’AFP, Laura, une jeune fille franco-israélienne habitant la ville voisine d’Ashdod.

Comme elle, des milliers de personnes venues de tout le pays, certains dans des bus organisés par des associations francophones se sont joints au cortège funéraire.

"Tu seras pour nous l’exemple de la force du lien qui unit les juifs de la diaspora à Israël", a ajouté M. Mofaz cédant en suite la parole au père de la victime, qui a récité la prière des morts de la liturgie juive.

Des soldats ont ensuite tiré trois salves comme c’est la tradition dans les enterrements militaires.

Avant que l’enterrement ne commence, un responsable de la Défense passive a rappelé les consignes de sécurité aux participants en cas de tir de roquette, Ashkélon étant quotidiennement ciblée par des tirs de projectiles palestiniens.

Deux autre soldats franco-israéliens ont été blessés dans les combats à Gaza et sont toujours hospitalisés. Neuf autres soldats israéliens tués dans la bande de Gaza ont été enterrés mardi en Israël.

 

REMETTONS LES PENDULES A L’HEURE!

Par : Betty HAREL

 

 

La population israélienne est   sous le feu permanent de milliers  de  roquettes du Hamas –  et pourtant  c’est Israël que l’on accuse  d’agresseur !

Des femmes et des enfants israéliens sont délibérément pris pour cibles par les terroristes du Hamas, dans des écoles, des habitations, des jardins d’enfants, des hôpitaux –   et pourtant c’est Israël que l’on traite  d’assassin !

Des  femmes et des enfants palestiniens sont utilisés par le Hamas comme boucliers humains,  alors que leurs  officiers se terrent, eux,  lâchement – et pourtant c’est Israël  que l’on  diabolise !

Des écoles des Nations Unies  servent à cacher roquettes et munitions –  et pourtant  c’est  Israël qui est sous le feu  de  critiques virulentes !

Israël défend, par les armes,  sa population,  alors que le Hamas défend ses armes en utilisant sa population –  et pourtant c’est Israël que l’on met au pilori !

Le Hamas engloutit des sommes pharamineuses  dans la construction de tunnels, véritables arsenaux d’armes, instrumentalisés à des fins uniquement terroristes,  plutôt que de construire des écoles et des  abris   pour sa population – et pourtant c’est Israël  que l’on fustige !

Israël accepte des  cessez-le-feu, des trêves humanitaires que le Hamas rejette ou viole grossièrement –  et pourtant c’est Israël qui est  systématiquement blâmé !

Israël met en place un hôpital pour porter secours aux malades et blessés palestiniens –  et pourtant c’est Israël que l’on stigmatise !

Israël n’a  d’autre choix pour se  défendre que de lancer une opération terrestre pour détruire les innombrables tunnels de la terreur et de  la mort –  et pourtant c’est sur l’Etat hébreu   que l’on jette l’anathème !

Peu comprennent la complexité du conflit moyen-oriental, l’histoire de la région, le véritable caractère terroriste du Hamas – et pourtant  tout le poids de la condamnation est rejeté sur Israël

La guerre  a lieu dans les villes d’Israël et dans la bande de Gaza –  et pourtant, ce sont les rues de Barbès  et de Sarcelles  qui sont le théâtre d’une violente guérilla urbaine et d’un déferlement d’émeutes,   sous les vitupérations haineuses de  "mort aux juifs"

Des dizaines de milliers d’enfants syriens sont  tués, massacrés gazés,  et pourtant peu sont ceux qui descendent  dans les rues de Paris ou de France pour crier  leur indignation et leur hargne !

- Y-aurait-il donc une hiérarchie dans la valeur de la vie humaine ?

Oui Israël déplore infiniment  chaque victime civile palestinienne !

Les palestiniens sont, eux, si désolés des victimes civiles  israéliennes, qu’ils célèbrent dans la liesse, la mort de chacune d’entre-elles  avec force de bonbons et de you-you de joie !

Le conflit israélo-palestinien déchaine tant de passions que  beaucoup sont pris d’une cécité qui les empêche  de discerner le bien du mal,   les bourreaux  des victimes,  de distinguer dans quel camp se trouvent  les forces des ténèbres et celles de la lumière, celles qui glorifient la mort et celles qui sanctifient la vie !

Voilà donc semées les graines de l’incitation et de la haine.  Les commentaires souvent partiaux, ou les informations fréquemment  tronquées, en sont le terreau ; ne nous étonnons donc pas que les émules des assassins  Merah ou Nemmouche soient déjà en train de charger leurs  Kalachnikov  et préparer leurs ceintures d’explosifs !

Ouvrons vite les yeux, remettons d’urgence  nos  pendules à l’heure ! Le Hamas n’est qu’une organisation terroriste, je répète terroriste, amorale, barbare et prête à tout pour détruire Israël  et sa population, y compris sacrifier ses propres enfants  sur l’autel  de ses funestes desseins.

 

 

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72e anniversaire de la rafle du Vél’ d’Hiv – Discours du Premier ministre Manuel VALLS

Paris, dimanche 20 juillet 2014. Discours du Premier ministre pour la Cérémonie commémorative à la Mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français (Vel d’Hiv)
Mesdames, messieurs les ministres,
Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames, messieurs les parlementaires,
Madame la maire de Paris,
Messieurs les présidents du CRIF et du Consistoire Central israélite de France,
Monsieur le Grand rabbin,
Mesdames, messieurs,L’honneur d’une nation, sa grandeur c’est de reconnaître ce qui, un jour, a fait son
déshonneur. Le déshonneur de la France, ce lieu en porte la cicatrice béante, c’est d’avoir
été complice de l’occupant, en envoyant vers une mort certaine des femmes, des hommes,
des enfants, parce qu’ils étaient juifs.

C’est cette horreur, ce déshonneur que nous regardons aujourd’hui en face, comme nous
le faisons depuis 1993 et l’instauration d’une journée nationale commémorative. Et c’est
l’honneur de la France d’assumer son histoire, de se rassembler dans le souvenir des
disparus pour transmettre la mémoire de la Shoah, cette destruction des Juifs qui porta
atteinte à l’essence même de ce qu’est l’humanité.

Et comment ici ne pas repenser aux larmes des enfants arrêtés, qui ne comprenaient pas
ce que leur voulaient les "grands" ? Comment ne pas imaginer la terreur des adultes
parqués, qui pressentaient le sort qui leur était réservé ? Lieu de larmes, de terreur, lieu
de départs vers la mort, tel fut le Vélodrome d’Hiver en ce mois de juillet 1942, il y a 72
ans.

Pendant longtemps, la réalité de l’extermination des Juifs de France a été tue, l’époque de
l’après-guerre était à l’indifférence. Sous une chape de plomb, on a remisé les mémoires.
On a voulu oublier les morts des camps. On a invité les survivants au silence. La France
ne voulait ni voir, ni savoir. Sans doute pensait-elle que pour se reconstruire, il fallait
tirer un trait sur le passé.

C’est seulement 30 ans plus tard, à l’initiative notamment de Serge et Béate KLARSFELD
– que le président de la République honorera cet après-midi – que les consciences ont
commencé à s’éveiller. La France a pu, pas à pas, prendre la juste mesure de ce qui s’était
passé. Et nous devons être profondément reconnaissants envers le président Jacques
CHIRAC qui, en 1995, a eu enfin le courage de nous libérer de nous-mêmes en établissant
la vérité. Oui, les 16 et 17 juillet 1942, la France s’est compromise. C’est elle, et elle seule,
ici, qui a commis l’irréparable. Le président François HOLLANDE, il y a deux ans, pour le
70ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, a su trouver, lui aussi, les mots justes et forts
pour lever les incompréhensions de notre passé. Ces mots, ceux de deux présidents de la
République devraient être écrits à la place de ceux qui sont inscrits sur cette stèle.

La rafle du Vel d’Hiv ne fut pas la première ni la dernière rafle, mais elle fut la plus
massive, la plus méthodique, par le nombre de personnes arrêtées, par le dispositif mis en
place et surtout par cette décision, pour la première fois, d’arrêter les femmes et les
enfants, tous les enfants, même les nourrissons.

Depuis la France, entre 1940 et 1944, à la demande des autorités nazies, 76 000 juifs
français ou étrangers dont 11.000 enfants ont été déportés. Sur ces 76 000, seuls 2 000
rentreront. Ce bilan effroyable met nos consciences face à un terrible gouffre, celui de ces
74 000 absents, et face à une terrible question : comment la France, terre d’accueil et de
refuge pour les Juifs, pays de leur émancipation qui fit d’eux de citoyens à part entière, a-t-elle pu devenir, en si peu de temps, ce territoire hostile ?

Pour en arriver là, il a fallu le déchainement de la haine. Il a fallu que les morsures de la
barbarie l’emportent sur les valeurs universelles. Il a fallu le naufrage d’une classe
politique qui crut trouver son salut dans la collaboration. Elle fut une déroute morale, un
reniement, une ignominie.

Oui, la France était à Vichy. Et elle était à Paris. Là, des gens, des personnages hargneux,
animés des pires préjugés théorisaient la supériorité de certains Hommes sur d’autres
Hommes, et appelaient à la "haine du juif". Ils croyaient en une patrie pure, purifiée,
fantasmée, en la prétendue nécessité de la régénérer et de chasser les ennemis qui se
cachaient en son sein. Mais, au milieu de l’horreur il y eut la dignité. Au milieu du
déshonneur, il y eut la grandeur.

Car la France elle était aussi à Londres incarnée par DE GAULLE. Elle était en Outre-Mer.
Elle s’était surtout abritée dans les coeurs des résistants, dans les coeurs des Justes, de ces femmes, de ces hommes qui, sans même hésiter – nous venons de l’entendre –, au péril de leur propre vie, s’exposèrent à tous les risques. Par leurs gestes anonymes, multipliés
dans chaque recoin de la France, leurs gestes tout à la fois simples et héroïques, des milliers de vies ont pu être sauvées.

Et ces gestes anonymes, il faut nous les représenter : l’image d’une main qui conduit un
juif vers une cache, l’image de ces femmes ou de ces hommes qui ne dénoncent pas leurs
protégés, même sous la menace d’un officier nazi, l’image de ces enfants confiés avec
déchirement à des familles, à des instituteurs, à des curés, à des bonnes soeurs pour qu’ils puissent survivre.

On trouve caché dans un joli livre de Pauline DE PANGE ces mots qui résument au fond
tout le sens de ce que nous faisons aujourd’hui, des mots qui devraient en permanence
nous inspirer. Pauline DE PANGE disait : "je dédie ces images à mes petits-enfants afin qu’ils se rendent compte de l’accélération de l’histoire, et qu’ils apprennent à mieux discerner dans les incertitudes actuelles ce qui se passe et ce qui est éternel".

Dans le flot des événements, dans ce monde où tout va désormais beaucoup trop vite et
où plus rien n’est remis en perspective, c’est au fond cela le message des Justes. Même si
les repères vacillent, nous devons toujours savoir distinguer ce qui passe de ce qui est
éternel ; et ce qui est éternel ce sont nos valeurs et nos principes.

C’est grâce aux Justes, aux résistants, aux combattants de la France libre, à ces
parlementaires trop peu nombreux qui refusèrent de saborder la République, mais aussi à
tous ces héros inconnus – il y en eut dans l’administration, la police ou la gendarmerie -
que notre idéal est resté intact, qu’il a pu renaître. Nous avons le devoir d’être à la
hauteur de leur combat, à la hauteur de leur sacrifice.

Et être à la hauteur, c’est d’abord veiller scrupuleusement à ce que la réalité historique de
la Shoah ne soit jamais contestée par ces professionnels du mensonge. C’est veiller
également à ce qu’elle ne soit pas relativisée ou livrée aux mains coupables de ceux qui la
caricaturent, la banalisent, en font le sujet de plaisanteries infâmes. Rire ainsi de la Shoah,
c’est insulter les morts, c’est insulter les survivants et c’est donc insulter la France. Et ne
rien faire face à ces insultes qui salissent les mémoires serait une faiblesse impardonnable.

Etre à la hauteur, c’est transmettre inlassablement – et en particulier aux jeunes
générations – le souvenir de ce que fut la barbarie nazie. Aux six millions de Juifs
assassinés s’ajoutent des millions d’autres victimes. En France, des résistants, des francs-maçons, des religieux, des Tziganes, des homosexuels ont été déportés. Cette vérité doit
être également dite, rappelée, martelée, sans cesse.

Dans un monde fait d’un trop plein d’images, la mémoire est souvent fragile et elle
réclame donc notre part de volontarisme, et je dirais même d’abnégation pour qu’elle vive
pleinement et soit mise au service de notre présent. Et c’est bien sûr, en premier lieu, à
l’école de la République de transmettre, d’enseigner, d’éveiller les consciences sans que
personne ne mette d’obstacle sur sa route. Jamais, dans aucune classe, la Shoah ne devrait et ne doit faire débat. Elle doit être enseignée comme toute vérité historique incontestable.

Nous avons pour cela des lieux : le Mémorial de la Shoah, le Mémorial de Drancy ou le
camp des Milles à Aix-en-Provence. Ces lieux appartiennent à chacun d’entre nous. Ils
sont ouverts sur notre époque. Avec pédagogie, exigence, vigilance, ils rappellent quelles
sont les valeurs de respect, de tolérance, de refus des fanatismes que nous devons
défendre et promouvoir.

Etre à la hauteur, c’est enfin lutter sans relâche contre l’antisémitisme sous toutes ses
formes. A l’antisémitisme « historique », « traditionnel », cette vieille maladie de l’Europe
qui, de siècle en siècle, a prospéré jusqu’à conduire à Sobibor, Treblinka, Belzec ou à
Auschwitz, s’ajoute un antisémitisme d’une forme nouvelle qu’il est hors de question de
nier ou de cacher, et qu’il faut regarder en face. Il se répand sur internet, sur les réseaux
sociaux, il se répand aussi dans nos quartiers populaires, auprès d’une jeunesse souvent
sans repères, sans conscience de l’histoire et qui cache sa "haine du Juif" derrière un
antisionisme de façade et derrière la haine de l’Etat d’Israël.

Cette confluence entre les antisémitismes nous commande d’agir sans la moindre
hésitation, car l’évidence est là sous nos yeux. Il n’y a pas à tergiverser, analyser, à
débattre. Il nous faut d’abord agir, éduquer, rappeler, partager mais aussi sévir et, si
nécessaire, interdire au nom même de l’ordre républicain, de l’autorité nécessaire pour
rappeler nos valeurs.

Ce qui s’est passé hier encore à Paris, des débordements inacceptables, justifie d’autant
plus le choix qui a été fait, avec courage, par le ministre de l’Intérieur, d’interdire une
manifestation. La France ne laissera pas les esprits provocateurs alimenter je ne sais quel
conflit entre les communautés. Ce n’est pas cela, la France. La France, c’est la République.

Et la France ce sont des valeurs, qui sont des valeurs plus que jamais universelles.

La lutte contre l’antisémitisme, ce n’est pas seulement le combat des Juifs, c’est le combat
de chacun d’entre nous, de toute une nation. Et aujourd’hui tout particulièrement, j’en
appelle à notre responsabilité collective, celle de tous les responsables politiques, mais
aussi celle de tous nos compatriotes. Et j’en appelle à un véritable sursaut de la société.
Oui, c’est une cause nationale.

Je sais, je sais les craintes, l’angoisse des Juifs de France, je connais leurs perplexités qui
sont devenues une douleur quotidienne. Après le meurtre d’Ilan HALIMI, après les
crimes de Toulouse, après les attaques, les profanations, les violences, les insultes, ils
regardent leur pays, leur propre pays, la France, en s’interrogeant. Ils se demandent si
l’Histoire n’est pas sur le point de se répéter, arrivant même, pour beaucoup, à nourrir le
projet de partir, et pour d’autres à le réaliser. Ils attendent alors de l’Etat, de ses plus
hautes autorités, d’être rassurés et protégés.

Ce qui s’est passé dimanche dernier, dans les rues de Paris, sont des faits d’une extrême
gravité. Rue des Tournelles, dans ce quartier qui fut le lieu des rafles et des arrestations, et rue de la Roquette, à deux pas du gymnase Japy, qui fut un premier lieu de rassemblement avant le Vél’ d’Hiv’, on a entendu : "Mort aux Juifs". Une fois de plus, une fois de trop ! On s’en est pris, à nouveau, à des synagogues, pas seulement avec des mots, mais avec des gestes, avec la volonté de s’attaquer à ce qu’est une synagogue, c’est-à- dire un lieu de paix, en voulant, au fond, au nom d’un conflit qui a lieu à des milliers de kilomètres, mettre de nouveau les Juifs hors de notre territoire national. Mais nos synagogues, comme nos églises, nos temples, nos mosquées, ce sont notre patrimoine commun, ce sont des parties indivisibles de la France, protégées par notre idéal de laïcité.

Du haut de cette tribune, dans ce lieu dont je mesure le poids qu’il donne à mes mots, et
dans ces circonstances lourdes, je veux inviter les Juifs de France à avoir confiance en leur
pays, en sa détermination à ne jamais céder. Ici, après le chaos, la communauté juive de
France a su se reconstruire, relever la tête, et aller de l’avant. Elle a su briller à nouveau,
au coeur de la diaspora. Les Juifs de France, les Français juifs, sont d’abord la France. Et
sans eux, la France ne serait plus elle-même.

Et la France, c’est la République, qui protège toutes les confessions, tous les citoyens,
quelle que soit leur origine ou leur croyance. Et c’est ce message qui doit plus que jamais
nous rassembler.

Dans ce lieu de souffrances, regardant notre histoire, ensemble, avec lucidité, nous
l’affirmons : s’en prendre à un Juif parce qu’il est juif, c’est s’attaquer à la France. Et parce
qu’elle sait le déshonneur de ne pas veiller sur ses enfants, parce qu’elle se souvient, la
France répondra avec la plus grande force, la plus grande intransigeance, en tous lieux, et
toujours.

Vive la République, et vive la France !

Rencontre du Premier ministre Netanyahu avec le ministre Français des Affaires étrangères Laurent Fabius à Jérusalem le

Jerusalem,le 19 Juillet 2014

Le Premier ministre  Netanyahu a rencontré samedi soir le ministre français des Affaires étrangères  Laurent Fabius. Au tout début  de l’entretien Netanyahu a tenu a déclarer : "Je ne pense pas que la communauté internationale doive  établir un quelconque parallèle entre une démocratie qui agit de manière légitime pour sa assurer sa propre défense tout  en faisant son possible pour ne pas toucher  les populations civiles, et une organisation terroriste qui délibérément  tente de  frapper des millions de civils innocents".

Je sais bien que cela n’est pas position de la France et je pense que cela ne  doit  être la position d’aucun des  membres  de la communauté internationale.

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Bienvenue en Israël aux 430 olim français !

Paru sur The Times of Israel, le 17 Juillet 2014

 

Arrivée des Juifs de France entourés de Natan Sharansky (Crédit : David Salem)

« Votre alyah est la meilleure réponse aux ‘roquettes’ de nos ennemis », affirme le président de l’Agence juive Natan Sharansky

Quelque 430 immigrants venus de France ont atterri en Israël mercredi soir au milieu des tirs de roquettes sur leur nouveau pays d’accueil.

Deux vols charters organisés par l’Agence juive pour Israël et par le ministère de l’Alyah et de l’Intégration ont atterri mercredi soir à l’aéroport Ben Gourion, et les nouveaux immigrants, pour la plupart de Paris et de sa banlieue, ont été accueillis lors d’une cérémonie spéciale. Parmi les olim, 18 bébés et 195 enfants et adolescents.

« Votre alyah est la meilleure réponse aux roquettes de nos ennemis », a déclaré le président de l’Agence Juive Natan Sharansky lors de la cérémonie. « Bienvenue dans la famille. »

http://fr.timesofisrael.com/bienvenue-en-israel-aux-430-olim-francais/

Gaza-Paris/Bernard-Henri Lévy

le 15 Juillet 2014
En ligne !

 

Ainsi donc il s’est trouvé des milliers d’hommes et de femmes pour, ce dimanche, à Paris, sous couvert de « défense de la Palestine », s’en prendre à nouveau aux juifs.

A ces imbéciles doublés de salopards, ou l’inverse, on rappellera, à toutes fins utiles, que confondre juifs et Israéliens dans une même réprobation est le principe même d’un antisémitisme qui, en France, est puni par la loi.

On rappellera qu’aucune indignation, aucune solidarité avec quelque cause que ce soit ne saurait, je ne dis même pas autoriser, mais excuser, ce geste virtuellement pogromiste qu’est la tentative d’intrusion, par la violence, dans une synagogue.

A ces salopards doublés d’imbéciles, ou l’inverse, on redira que se rassembler derrière des Qassam en carton-pâte censés reproduire les obus tirés, à l’aveugle, sur les femmes, les enfants, les vieillards, bref, les civils d’Israël, n’est pas un acte anodin mais un geste de soutien à une entreprise terroriste.

http://laregledujeu.org/bhl/2014/07/15/gaza-paris/

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Le grand rabbin de France: « Le vivre-ensemble est remis en cause ici »

Le Parisien, le 16 Juillet 2014

Propos recueillis par Vincent Mongaillard

Antisémitisme. Le nouveau grand rabbin de France, que nous avons rencontré hier, est très inquiet. Il appelle à une réaction de la société française après les incidents aux abords de synagogues dimanche. Haïm Korsia, grand rabbin de France

Haïm Korsia, élu grand rabbin de France il y a moins d’un mois, doit faire face à une vague de tensions visant la communauté juive de France sur fond de bombardements au Proche-Orient.

http://www.leparisien.fr/informations/le-vivre-ensemble-est-remis-en-cause-ici-on-attend-le-soutien-de-la-population-16-07-2014-4003963.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

Israël et Moyen-Orient – Revue des Médias français et israéliens – 8 Juillet 2014

presse symbole

60 roquettes en 1 heure s’abattent sur Israël.  Des tirs revendiqués par le Hamas. Le sud d’Israël a été violemment bombardé par plus d’une centaine de roquettes palestiniennes titrées depuis la bande de Gaza. Les sirènes ont retenti jusqu’au centre d’Israël à Rehovot, à 20 kilomètres au sud de Tel-Aviv ainsi que dans la région de Jérusalem

Israël en France.Le conflit israélo-palestinien est aujourd’hui encore le 1er sujet d’actualité internationale traité en France. Il  se classe en 4ème position par ordre de traitement médiatique.

3 semaines après la mort des jeunes otages israéliens et de l’adolescent palestinien, une nouvelle étape est franchie. 

100 roquettes sur Israël en 24h.  Les villes israéliennes du sud du pays ont été bombardées par  plus de 100 roquettes palestiniennes tirées depuis la bande de Gaza.

Vivre sous les roquettes. Le Parisien,  Direct matin et Libération témoignent pour une fois des conditions de vie à Sdérot.  "Chacun marche dans les rues de Sdérot en scrutant le ciel, jetant un coup d’œil  pour situer le prochain abri en béton,  prêt à bondir dans les abris à la moindre alerte (Libération). Les écoles et les colonies de vacances ont été fermées sur 40 km autour de la bande de Gaza (France Inter, Jt de 7h)

Riposte israélienne. Les tirs incessants de roquettes depuis plusieurs jours sur les villes et les habitations du sud  d’Israël ont obligé les autorités militaires israéliennes à mener une série de raids aériens dans la bande de Gaza.

Israël choisit la retenue.  Pas question d’une offensive terrestre estime Sébastien Leugénie (France Inter, Journal de 8h)

Les objectifs : réduire le nombre de roquettes du Hamas. Les cibles sont toutes terroristes. Comme l’explique aujourd’hui France Info, Israël a demandé aux habitants palestiniens de partir avant de détruire  5 maisons appartenant à des terroristes du Hamas impliqués dans les tirs sur Israël.

Le Hamas joue l’escalade. Selon Flore Sitruk, la réponse du Hamas sera déterminante. (Europe 1). Le Hamas souhaite récupérer l’opinion palestinienne et annonce pour cela vouloir lancer des roquettes sur Tel-Aviv (RTL, journal de 7h30)

A l’escale de la violence s’ajoute une crise politique en Israël. Seuls Libération et Arte journal attirent l’attention sur la crise politique qui s’ajoute aux vives tensions sécuritaires que connaît Israël.

"Tu avais promis de porter un coup dur au Hamas et rien n’a été fait,  a déclaré A. Lieberman. Des désaccords fondamentaux entre le Premier ministre et moi-même ne nous permettent plus de travailler ensemble." La droite conservatrice en Israël souhaiterait en effet accentuer sa riposte contre le Hamas, car, selon Arte Journal, le 1er ministre Netanyahou "jouant la carte de l’apaisement", l’actuel leader d’Israël Beiteinou a décidé de rompre son alliance politique avec le Likoud.

Israël scandalisé. Une honte. La plupart des médias français rendent compte du scandale et de l’indignation provoqués en Israël par la découverte des auteurs du meurtre du jeune palestinien.

Du Yediot au Haaretz, l’ensemble des médias israéliens dénonce le crime commis par des Juifs extrémistes. Comme le rappelle aujourd’hui Marc Henry dans le Figaro, les médias et les dirigeants israéliens, n’ont pas "de mots assez durs pour dénoncer le crime diabolique commis par des extrémistes juifs".

Ne dénoncez pas, vomissez écrit le journaliste israélien Nahum Barnéa dans le Yediot cité par Libération. "Il est temps de s’occuper des incitateurs dans nos propres rangs. Vomissez-les de vos rangs. Parce que ce meurtre n’est pas né du vide"

 Netanyahou appelle le père du jeune palestinien. Ce meurtre a été vivement condamné par le 1er ministre israélien, rendent compte aujourd’hui les médias français qui mentionnent, pour la plupart, que Benyamin Netanyahou a tenu à appeler le père du jeune Mohammad pour lui présenter ses condoléances et lui assurer que les auteurs de ce crime odieux seront condamnés à la peine maximale.

 Il est à noter que les quotidiens nationaux français rendent comptent aussi des évènements du Proche-Orient à travers différents prismes.  La Croix évoque une nouvelle fois le statut et la crise identitaire des Arabes israéliens, qui, comme l’explique un chercheur israélien "après chaque évènement sanglant, se révèlent plus palestiniens qu’Israéliens." Le Figaro a choisi de décrire le groupuscule religieux minoritaire ultra radical se réclamant du "prix à payer" tandis que les Echos s’inquiète de l’économie palestinienne, vivant sous perfusion internationale.

 Contexte Proche et Moyen–Orient.

60 roquettes en 1 heure s’abattent sur Israël.  Des tirs revendiqués par le Hamas. Le sud d’Israël a été violemment bombardé par plus d’une centaine de roquettes palestiniennes titrées depuis la bande de Gaza. Les sirènes ont retenti jusqu’au centre d’Israël à Rehovot, à 20 kilomètres au sud de Tel-Aviv ainsi que dans la région de Jérusalem. 12 roquettes Qassam et missiles Grad ont pu être interceptés en vol par le système de défense anti missile dôme de Fer.  Depuis le 14 juin, plus de  240 roquettes se sont abattues sur les villes israéliennes et près de 500 depuis le début de l’année 2014, selon les médias israéliens

Deux civils israéliens blessés et 5 Israéliens sont en état de choc.

La vie au ralenti dans le sud d’Israël. Tous les rassemblements de plus de 300 personnes sont interdits dans un rayon de 40 kilomètres autour de la bande de Gaza. La protection civile recommande aux Israéliens de rester à proximité des abris.

Opération "barrière protectrice".

Photo: AP, Reuters

 

50 cibles. Israël a procédé à des représailles ciblées sur 50 cibles terroristes appartenant au Hamas et aux activistes responsables de la vague de roquettes qui s’abat sur Israël.

Des représailles mesurées.  Comme le rappelle l’éditorialiste de Ynet, Ron Benishai, lors de l’opération Pilier de Défense, il y a deux ans, plus de 75 000 réservistes s’étaient massés près de Gaza au lieu des 1.500 actuels.

Yaalon: nous nous préparons à une opération  qui ne se terminera pas en quelques  jours, selon le Haaretz. Selon les médias israéliens, le Premier ministre Netanyahou aurait déclaré que l’armée israélienne se préparait à tous les scenarii, y compris l’option d’une intervention terrestre. Un nouvel appel de réservistes aurait été lancé

Israel embarks on Operation Protective Edge (Photo: AFP)

Conférence pour la paix du Haaretz. Le célèbre quotidien israélien de gauche organise chaque année une conférence pour la paix. Après la publication hier de la tribune du Président Abbas, qui accuse Israël de ne rien faire pour la paix, celle du président Obama parait aujourd’hui.

"Les négociations sont dénuées de sens tant qu’Israël continue à étendre l’occupation et à utiliser le processus de paix comme un écran de fumée pour poursuivre sa répression. " a écrit hier le président Abbas dans une Tribune adressée aux citoyens israéliens.

Barack Obama : "Alors que les murs et les systèmes de défense anti-missiles peuvent protéger de certaines menaces, une vraie sécurité ne peut découler que d’un règlement global négocié. Aboutir à un accord de paix avec les Palestiniens aiderait également à inverser le sentiment international et le courant de violence extrémiste, renforçant ainsi la sécurité d’Israël. "C’est la raison pour laquelle le secrétaire d’Etat John Kerry et moi-même, restons déterminés à œuvrer avec le Premier ministre Netanyahou et le président Abbas en vue d’une solution pour 2 Etats. Lorsque la volonté politique existera pour revenir à des négociations sérieuses, les Etats-Unis répondront présents."

Sondage pour la paix. 60 % des Israéliens seraient favorables à un accord de paix avec les Palestiniens dans le cadre de deux Etats pour deux peuples. C’est 8 points de moins qu’il y a un an et demi. Il faut noter que ce chiffre n’atteint plus que 25 %  de consensus, dans le cas où Israël évacuerait complètement toutes les implantations en Cisjordanie. 35 % seulement des Israéliens se disent favorables à un Etat palestinien dans les frontières de 67. La moitié des Israéliens estiment que le 1er ministre actuel ne parviendra pas à un accord de paix avec deux Etats pour deux peuples.

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias.

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