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Archive for juillet 2012

Israël et Moyen-Orient dans les Médias français: Analyse quotidienne- 31 Juillet 2012

 

A la Une des médias israéliens : Le plan de rigueur Netanyahou adopté par le gouvernement israélien

 

משבר בין ראש הממשלה לשר הרווחה (צילום: טל שחר)

 

Israël en France.   L’actualité israélienne en France est trop faible aujourd’hui pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif  Si la visite de Mitt Romney à Jérusalem est encore évoquée, notamment en presse quotidienne (Le Monde, Libération), le plan de rigueur d’urgence adopté par le gouvernement israélien ne fait l’objet que de très peu d’écho en France.

 

US presidential candidate Romney meets PA's Fayyad

 

A Noter. Israël sur ses gardes face à la menace chimique syrienne. Les Israéliens prêts à n’importe quel scénario. C’est le destin d’Israël de faire face au pire, témoigne un israélien sur France info. En fonction du paroxysme des combats en Syrie et la perte du contrôle du pouvoir par le clan Assad, la menace d’utiliser des armes chimiques par la Syrie contre Israël augmente crescendo   Hausse de la distribution de masques à gaz en Israël : 4000 / jour. Près de 4 millions d’israéliens seraient déjà munis de kit de survie.

A Noter aussi. Dossier nucléaire iranien. Absence de résultats des négociations entre l’Iran et la communauté internationale. Fréderic Encel trace aujourd’hui l’historique des sanctions et des négociations (France Inter). 

Moyen Orient.  Syrie. La route de la Turquie est dégagée.  Prise stratégique par les rebelles d’un poste militaire à la frontière turque. Une route d’approvisionnement dont le contrôle semble renforcer les positions des rebelles, soulignent les médias français.

La bataille décisive d’Alep. Si Alep tombe, le régime suivra estime Libération. Selon Gérard Challiand, le gros des victimes est encore à venir en Syrie, évoquant les probables règlements de compte ethniques et religieux (Pages rebonds de Libération).

Le danger islamiste. Une guerre ethnique de plus en plus religieuse, analyse aussi Pierre Rousselin dans son éditorial du Figaro. Les islamistes prospèrent à mesure que la guerre civile s’enlise dans des combats sans fins.   

Assad cherche le soutien de l’Iran. La visite dimanche en Iran du chef de la diplomatie syrienne traduit la dimension régionale du conflit et la détermination d’Assad de tout faire pour ne pas perdre son principal allié dans le monde arabe.

Irak, enjeu majeur. Selon des sources américaines citées par le Monde, les USA feraient  pression sur le gouvernement irakien, favorable au clan Assad, pour qu’il interdise le survol de l’Irak aux avions iraniens qui approvisionnent en armes le régime syrien.

Contexte Proche et Moyen-Orient : Israël face à la crise économique mondiale : adoption d’un plan d’austérité.

20 voix contre 9. Les médias israéliens commentent largement les mesures de réductions budgétaires approuvées lundi par le gouvernement israélien. Adoptées par 20 voix contre 9, la presse israélienne note l’opposition au plan d’Ehud Barak. 

Hausse du carburant. A la hausse d’un point de la TVA,du prix de l’alcool et du tabac, des impôts, s’ajoute aujourd’hui celle du prix de l’essence, qui augmente de 50 agorots, soit 10 centimes d’euros.

750 millions d’économie. Des restrictions budgétaires d’un montant de 750 millions de shekels, soit 151 millions d’euros sont prévues dans différents ministères israéliens, à l’exception de la Défense, de l’Education, des Affaires sociales et de l’Intégration des nouveaux immigrants,  

Jusqu’ici tout va bien ? Ce plan d’austérité, que rien ne laissait présager, parait très soudain estiment les médias israéliens.

Des mesures immédiates. Des mesures de restrictions budgétaires d’urgence qui seront appliquées dès les prochains jours. L’objectif du plan d’austérité Netanyahou est de permettre à l’économie israélienne de faire face aux conséquences de la crise économique européenne et mondiale.

Des mesures cruciales. "C’est une décision responsable qui va préserver l’économie d’Israël et les emplois de ses citoyens", a déclaré le Premier Ministre Netanyahou. "Il s’agit de mesures cruciales, a prévenu le ministre des Finances, Yuval Steinitz, avant le vote du gouvernement, si nous voulons nous épargner la situation catastrophique que vivent par exemple la Grèce et l’Espagne.

Pourquoi maintenant ?  Les spécialistes israéliens s’interrogent aujourd’hui encore sur l’opportunité électorale de ces mesures. Un an après les grandes manifestations sociales en Israel, ces mesures promettent être impopulaires. Mais face à la faible mobilisation du mouvement de protestation ces dernières semaines, quelques centaines seulement contre des centaines des milliers l’année dernière, les commentateurs israéliens estiment que le 1er ministre a pris un risque électoral mesuré.

Dossier nucléaire iranien. Léon Panetta prochainement en Israel. Selon les médias israéliens, le secrétaire d’Etat américain à la Défense arriverait en Israel avec un nouveau plan sur le dossier nucléaire iranien. Contrairement à ce que laisse entendre aujourd’hui l’AFP en France, Leon Panetta estime que les sanctions contre l’Iran n’ont pas encore fonctionné.

פאנטה בבית הקברות האמריקני בצפון אפריקה (צילום: AFP)

 

Aucune divergence entre nous et les USA. Interrogé lundi sur CNN, le Ministre de la défense israélien a insisté sur la convergence israélo- américaine sur la gestion du dossier iranien : " nous sommes sur la même page, a déclaré Ehud Barak. Nous considérons que les sanctions n’ont pas donné les résultats escomptés. Nous constatons que l’Iran poursuit son programme nucléaire. Nous sommes aussi contre l’accès de l’Iran au nucléaire militaire, et considérons que toutes les options sont encore sur la table pour l’en empêcher, y compris militaire."

 

DEFENSE MINISTER Ehud Barak

 

L’Iran a accéléré son programme. Selon le Maariv, "L’Iran a pulvérisé de nouveaux records concernant le rythme auquel il enrichit l’uranium et a poursuivi sa course en avant, pour établir une distance aussi réduite que possible entre lui et la bombe".

La bombe dans deux mois. Selon Ynet, "Si les Iraniens continuent à enrichir l’uranium au rythme actuel, ils disposeront de quelque 260 kg d’uranium enrichi à 20% en janvier ou février 2013". "Avec cette quantité, il ne faudra que deux mois environ à l’Iran pour produire de l’uranium de qualité militaire pour une bombe ou une ogive nucléaire"

Syrie. Le tournant décisif d’Alep. Pour une fois, médias israéliens et français expriment la même analyse. La bataille d’Alep marquera un tournant, qui sera soit favorable à la rébellion, ou soit permettra au régime Assad de se redresser et de gagner du temps.

Opération de police à Tel Aviv. Vaste opération de police lundi soir pour démanteler un réseau pédophile sur internet à Tel Aviv. 30 personnes auraient été arrêtées selon les médias israéliens.

 

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias  

C’étaient des salauds

31 juillet 2012 1 commentaire

Paru dans Marianne, le 28 Juillet 2012

Le tatouage en hébreu du nageur français aux JO de Londres

Paru sur Kef Israel, le 30 Juillet 2012

http://kefisrael.com/2012/07/30/le-tatouage-en-hebreu-du-nageur-francais/

Le tatouage en hébreu du nageur français aux JO de Londres

C’est la photo qui fait le buzz en Israël. Le nageur français Fabien Gilot, médaille d’or du  4 x 100 m nage libre, arbore en levant le bras de la victoire un tatouage en hébreu אני כלום בלעדיהם  Sans eux je ne suis rien.

Il déclarait à un interview pour le blog Mode de l’homme urbain:

« Comment expliquez-vous que vous soyez plusieurs à avoir des tatouages ?

J’en ai 4. J’aime les tatouages. Ils ont tous un sens : les anneaux olympiques en couleur. Une phrase en hébreu qui signifie « Sans vous je ne suis rien » pour la famille. Trois étincelles sur le coté pour chacun de mes 3 frères. »

Comme le dit mon ami Henri A.:  Le nageur français Fabien Gilot n’a pas peur de se mouiller avec un tatouage en hébreu!

Le nageur Frédérick Bousquet, le mari de Laure Manaudou, a aussi un tatouage en hébreu sur le bras. En un mot, le tatouage en hébreu, c’est la mode chez les nageurs français!

Syrie : l’autre danger

Paru dans Le Figaro, le 31 Juillet 2012

L’éditorial de Pierre Rousselin.

 

Plus le temps passe, plus la guerre civile qui oppose la rébellion ­syrienne et la dictature de Bachar el-Assad fait le lit des islamistes.

Ce qui a commencé, en mars 2011, ­comme un soulèvement pour la liberté est devenu, en un an, une guerre ouverte où les confrontations ethniques se ­multiplient.

Entre la minorité alaouite, qui est installée depuis quarante ans au pouvoir, et la majorité sunnite, qui fournit les troupes des rebelles, le conflit est devenu implacable. Les autres minorités, chrétienne notamment, sont aussi la cible d’exactions, non parce qu’elles auraient soutenu el-Assad et son clan, mais parce que le conflit alimenté par la répression sanguinaire des forces régulières est en train de démembrer le pays.

Après tout le sang versé, l’effondrement du régime, que l’Occident appelle de ses vœux, pourrait bien ne pas mettre fin aux règlements de comptes.

De plus en plus ethnique, le conflit devient aussi de plus en plus religieux. Il attire les djihadistes venus d’ailleurs, peu sensibles à l’aspect nationaliste du combat pour une nouvelle Syrie, mais ravis de trouver un terrain propice où propager leur conception d’un islam radical.

Même s’ils ne forment pas le gros des combattants, ils profitent de la militarisation croissante du soulèvement. L’aide financière et les armes provenant des monarchies du Golfe, dont la générosité est souvent motivée par des impératifs religieux, contribuent à renforcer l’aile islamiste d’une rébellion déjà marquée par l’influence des Frères musulmans, principales victimes du régime el-Assad.

Encourager l’insurrection et appeler au ­départ de Bachar el-Assad, tout en laissant à d’autres le soin d’armer les rebelles, est une politique qui a ses limites.

Il est vrai qu’en l’absence de solution politique, il n’y a guère d’alternative. Mais les islamistes, eux, prospèrent, à mesure que la guerre civile s’enlise dans des combats sans fin.

La nageuse Israélienne Amit Ivri en demi-finale!

 

http://www.youtube.com/watch?v=6UT67uVr5Cg&feature=youtu.be

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Israël et Moyen-Orient dans les Médias français: Analyse quotidienne- 30 Juillet 2012

 

A la Une des médias israéliens : le plan de rigueur Netanyahou.

 

Israël en France.   L’actualité israélienne en France est trop faible aujourd’hui pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif.

A Noter.Obama et Romney se disputent les faveurs d’Israel. Le chemin de la Maison blanche passe par Jérusalem, estime Marc Henry aujourd’hui dans le Figaro. Les candidats démocrates et républicains multiplient les gestes d’attention à l’égard des préoccupations majeures d’Israel, notamment sur le dossier nucléaire iranien.

Citant le Haaretz, les médias français font état d’un plan offensif américain contre l’Iran. Celui-ci aurait été présenté en Israel, par le conseiller à la sécurité du président Obama, Tom Donilon,  au début du mois de juillet. (Le Parisien). Une option envisagée par les autorités américaines en cas d’impasse sur les négociations  

 

רחפת המוכנסת לבסיס צף של חיל הים האמריקאי ליד בחריין, החודש

 

A Noter aussi. "Une nouvelle intifada ? Pourquoi pas !" Interview d’un ministre du Hamas dans une interview pleine page dans le Monde du 28 juillet. Ce qui se passe en Egypte est dans l’intérêt de tous les Palestiniens, se félicite Ghazi Hamad, car les Frères musulmans sont contre toute normalisation avec IsraelUne nouvelle intifada, pourquoi pas, s’exclame le ministre du Hamas, estimant  que c’est une grande faute de la part du président M. Abbas de ne choisir qu’une seule direction.

Moyen Orient.  Exode et Massacre en Syrie sous le regard impuissant de la communauté internationale. Bachar el Assad massacre son peuple et personne ne fait rien s"indigne Libération. Réunion d’urgence à l’ONU à la demande de la France  qui présidera le conseil de sécurité à partir de mercredi (Laurent Fabius sur RTL). Mais à quoi servent les sanctions, s’interroge le Parisien.Il faut du temps pour que des sanctions soient efficaces, estime Pascal Boniface. Pour l’instant, les succès sont mitigés ironise le Parisien. Le quotidien populaire dresse la liste des pays qui ne jouent pas le jeu des sanctions : La Russie livre des armes, L’Iran fournit aussi une aide logistique, mais aussi le Brésil ne soutient pas les sanctions  ainsi que certains pays d l’UE comme la Grèce.  

La bataille d’Alep. Les insurgés réclament des armes lourdes.  C’est l’état de siège. Alep, même sort que Homs ?Un déluge de feu s’abat sur Alep témoigne le JDD. Le moment de vérité pour la Syrie, estime Pierre Rousselin dans l’éditorial du Figaro.

Que va-t-il se passer ? Exode sans précédent .200 000 syriens d’Alep fuient vers la Turquie, le Liban, la Jordanie ou l’Algérie.

Inquiétude au Liban. Nul ne sent proche la fin d’Assad, rend compte le Figaro. L’armée libanaise veille pour éviter un débordement du conflit syrien. La Finul aussi rappelle l’ambassadeur de France à l’ONU,

Le mandat de la Finul renouvelé?Selon Gérard Araud, la mission de la Finul au Liban, dont le mandat s’achève le 31 aout prochain, pourrait être modifié durant la présidence française, en fonction de ce que nous demandera le secrétaire général" (JDD)   

L’inconnu Hezbollah. Le Hezbollah faiblit mais ne plie pas, rend compte Jean Pierre Perrin dans Libération du Week- end.Lié au destin de Bachar al-Assad dont il dépend militairement, le parti chiite perd de son influence, mais reste fidèle à Damas.L’envoyé spécial note que le gouvernement libanais, pourtant sous la contingence politique du Hezbollah, a voté pour la première fois la contribution libanaise au Tribunal international, chargé d’enquêter sur l’assassinat de Rafic Hariri.

Contexte Proche et Moyen-Orient.  

Israel à l’heure de l’austérité. Un budget d’austérité vient d’être présenté par le 1er ministre Netanyahou : hausse de la TVA, du prix de l’alcool et du tabac, des impôts sur les revenus, diminution des dépenses dans les secteurs de la sécurité intérieure, de la santé… Les médias israéliens énumèrent aujourd’hui l’ensemble du plan budgétaire présenté par le gouvernement.

Polémique. Nombreuses sont les critiques, de droite comme de gauche, relayées par les médias israéliens, dont la plupart notent que les subventions accordées aux milieux orthodoxes ne semblent pas touchées par les restrictions gouvernementales.

Des réductions budgétaires qui renforcent la gauche israélienne. Les médias israéliens font remarquer qu’en cas d’élections législatives anticipées, les décisions de Benyamin Netanyahou pourraient avoir un impact défavorable à sa réélection.

 

PM Binyamin Netanyahu with Yuval Steinitz

 

Dossier nucléaire iranien. Accord et désaccords. Nombreux sont les analyses parues ce week-end dans la presse israélienne qui font état des désaccords entre la classe politique et l’appareil militaire israélien. Si tous s’accordent sur le danger de laisser le régime Ahmadinejad accéder à la puissance nucléaire militaire, une ligne les sépare quant aux options envisagées.

Attaquer ou pas. Si le 1er Ministre Netanyahou et le ministre de la Défense E. Barak sembleraient en faveur d’une attaque préventive, les responsables militaires et du renseignement seraient contre une attaque militaire en Iran. Selon les médias israéliens, une attaque militaire, aujourd’hui, dans le contexte régional actuel serait contreproductive, d’autant plus si elle n’était menée que par Israel et non par la communauté internationale.

Le cabinet de sécurité divisé. Le cabinet de sécurité restreint, qui comporte 8 membres, serait actuellement divisé sur la question. La venue du leader de Kadima, au sein de la "cuisine", aurait eu aussi pour objet de faire basculer le cabinet vers une majorité en faveur d’une action militaire contre les installations nucléaire iraniennes.

Visite de Leon Panetta en Israel. Actuellement en tournée au Proche et Moyen Orient, le secrétaire d’Etat à la Défense américain, Leon Panetta, se rendra à nouveau en Israel cette semaine, pour discuter entre autres du dossier nucléaire iranien.

 

פאנטה עם נתניהו בירושלים, באוקטובר האחרון (צילום: גיל יוחנן)

 

Terrorisme palestinien. Un palestinien ayant tenté de forcer en voiture un barrage militaire à Jérusalem a été abattu. Un autre palestinien a été blessé, selon les médias israéliens.

Deux roquettes se sont abattues sur Israel, faisant un blessé.  La jeune femme a eu à peine le temps de courir aux abris avant l’explosion de la bombe qui ne la heureusement que blessée.

Syrie. La bataille d’Alep. Comme les médias français, la presse israélienne considère la bataille d’Alep comme un tournant décisif dans le drame syrien.

Un camp de 140 000 réfugiés en Jordanie. Les médias israéliens rendent compte aujourd’hui de l’exode de milliers de Syriens, notamment en Jordanie, où un camp de transit, mis en place par les autorités locales et les USA, est capable d’accueillir près de 140 000 réfugiés.

Armes Chimiques. Il faut noter que depuis les déclarations plutôt "rassurantes" du chef d’état-major, Benny Gantz, et d’Amos Gilad, les médias israéliens se focalisent aujourd’hui beaucoup moins sur le danger de la dissémination des armes chimiques syriennes.  Pour le moment, Assad contrôle ses stocks d’armes, avaient –ils déclaré la semaine dernière.

Mitt Romney en Israel. Les medias israéliens se font largement l’écho de la visite du candidat républicain à Jérusalem. Comme Barack Obama,  alors candidat démocrate, il est d’usage en Israel de recevoir les candidats à l’investiture suprême américaine. Mitt Romney participera ce soir à une soirée de soutien à Israel pour récolter des fonds pour sa campagne électorale.

 

Mitt Romney delivers speech in Jerusalem

 

Benyamin Netanyahou vote Romney. Les médias israéliens, d’Ynet au Haaretz, critiquent le soutien trop visible du 1er ministre Israélien au candidat républicain. Les spécialistes politiques estiment qu’en cas de victoire de Barack Obama l’ensemble des Israéliens aura à pâtir du choix de son 1er ministre.  

Trop de tapis rouge. Selon les médias israéliens, ce serait aussi l’avis représentants du ministère des affaires étrangères, qui auraient préféré un accueil plus diplomatique du candidat républicain. Après son entrevue avec le 1er Ministre israélien, Mitt Romney a annulé sa rencontre avec Shelly Yakhimovitch.

 

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias  

Syrie : le Hezbollah libanais faiblit mais ne plie pas

Paru dans Libération, le 28 Juillet 2012

Par JEAN-PIERRE PERRIN

Des religieux écoutant le discours du leader du Hezbollah,Hassan Nasrallah, à Beyrouth le 7 février 2011.

ANALYSE Lié au destin de Bachar al-Assad dont il dépend militairement, le parti chiite perd de son influence, mais reste fidèle à Damas.

Par JEAN-PIERRE PERRIN

D’habitude, c’était un casus belli pur et simple. Chaque fois que la communauté internationale demandait au gouvernement libanais de payer sa quote-part pour le financement du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de juger les meurtriers de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, le Hezbollah brandissait ses foudres et menaçait de le faire tomber. Pas question de collaborer et, donc, de contribuer à une enquête mettant en accusation quatre de ses membres, et qu’il accuse d’être manipulée par les Occidentaux et Israël.

Mais, il y a une quinzaine de jours, lorsque le gouvernement a dû de nouveau s’acquitter de sa part pour 2012, soit une trentaine de millions de dollars, le parti chiite révolutionnaire n’a pas bronché. Certes, il a fallu un tour de passe-passe : la contribution s’est faite en dehors du budget national, selon l’aveu même du Premier ministre, Najib Mikati, grâce à l’Association des banques du Liban, qui a pris le relais du gouvernement.

Arsenal. En novembre, le Parti de Dieu était encore terriblement intransigeant : il avait menacé de faire tomber le gouvernement du même Mikati à propos de la contribution au TSL alors qu’il le contrôle toujours. D’une façon générale, le parti chiite fait profil bas comme jamais, refusant toute interview. Il avait pourtant le vent en poupe. En janvier 2011, il avait réussi son coup en imposant, avec l’aide de ses alliés chrétiens et chiites, et grâce à quelques trahisons dans le camp de l’ancienne majorité, leur candidat commun au poste de Premier ministre, refermant tout un chapitre de l’histoire libanaise. Avec ses partis affidés, ils avaient raflé 19 portefeuilles sur 30. Depuis, il se consacrait à sa mission prioritaire : faire tomber les postes sécuritaires dans son escarcelle. Sur le plan stratégique, jamais son arsenal n’avait été aussi puissant. Mais la révolte contre Bachar al-Assad, son meilleur allié après Téhéran, s’est révélé être une mauvaise surprise. S’il tombe, le Hezbollah est considéré comme en tête de la liste des perdants.

Néanmoins, le parti chiite, pourtant capable de pragmatisme, ne lui diminue en rien son appui. Commémorant le 18 juillet la guerre que lança Israël en 2006 contre le Liban, son chef, Hassan Nasrallah, a rappelé tout ce qu’il devait à la Syrie, «véritable soutien à la résistance au niveau militaire». Il a exprimé ses condoléances pour les trois responsables de l’appareil répressif syrien tués dans l’attentat de Damas, les qualifiant de «martyrs» et de «frères d’armes». Un appui qui ne fait pas l’unanimité. «Les ministres et les députés du Hezbollah que nous rencontrons critiquent ouvertement Bachar al-Assad et ne sont pas d’accord pour le soutenir. Mais ce sont les militaires qui dictent la ligne du parti», souligne un diplomate occidental à Beyrouth. Autrement dit, l’Iran.

Appel. Demeure que le débat s’est installé au sein du parti. «Les étudiants chiites discutent ouvertement de ce soutien et, via les réseaux sociaux, font part de leur désaccord. Une de mes étudiantes, très engagée, s’est mise en congé du parti», indique un professeur de sociologie à l’université du Liban. Au sein des journaux favorables au Parti de Dieu, le débat fait rage, comme en témoigne la scission au quotidien Al-Akhbar. «Pour la première fois, souligne l’intellectuel Samir Frangié, l’un des «cerveaux» de l’opposition, on a vu en mars sur Facebook un appel des jeunes du Sud-Liban [fief du Hezbollah, ndlr] favorable à la rébellion syrienne. Chaque signataire osait donner son nom, celui de son village et sa profession.»

Ce qui fragilise le parti, selon Samir Frangié, c’est qu’il est devenu «une mafia» : «Il connaît le sort qu’ont connu toutes les autres milices. Dans la banlieue sud de Beyrouth [autre de ses fiefs], il a voulu se substituer à l’Etat, mais il ne peut rien faire contre des gangs de voyous soutenus par leurs tribus.» «Il est coincé, ajoute-t-il. Il sait que les jeux sont faits en Syrie, mais sa direction n’arrive pas à prendre ses distances. Pourtant, dans l’inconscient chiite, resurgit le sentiment qu’ils sont en train de se créer des problèmes avec le monde sunnite en entier.»

En cas de chute du régime, le Hezbollah perdra aussi sa ligne d’approvisionnement avec Téhéran, qui passe par la Syrie. «En 2006, souligne Paul Salem, du centre Carnegie pour le Moyen-Orient, il avait été capable de frapper durement Israël, puis de réarmer très rapidement. Il pourra toujours faire mal, mais plus se réarmer. D’où la crainte d’une attaque d’Israël toujours capable d’inventer une provocation.»

Affaibli, le parti de Dieu reste pourtant très fort. «Même s’il y a une classe moyenne chiite qui le hait, il sait gagner une élection. Il a tant d’argent, de services d’entraide, de personnes qui dépendent de lui. Pour 70 à 75% des chiites, il reste la force dominante», conclut ce chercheur.

Etats Unis: des frappes préventives en Iran?

Paru dans Le Parisien, le 30 Juillet 2012

Obama et Romney se disputent les faveurs d’Israël

Paru dans Le Figaro, le 30 Juillet 2012

Par Marc Henry

Mitt Romney, dimanche, lors de sa visite au mur des Lamentations, dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Alors que le candidat républicain est en visite à Jérusalem, le président démocrate multiplie les gestes d’attention.

Benyamin Nétanyahou est l’objet de toutes les attentions de la part des deux candidats à la présidentielle américaine. Cette double offensive de charme est centrée sur le dossier nucléaire iranien. Barack Obama a, selon le quotidien israélien Haaretz, dévoilé récemment au premier ministre israéliendes plans d’attaques américaines contre l’Iran.

Mitt Romney, son adversaire républicain, en visite à Jérusalem, a tenté dimanche d’égaliser au score en affirmant qu’il fallait maintenir l’option militaire sur la table pour contrer la «folie nucléaire» de l’Iran. Mieux encore: un membre de son entourage a confié que le gouverneur «respecterait» une éventuelle décision israélienne d’attaquer l’Iran, sans avoir obtenu le feu vert préalable et explicite des États-Unis.

Plus surprenante, sa proposition de faire de Jérusalem la capitale d’Israël suscitera sourires ou consternations. «Les déclarations de Romney portent atteinte aux intérêts américains dans la région, à la paix, à la sécurité, et à la stabilité. Ces déclarations (…) sont inacceptables et nous les rejetons totalement», a affirmé le négociateur palestinien Saëb Erakat. Les États-Unis ne reconnaissent pas officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Leur ambassade, comme pratiquement celles de tous les pays représentés en Israël, se trouve à Tel-Aviv.

Comme le soulignent les commentateurs, cette campagne donne l’impression que le chemin de la Maison-Blanche passe par Jérusalem. Barack Obama ne lésine pas sur les moyens. Il a envoyé en Israël au début du mois son conseiller à la sécurité nationale, Tom Donilon. À cette occasion, ce proche collaborateur du président a présenté pour la première fois les projets de plans d’offensive contre l’Iran, élaborés par les stratèges du Pentagone, a précisé le Haaretz en citant un haut responsable américain. En se livrant à de telles révélations, Barack Obama entend prouver que les États-Unis se préparent «sérieusement» à un possible échec des négociations sur l’arrêt du programme nucléaire iranien.

Embarrassé par ce scoop, le bureau de Benyamin Nétanyahou a démenti. Seule certitude en tout cas: Barack Obama ne cesse de se présenter comme le meilleur garant de la sécurité d’Israël, tout en tentant de persuader Benyamin Nétanyahou de ne pas lancer d’offensive anti-iranienne avant l’élection présidentielle de novembre.

Louanges

À l’approche de cette échéance, Benyamin Nétanyahou joue sur du velours. Officiellement, le premier ministre refuse de prendre parti entre les deux candidats. Seules certitudes: les relations avec Barack Obama, qui n’est jamais venu à Jérusalem depuis son entrée à la Maison-Blanche, sont plutôt distantes, voire empreintes d’une certaine méfiance, malgré les sérieux coups de pouce donnés par le président sortant à l’aide militaire américaine. Selon les commentateurs, Benyamin Nétanyahou a plutôt le cœur du côté républicain. Il n’a d’ailleurs pas ménagé ses louanges à Mitt Romney. «Vous avez dit que le plus grand danger, dans le monde, c’est de voir le régime des ayatollahs se doter de l’arme nucléaire. Mitt, je ne pourrais mieux dire», a affirmé le premier ministre à l’adresse d’un candidat républicain tout sourire.

Barack Obama n’a toutefois pas dit son dernier mot. Il va poursuivre son forcing diplomatique et économique. Il a ainsi annoncé ce week-end le versement d’une aide supplémentaire pour le développement et la production de «Dôme de fer», un système d’interception en vol de roquettes mis au point par Israël.

Cette arme a déjà fait ses preuves en détruisant une centaine d’engins tirés depuis un peu plus d’un an à partir de la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, vers le sud d’Israël. Pour compléter le dispositif, Leon Panetta, le secrétaire d’État à la Défense, est lui aussi mobilisé. Il succédera dans quelques jours à Mitt Romney à Jérusalem.

Londres 2012: Bonne chance aux athlètes israéliens!

Source: Coolisrael, le 25 Juillet 2012

 

 

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