Israël s’inquiète de la crise en zone euro
Paru dans Le Figaro, le 4 Juin 2012
Par Cyrille Lachèvre

Les exportations israéliennes vers la France et l’Allemagne ont fortement baissé.
Baisse des impôts
«Encourager la croissance par les investissements n’est possible qu’en envoyant un message très clair sur la maîtrise des déficits», insiste le ministre des Finances, comme en écho aux discussions européennes actuelles. Israël a réduit la dette publique de 79,4 % du PIB en 2009 à 73,8 % prévus fin 2012.
Cette maîtrise des comptes publics assure aux investisseurs une stabilité fiscale et a permis au gouvernement de prendre des mesures favorables à la croissance. Il a notamment divisé par deux – à 12 % – le taux d’impôt sur les bénéfices pour les sociétés exportatrices et l’a ramené à 6 % pour celles qui investissent dans les territoires les plus éloignés du nord et du sud de Tel-Aviv.
Une stratégie qui s’est révélée payante: à l’heure où l’Europe peine à attirer des capitaux, Israël a enregistré entre 2010 et 2011 une hausse de 35 % des investissements directs étrangers. Avec quelques succès symboliques: Intel a investi 3,5 milliards de dollars pour agrandir son usine de fabrication de puces, Apple est sur le point d’ouvrir son premier laboratoire de recherche hors des États-Unis.
Ultime pied de nez au Vieux Continent: Israël est le seul pays développé à avoir vu sa note relevée par l’agence Standard & Poors en septembre dernier, à A +. Autant de succès qui n’incitent pas pour autant le ministre des Finances à donner des leçons à ses homologues européens: «Nous essayons de compenser du mieux possible l’impact sur notre économie, mais nous prions chaque jour pour le sauvetage de l’euro, qui nous permettra de recommencer à exporter en Europe, qui reste, avec les États-Unis, le partenaire naturel de nos échanges.»
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8 juin 2012 à 707 17 | #1Israël et la crise économique en Europe. Le journal de Yaron Gamburg | Le Ptit Hebdo